Le Nouvel Automobiliste

Revivez en images la Traversée de Paris estivale 2020

Dimanche 30 août, les anciennes étaient de retour dans Paris pour le grand retour de la Traversée de Paris. Le rendez-vous organisé par l’association Vincennes en Anciennes, le plus grand club multimarques de France, était placé sous le signe de l’hommage aux soignants. En effet, le report de la Traversée à la fin août est la conséquence directe de la pandémie de coronavirus, et les participants étaient pour l’occasion invités à se vêtir de blanc pour témoigner leur reconnaissance aux hommes et aux femmes en blanc. On vous raconte l’ambiance de l’intérieur en images.

8h00 : Rendez-vous au Château de Vincennes

Si l’an passé c’était au CNPA que le départ était donné, la Traversée de Paris a repris ses traditionnels quartiers depuis l’hiver dernier au pied du Château de Vincennes. Un point de ralliement à la fois vaste pour garer les voitures et encore en travaux, la Covid-19 ayant provoqué des retards dans les finitions de la place. Qu’à cela ne tienne, les 530 voitures inscrites se garent autour. Puis à 8h pour les tracteurs et les bus, légèrement plus lents, et 8h15 pour les voitures, le départ est donné !

Cette édition 2020 de la traversée estivale est la 13e du genre. Elle fait le plein, les inscriptions étant complètes : 530 voitures donc, 51 motos, 47 vélos, 5 tracteurs et 4 bus. L’événement était placé sous l’angle du soutien aux soignants, les participants étant invités à se vêtir de blanc, et l’association a collecté 3.000 € au profit de la Fondation pour la Recherche Médicale.

Le parcours, lui, est plus simple que celui de la dernière Traversée hivernale. Cette fois, c’est un tracé direct de Vincennes au Trocadéro en suivant la Seine, puis Meudon via une sortie par le Bois de Boulogne. On y perd le « mythique » passage de Montmartre, hélas, mais on y gagne en fluidité de roulage en cette matinée, sur les quais parisiens. D’ailleurs, il est temps d’y aller !

9h15 : Devant la Place Saint-Michel

Si les arrêts ne sont pas prévus au parcours, il nous faut bien en marquer quelques uns pour prendre des photos. Nous choisissons la Place Saint-Michel pour son point de vue sur la Cathédrale Notre-Dame. Automobiles anciennes et modernes cohabitent en cette matinée, même si les secondes sont parfois plus alertes à démarrer au feu, et l’on affronte les premières gouttes.

Côté voitures, on note la présence de grands classiques (Citroën 2CV, VW Cox et Kombi, MG B, Jeep Willys, Ford Mustang) mais aussi peu de Renault (« notre » 16, une 17, une 18 break, une 21 aussi et quelques 4L et deux Dauphinoise d’assistance !), une Ginetta ou encore les traditionnels tracteurs. Un plateau varié, classique pourrait-on même dire, à même de donner un charme pan-historique aux rues d’un Paname encore sommeillant.

10h30 : Détour par la Concorde et les Invalides…

…toujours sans s’arrêter, d’autant que ces points « historiques » des Traversées de Paris ne sont pas prévus au parcours, probablement faute d’autorisation municipale. Qu’à cela ne tienne, certains participants s’y sont rendus, garés… et l’on espère pour eux qu’ils ne subiront pas les foudres de la vidéo verbalisation. L’ambiance est bon enfant, mais les cieux guère plus cléments. Même rares, crise sanitaire oblige, les touristes se mêlent aux parisiens pour prendre en photo le cortège et cela fait chaud au cœur de voir que la passion ou l’intérêt pour l’automobile demeure !

10h45 : Troca… des roues !

Au pied de la statue du Maréchal Juin, difficile de renoncer à un arrêt face à la Tour Eiffel. C’est ce que se sont dit quelques participants et cela offre un point de vue bigarré et d’une autre époque à cette place ainsi qu’aux parkings devant ses terrasses. Les chromes ont remplacé les plastiques, les silhouettes basses et les décapotables les SUV, et l’on se prend à rêver de ce que devait être Paris il y a 40, 50 ou 60 ans. Pas trop longtemps toutefois : les bus ont du mal à se frayer un chemin, même les anciens de l’AMTUIR, et il nous faut encore rallier Meudon, alors on reprend la route !

11h15 : de Boulogne à la Seine

Après un tour par le Rond-Point de l’Etoile, le départ de Paris se fait par la Porte Dauphine. Gare à la signalisation, certaines sorties mentionnant le bois de Boulogne n’y mènent plus, piétonnisation des accès oblige. Au Bois, l’on croise les tracteurs que le cortège aura fini par rattraper, ainsi qu’un malheureux Combi qui aura finalement dû être secouru par la dépanneuse de l’organisation. Notre route se poursuit, sous les premiers rayons d’un franc soleil, vers la Seine, avant de monter la Route des Gardes.

12h05 : à l’Observatoire de Meudon

Klaxons, flash d’appareils photos et quelques applaudissements : c’est le cocktail réussi pour une fin de Traversée ! La longue avenue menant aux Terrasses de l’Observatoire offre le terrain parfait aux voitures pour défiler avant de se garer sous les arbres. Il est temps de pique-niquer et de se restaurer avant de profiter du panorama, toujours aussi beau et boisé, sur la région parisienne. Gare aux gouttes, toujours promptes à rafraîchir l’atmosphère !

Après d’ultimes clichés et quelques déambulations, on croise quelques modernes (Fiat Coupé, Renault Vel Satis V6 3,5 l…) mais il est déjà temps de se saluer pour profiter de l’après-midi. Les jardins se vident peu à peu et c’est déjà l’heure de se dire à l’année prochaine pour la 14e Traversée estivale… ou à dans quelques mois pour la Traversée hivernale !

Photos : Le Nouvel Automobiliste
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