Le Nouvel Automobiliste

Mercedes-Benz GLC 300 4MATIC Coupé AMG Line : Plaisir coupable

Vous avez l’impression que le marché est inondé de SUV ? Ce n’est pas qu’une impression. Les berlines ou coupés traditionnels tendent à disparaître et les SUV osent les carrosseries dérivées. Mercedes-Benz n’y échappe pas alors même que le constructeur est déjà d’une large gamme SUV : GLA, GLB, GLC, GLE et GLS. Gamme à laquelle nous pouvons aussi ajouter l’électrique EQC et le baroudeur Classe G. La marque a pourtant enrichi son offre avec les déclinaisons Coupé du GLE puis du GLC. Renouvelé fin 2019, c’est l’essai de l’entrée de gamme essence de la gamme Mercedes-Benz GLC Coupé que nous vous partageons aujourd’hui.

Présentation du Mercedes-Benz GLC Coupé

Le Mercedes-Benz GLC a été présenté en 2015 pour remplacer le cubique GLK. La même année, au salon de Shanghai, Mercedes-Benz a dévoilé un concept de coupé SUV proche du GLC. Bien sûr, le dérivé coupé du GLC était déjà une réalité dans les bureaux d’études de Mercedes-Benz. Un an plus tard, au salon de New-York 2016, Mercedes-Benz a présenté la version de série du GLC Coupé.

Et Mercedes-Benz a réussi son arrivée sur le marché car le GLC Coupé est en tête du marché des D-SUV premium en Europe en 2019 avec 33 326 ventes. Il est loin devant le BMW X4 (26 429 ex.), l’Alfa Romeo Stelvio (26 120 ex.) et le Porsche Macan (26 120 ex). C’est environ 30% de la gamme GLC en Europe. Mais Mercedes-Benz ne s’est pas reposé sur ses lauriers, l’année 2019 a rimé avec restylage. 

Une nouvelle coupe pour le GLC Coupé

Le restylage du Mercedes-Benz se concentre principalement à l’avant avec la mise en place de la nouvelle calandre inversée de la marque à l’étoile. Les phares évoluent pour s’adapter à cette nouvelle forme en généralisant la technologie LED « haute performance ». A l’arrière, seuls les feux évoluent dans leur graphisme et adoptent également la technologie LED.

L’intérieur évolue plus en douceur. Pas de modification de style, mais l’arrivée du combiné entièrement numérique (option), de l’écran média tactile de 10,25 pouces et de nouvelles ambiances intérieures. Ce qui se remarquera le plus, c’est l’apparition d’un nouveau volant. L’interface MBUX pour Mercedes-Benz User Expérience (Expérience utilisateur de Mercedes-Benz) s’enrichit de nouvelles fonctionnalités, avec l’activation vocale « Hey Mercedes ! ».

Moteurs !

Le Mercedes-Benz GLC propose un large choix de motorisation. Parmi les 4 diesels, 3 sont équipés de 4 cylindres proposant 163 ch (200d), 194 ch (220d) et 245 ch (300d), pour un couple de 360, 400 et 500 Nm, et des émissions de CO2 de 152, 154 et 167 g/km. Le 6 cylindres propose quant à lui 330 ch (400d) pour un couple monstrueux de 700 Nm et 183 g/km d’émission de CO2. 

Une seule offre hybride « EQ Power » est proposée dans la gamme du GLC Coupé. Proposant un moteur essence de 211 ch accompagné d’un moteur électrique de 122 ch. L’ensemble dispose d’un couple maxi de 350 Nm. Il permet au modèle de proposer un taux d’émission de 52 g/km de CO2 selon le cycle WLTP ! Comme l’ensemble de la gamme en dehors du GLC 200d, cette version est associée à la boite automatique 9G-Tronic.

4×4 = 4 diesels et 4 essences

Au sommet de la gamme, les versions AMG proposent deux motorisations essence. Un V6 de 390 ch (520 Nm, CO2 : 230 g/km) et un V8 de 510 ch (700 Nm, CO2 : 289 g/km). 

C’est donc le « petit » moteur qui équipe notre Mercedes-Benz GLC du jour. Ce tout nouveau 4 cylindres (type M264) propose déjà 258 ch. Il est accompagné une hybridation légère « EQ boost » de 14 ch. Ce n’est pas une hybridation dans le sens il n’y a pas de moteur annexe. C’est une batterie 48 V avec un alterno-démarreur entraîné par courroie qui accompagne le 4 cylindres dans ses phases d’accélération et de stop & start afin d’optimiser les consommations et les performances. 

