Le Nouvel Automobiliste

Renault Twingo III restylée : en attendant la Clio V

Décidemment, les citadines françaises seront à la fête lors du prochain Salon de Genève ! Si nos constructeurs tricolores prévoient d’exposer pour la première fois au rendez-vous helvétique leurs têtes d’affiche que seront les Renault Clio V et Peugeot 208 II, ils ne s’arrêteront pas là pour autant. Côté Citroën, et pour ouvrir les festivités du centenaire de la marque, un concept incarnant la vision du futur de la mobilité urbaine « chevronnée » accompagnera la série spéciale transversale à la gamme créée pour l’occasion. Chez Renault, en guise de mise en bouche, c’est au tour de la Twingo, dont la troisième génération sillonne déjà nos routes depuis 2014, de passer par la case lifting. Revue de détails.

A l’extérieur : discrète intégration des nouveaux canons esthétiques

Conformément à ce qui était prévu, les modifications apportées à l’extérieur se font discrètes. Au niveau de la face avant, ce que la Twingo III perd un peu en jovialité en délaissant ses feux de jour ronds, elle le gagne en s’identifiant un peu plus aux derniers canons esthétiques de la marque au Losange, par l’intégration des DRL en forme de « C-Shape » directement dans les projecteurs principaux. Les clignotants, à LED également, subissent exactement la même migration.

Sur la plus haute finition (Intens), la grille supérieure de calandre se dote de barrettes chromées horizontales, dont la principale vertu, selon Renault, est de donner l’impression d’élargir visuellement la voiture. Les écopes latérales (qui sont fonctionnelles), placées aux extrémités du bouclier ont été dessinées dans la même visée, alors que la carrosserie a elle-même été rabaissée d’un centimètre.

Peu d’évolutions sont à dénombrer sur le profil de la mini-citadine, qui peut maintenant se revêtir de deux nouvelles teintes (Jaune Mango et Blanc Quartz) : les pare-chocs peuvent désormais se décorer d’un liseré chromé en finition haute et de nouvelles jantes font leur apparition (dont des 16 pouces Monega au dessin qui n’est pas sans évoquer celui des jantes réservées aux exécutions Initiale Paris des grandes sœurs de la Twingo). L’ensemble des versions hérite également d’une entrée d’air latérale – refroidissant le moteur en position arrière – que l’on retrouvait autrefois sur le Twingo GT, qui n’est plus de la partie, normes environnementales et faiblesse de la demande obligent.

A l’arrière enfin, en plus d’un liseré chromé qui fait aussi son apparition en finition Intens et qui se substitue à l’imposante pièce en plastique brut d’avant le restylage, les feux revoient leur graphisme intérieur afin d’intégrer une nouvelle fois la signature lumineuse « C-shape ». En termes de praticité, le bouton d’ouverture du coffre migre sur le bras d’essuie-glace, balayant ainsi les critiques de l’ancien système qui, en plus d’être peu intuitif, imposait de se contorsionner pour ouvrir le hayon en verre.

A l’intérieur : personnalisation et connectivité

Au moment de pénétrer dans l’habitacle, les modifications ne sautent pas beaucoup plus aux yeux qu’à l’extérieur. La Twingo se pare d’un garnissage dont le traitement des couleurs et matières a évolué ; les selleries peuvent maintenant être surpiquées, alors que des packs optionnels, similairement à ce qui est proposé à l’extérieur, permettent de colorer le bandeau de planche de bord, les aérateurs, le volant ou bien encore le cerclage du levier de vitesse, dont le design a par ailleurs été revu.

La console centrale en profite pour se refaire une beauté. Elle intègre maintenant un rangement avec séparateur ajustable, qui permet, au gré de vos envies, de se constituer un porte-gobelet ou bien un support de smartphone. Lequel smartphone risquera d’ailleurs de bien vous servir si vous optez pour le système multimédia R&Go. En entrée de gamme et en l’absence d’écran tactile, le téléchargement d’une application dédiée vous permet en effet d’accéder à un ensemble de services relatifs à la voiture.

En option ou sur les exécutions supérieures, la Twingo se dote en première chez Renault d’un tout nouveau système d’infotainment, baptisé Easy Connect, et amené à remplacer à terme le R-Link de manière transversale sur toute la gamme, mais aussi à faire son apparition sur tous les véhicules de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. En plus d’intégrer les désormais incontournables connectivités Android Auto et CarPlay, il se dote d’une cartographie TomTom ; les mises à jour peuvent être réalisées automatiquement à distance via une carte SIM embarquée à bord. Cette dernière permettra aussi de développer une connectivité renforcée avec le smartphone du client, pour proposer des services de maintenance adaptatifs, des informations sur l’état du véhicule, ou bien encore une offre de géolocalisation.

Si avant le restylage, la Renault Twingo pouvait bénéficier d’une boite à gants amovible en toile, toutes les versions disposent maintenant d’une boite à gants fermée et non-amovible, palliant ainsi aux risques accrus de vol.

Modernisation des groupes motopropulseurs

En plus des modifications d’ordre cosmétique, la Renault Twingo profite de ce restylage pour mettre à jour sa gamme de moteurs, entièrement en conformité avec les normes antipollution €6.d. Sont ainsi proposés en entrée de gamme les moteurs atmosphériques 1.0 SCe 65 et 75 ch, alors que le haut de l’offre est constitué par un moteur turbo 0.9 TCe 95 ch, en boite mécanique 5 vitesses, ou en transmission à double embrayage EDC 6 vitesses. Aucune trace d’une éventuelle version électrique, quand bien même la cousine technique de la Twingo qu’est la Smart Forfour le propose. Si la grille tarifaire n’est pas encore connue, il y a fort à parier que le carnet de commande soit ouvert d’ici le Salon de Genève, qui aura lieu du 7 au 17 mars.

Crédits photos : Renault