4 cylindres au gros cœur

Le moteur essence s’équipe de soupapes variables Camtronic qui facilite la montée de température d’échappement à son niveau optimal. Le turbo est du type Twinscroll permettant là aussi d’améliorer l’efficacité de l’échappement du moteur et donc les performances de la voiture. Le couple maxi proposé par ce moteur cubant à 1 991 cm3, est de 370 Nm sur une plage allant de 1 800 à 4 000 tr/min.

Si le Mercedes-Benz n’hésite pas à multiplier les moteurs sur le GLC Coupé, il est plus chiche en niveau de finition. Alors que la version classique propose 3 niveaux, le Mercedes-Benz GLC Coupé omet l’Avantgarde Line pour ne proposer que la Business Line et l’AMG Line. Les versions AMG proposent leurs propres finitions.

GLC = Gagner au Loto une Cagnotte ?

Notre version du Mercedes-Benz GLC 300 4MATIC Coupé AMG Line est proposée à partir de 66 750 €. L’équipement est presque à la hauteur des attentes même s’il subsiste quelques mesquineries à ce niveau de prix. La sellerie est par exemple en simili cuir. Pour du vrai cuir, il faut ajouter 1 550 €. La peinture bleu métallisée réduit votre épargne de 1 050 €, et les jantes de 20 pouces à 5 doubles branches de 1 150 €. Soyez rassurés, la version de base ne propose pas d’enjoliveurs, mais des jantes alliages au diamètre de 19 pouces. 

La console centrale est habillée de laque en base. Afin de passer au magnifique chêne anthracite de notre version, il en coûte 350 €. Côté look extérieur, pour accentuer le côté baroudeur du GLC, le marchepied permet d’asseoir encore plus la ligné du SUV coupé.

Côté conduite, le Mercedes-Benz GLC Coupé est équipé du pack d’Assistance à la conduite. Pour 2550 €, il comprend :

  • Pilote automatique de régulation de distance DISTRONIC avec pilote automatique directionnel,
  • Assistant directionnel actif,
  • Système PRE-SAFE.

De quoi rouler en conduite autonome de niveau 2.

Épais catalogue d’options

Enfin, cerise sur le gâteau, le pack Premium plus, qui comprend contre 6 300 € :

  • Toit ouvrant électrique,
  • Instrumentation entièrement numérique,
  • Assistant de signalisation routière,
  • Projecteurs MULTIBEAM LED,
  • Système de sonorisation Surround Burmester®,
  • Écran média,
  • Sièges conducteur et passager avant chauffants,
  • Éclairage d’ambiance,
  • Système de recharge sans fil pour smartphone.

Nous n’avions donc pas sur notre modèle de sièges ventilés ou d’Airbag arrière latéraux. Soyez rassurez, ces équipements sont proposés en option. Notre modèle d’essai s’échange tout de même pour 79 350 €, et encore, il reste d’autres options disponibles en supplément…

Au volant !

Il est temps désormais de monter à bord. Pour cela, il faut déjà enjamber le marchepied extérieur. Plus futile qu’utile, essayez cette option en concession avant de la sélectionner. Une fois installé dans le siège vous n’allez pas broyer du noir mais vous allez en voir beaucoup : les sièges, la planche de bord, le bois de la console centrale, et même le pavillon tendent vers la couleur nocturne. 

Seuls les aérateurs et la barre de décoration passagers sont en aluminium. Il en est de même pour la majorité des différents boutons de commande. C’est cependant propre, bien dessiné et l’ensemble respire la qualité. 

Afin d’égayer cet intérieur, les deux écrans mettent un peu de couleur à cette ambiance, bien accompagnés par les rétro-éclairage LED, qui offrent un grand choix de palette de couleurs. Pour trouver sa position de conduite, tous les réglages se font avec l’assistance électrique, y compris volant et appui-têtes. Seul bémol : la longueur d’assise est insuffisante, les cuisses ne sont donc pas suffisamment maintenues. Mercedes-Benz se serait-il éloigné des standards de taille Nord-Européens ? 

Confort SUV

Malgré ce détail, le confort reste satisfaisant. Il n’est cependant pas au niveau des berlines classiques de la marque. Il ne faut pas oublier que le pack AMG Line a des réglages plus sportifs. Malgré cela, l’ensemble est clairement de bon niveau. Aucun inconfort n’est apparu tout au long des 1 800 km de l’essai, et aucune gêne n’a été ressentie après être descendu du GLC Coupé.

Le confort ne se résume pas non plus au siège, mais également aux bruits. Aux vitesses réglementaires françaises, les bruits de roulement et les bruits d’air sont très bien contenus dans l’ensemble. Ce n’est que sur les autoroutes allemandes et à partir de 200 km/h que les bruits deviennent gênants. Et pour compenser les oreilles sensibles, les mélomanes seront ravis d’apprendre que les haut-parleurs sont conçus par la marque Burmester Autant dire qu’il n’y a aucun problème sur la qualité de leur sonorité.

Sur la route…

Il y a des habitudes qui ne changent pas chez Mercedes-Benz et le GLC Coupé n’y échappe pas. La boîte de vitesses se commande par un levier au volant. A part au démarrage, nous laisserons la boite 9G Tronic gérer la gestion des rapports. Nous n’avons pas été suffisamment sur des routes vallonnées pour mesurer la pertinence de la présence des palettes de commande au volant.

Premier constat le diamètre de braquage semble un peu élevé (11,80 m). Heureusement, le GLC Coupé est équipé de caméras périphériques de qualité qui permettent de maîtriser son environnement. Le système s’enclenche malheureusement très rapidement dans un environnement urbain, y compris sur les routes périphériques. Le plus dérangeant est le petit bruit de basculement du logo arrière qui cache la caméra. Il donne l’impression que nous nous sommes fait percuter, de quoi augmenter le rythme cardiaque. Une question d’habitude sûrement !

Mais heureusement que ces accessoires sont présents, car la vision arrière est du genre minime. Avez-vous déjà visité un château fort et regardé au travers des murs par une meurtrière ? C’est à peu près la sensation que vous aurez en regardant en arrière, que ce soit en manœuvre ou en surveillance d’angle mort. Merci l’électronique !

… toute la sainte journée !

Mais sortons de la ville, n’est pas Smart qui veut. La Mercedes-Benz GLC coupé propose plusieurs modes de conduite :

  • Économique, 
  • Confort, 
  • Sport, 
  • Sport plus,
  • Individual.

Aucun doute, notre préférence va clairement aux deux premiers modes. Les deux modes sports sont très (trop ?) réactif à l’accélération, au point de dégrader le confort de conduite. Nous n’avons pas pris le temps de nous immiscer dans tous les choix possibles du mode Individual. 

Sur la route, le moteur n’est pas du genre démonstratif. Nous serions même tenté d’utilisé l’adjectif doux. Et oui ! Nous vous rassurons, les 258 ch sont bel et bien présents. Ils ne sont juste pas bien élevés. La combinaison boîte/moteur fait le travail et est d’une douceur incroyable. Il n’y a que dans certaines côtes en montées, que le rétrogradage nous rappelle la boîte est bel et bien équipée de rapports.

Coupé(z) court.

Quant à la direction, elle est précise malgré sa relative légèreté. Elle permet au Mercedes-Benz GLC Coupé d’enchainer les courbes de façon plaisante. Malgré son poids (1805 kg), le roulis n’est pas trop présent. Nous ne sommes bien sûr pas au niveau d’un coupé dérivé d’une berline. Le GLC Coupé n’est pas le roi de l’agilité, mais il a de quoi défendre son trône sur l’autoroute. Car nous l’avons passé jusqu’à 210 km/h aux compteurs sur une autoroute allemande dégagée, et en aucun cas le cap n’est perturbé. 

Nous aurions juste apprécié des freins un peu plus puissants pour gérer de potentielles surprises que nous n’avons pas eu. Mais en aucun cas, ils n’ont montré la moindre faiblesse. Et le GLC n’a jamais eu tendance à dériver de son cap, même sur les freinages marqués. L’autoroute est sûrement le terrain de jeu favori du GLC Coupé. Et c’est aussi le meilleur endroit pour tester les ADAS qui l’équipent. De toutes les voitures essayées, le système Mercedes-Benz est sûrement l’un des meilleurs. 

Sur les 1 800 km parcourus entre la France et l’Allemagne, de jour comme de nuit, le lecteur de panneaux n’a fait que 2 erreurs. De quoi garder les yeux sur la route sereinement. Le contrôle du maintien dans la voie est tout aussi efficace, il n’atteint ses limites que sous forte pluie ou quand l’usure de la signalétique est trop marquée. Nous n’avons pas pris le risque de tester le système sous la neige !

ADAS : n’y coupons pas

Autre confort bienvenu, le Mercedes-Benz GLC Coupé change lui-même de voie lorsque on effleure la commande de clignotant. C’est un peu gadget mais confortable. A noter que le clignotement accompagne la manœuvre dans sa totalité et ne se limite pas au 3 tic-tacs habituels. Les phares sont très puissants de nuit, et ils s’adaptent bien à la circulation. C’est là aussi probablement l’un des systèmes le plus performant du marché. 

S’il fallait citer un petit défaut sur les ADAS de notre GLC Coupé, c’est que le détecteur du volant est très sensible, vous ne pourrez pas rouler en le tenant d’une main légère. Après tout, une Mercedes-Benz se conduit d’une main de fer ! Nous avons testé les limites du système de détection de pression au volant. Il déclenche rapidement une alerte visuelle avant d’enchainer sur une alerte sonore. L’étape d’après est la mise à l’arrêt du GLC Coupé. Une étape intermédiaire par « coup de freins » nous semblerait plus appropriée pour réveiller un conducteur somnolent. 

Hey Mercedes !

Enfin, l’une des aides les plus utiles du Mercedes-Benz GLC Coupé, est l’assistant vocale. Attention cependant, si votre iPhone est connecté, Siri prendra la main. Il est d’autant plus efficace qu’il n’est pas là pour compenser pas un manque d’ergonomie de la planche de bord. Ergonomie qui est magnifiée par les commandes tactiles du volant, qui se répartissent de part et d’autre des branches. Ces pavés tactiles pourraient presque faire oublier que l’écran est lui-même tactile. Toutes les autres commandes tombent bien sous la main et leur touché est qualitatif. A part peut être les commandes de vitres électriques au touché un peu léger.

Autre qualité du GLC Coupé : son éclairage intérieur. Dès le moteur éteint, l’éclairage s’allume en douceur et permet de bien voir la planche de bord et ses rangements. Cet éclairage met cependant en évidence 2 petits défauts. Le rétroviseur intérieur est toujours équipé d’un bord plastique assez important étonnant sur un premium moderne. Et le rangement central pour lunettes est en plastique brut non traité, ça brille un peu et ça dénote d’autant plus avec la finition bois mate. 

Familiale coupé

Les contre-portes sont bien pensées et permettent d’accueillir différents formats de bouteille. Sur la console centrale, le rangement est assez grand pour accueillir un téléphone tout en le masquant. Ce rangement est équipé de la charge à induction (option) mais il faudra toujours brancher votre téléphone pour le coupler via Apple Car Play ou Android Auto. D’autres constructeurs sont passés depuis au sans-fil ! Une autre prise USB-C se trouve sous l’accoudoir, elle ne servira qu’au chargement. La contenance de la boîte à gants nous semble un peu juste pour accueillir plus que les papiers du GLC Coupé.

L’habitabilité arrière est satisfaisante malgré la ligne du toit, mais ne prévoyez tout de même pas d’embarquer des géants, le GLC reste un coupé. Malgré la ligne, le coffre se montre généreux avec 550 l de contenance. A condition de se satisfaire d’un seuil haut (près de 80 cm), il se montre pratique avec près de 100 cm en longueur plancher. Il faudra juste éviter des objets trop hauts, mais au quotidien, il saura accueillir vos courses et sacs d’activités sportives.

Concurrence à couper le souffle

Le volume de coffre est un peu plus généreux que le BMW X4 (525 l) au gabarit pourtant similaire (4,73 m face à 4,75). Le X4 propose également un 4 cylindre de 252 ch, qui, associé à la finition M Sport, est proposé à partir de 66 049,99 €. Un peu plus accessible donc mais avec des options proches du Mercedes-Benz GLC Coupé, le prix atteint 80 340 €.

Si vous n’êtes pas sensible au style baroque munichois, vous serez peut-être plus sensible au charme italien. Même s’il n’a pas le nom, sa ligne se rapproche d’un SUV coupé. Malheureusement, si vous ne pouvez pas faire moins que 250 ch associé à un moteur essence, le modèle Stelvio Veloce 2.0 T 280 ch AT8 Q4 n’est plus disponible au catalogue français pour le moment. Vous pourrez vous consoler avec la lecture de notre essai. 

C’est donc vers l’Allemagne qui faut se tourner pour trouver un autre concurrent au GLC Coupé. Là aussi, le nom commercial ne parle pas de coupé, mais la ligne du Porsche Macan peut s’en approcher. Son moteur d’appel de 2.0 l propose 245 ch avec un couple de 370 Nm. Nous sommes donc très proche du Mercedes-Benz GLC Coupé 300. Il est tout aussi lourd (1795 kg) et son coffre moins généreux (488 l). Mais son prix d’appel est plus abordable : 61 420 €. Mais le catalogue des options est très large, et à équipement équivalent, le prix dépasse tout juste les 80 000 €. Un jour prochain il est probable qu’on pourra ajouter une version sportback de l’Audi Q5 pour ajouter à ce comparatif.

Coupés couteux

Mais le coût d’une voiture se gère aussi au quotidien. Le Porsche Macan annonce 10 l/100 km et 227 g/km de CO2 (malus 20 000 € !). Le BMW X4 30i annonce quant à lui 7,2 l/100 km et 179 g/km (malus 4026 €). Notre Mercedes-Benz GLC Coupé dispose d’une consommation mixte théorique de 7,5 l/100 km et 170 g/km (malus 2 205 €). Avantage ici au GLC Coupé.

Le Mercedes-Benz GLC Coupé a malheureusement consommé bien plus lors de notre essai, avec une moyenne de 10,9 l/100 km. Nous avons majoritairement roulé sur autoroute, et en grande partie allemande car nous nous avons couvert le salon du jouet de Nuremberg lors de cet essai. Nous avons également roulé pendant 20 minutes à environ 200 km/h. L’ordinateur annonçait alors une consommation de plus de 25 l/100 km. Nous sommes donc loin d’une conduite classique française. 

Concurrence interne

Si vous êtes fans de l’étoile mais que vous doutiez du Mercedes-Benz GLC Coupé, d’autres offres sont disponibles dans la riche gamme du constructeur. Le GLC pour commencer : en version 300 AMG Line, cette version « break » est proposée à partir de 63 150 €. C’est tout de même 3 600 € de moins, une ligne plus classique mais un coffre plus pratique (+ 50 dm3 sous tablette). Il est aussi 70 kg plus léger.

Vous souhaitez une ligne plus basse mais pouvoir rouler sur des chemins ? Jusqu’à présent (c’est-à-dire avant le restylage), Mercedes-Benz propose la Classe E All-Terrain. Mais point d’essence en France, il n’est disponible qu’en Diesel (194 ou 340 ch) et est proposé à partir de 64 850 €. Peut-être que sa mise à jour ajoutera de l’essence à sa gamme.

Plus classique, la Mercedes-Benz Classe C break ne propose pas tout à fait les mêmes motorisations. La version C200 propose toutefois 184 ch mais avec 1 565 kg, c’est 280 kg de moins que le GLC Coupé. De quoi compenser les 74 ch perdus. Mercedes-Benz annonce 1 l/100 km de moins également, et un coffre quasiment similaire (-10 dm3). Mais surtout, le prix fond comme neige au soleil. Le Mercedes-Benz Classe C est proposé à 49 500 € en finition AMG Line. De quoi faire réfléchir.

Enfin, nous ne pouvons pas passer sous silence, l’autre modèle « C » : l’EQC. Proposé à partir de 79 250 €, c’est équivalent au prix de la Mercedes-Benz GLC Coupé AMG Line avec les options de notre modèle. Il ne sera pas aussi bien équipé mais son empreinte climatique immédiate sera bien plus raisonnable. Reste l’autonomie qui pourra en rebuter certains (374 km WLTP).

Un SUV dans le coup et…

Conduire un Mercedes-Benz GLC Coupé démontre le potentiel plaisir des SUV. Il répond à plusieurs envies automobiles : posséder une belle voiture, une hauteur d’assise surélevée, une habitabilité permettant d’accueillir confortablement passagers et bagages. Sur route, ses performances sont largement suffisantes pour le quotidien et les escapades plaisirs.

Alors, peut-on lui reprocher d’être né SUV ? Non, car au final, nous avons réellement apprécié conduire à son volant. Nous aurions certes préféré une assise de siège un peu plus profonde, et que certains équipements soient de série. On regrette aussi un peu, nécessairement, la consommation élevée qui s’explique par sa puissance, son poids et sa ligne surélevé. Mais pour le reste, conduire un Mercedes-Benz GLC Coupé est un pur plaisir… coupable.

Article et crédit photographies : Guillaume AGEZ

sauf BMW et autres modèles Mercedes-Benz : Images constructeur

sauf Alfa Romeo & Porsche : Le Nouvel Automobiliste