Le Nouvel Automobiliste

Epoqu’Auto 2019 : les voitures de la vente Osenat

Chaque salon Epoqu’Auto donne lieu à une vente aux enchères réalisées par la Maison Osenat, avec un panorama de modèles allant des plus populaires aux plus sportifs, en passant par de belles curiosités ou de quelques carrosseries rares. L’édition 2019 ne dérogeait pas à la règle, découvrons-la !

La vente aux enchères Osenat d’Epoqu’Auto

Au départ, il y en avait pour tous les budgets, avec des lots de documentations Citroën en automobilia et jusqu’à une Dino 246 Ferrari estimée à 300 000 euros, et surtout il y en avait pour les curieux. Pensez donc : une CX Concorde (3 exemplaires connus), l’un des derniers Type H (produits en 1980), et surtout la seule preuve concrète de l’existence de la Traction 22 CV : un cerclage de phare.

Celui-ci, découvert par Lucien Loreille chez un carrossier lyonnais en 1966, soulevait tous les espoirs avec une estimation montant jusqu’à 8000 euros. C’est finalement à 5580 euros qu’a été adjugée cette pièce, pour l’heure toujours unique. Et si l’album de Moebius « Sur l’étoile, une Croisière Citroën » n’a pas trouvé preneur, presque tous les lots de brochures ainsi que la paire de guéridons sont partis (de 198 euros pour une série de 4 almanachs à 2604 euros pour des catalogues comme les guéridons). A noter, l’effigie « Vitesse » de Lalique, qui s’est échangée contre 558 euros.

Côté voitures, les deux petites Simca 8 et 5 Découvrables à l’entrée de l’exposition ont séduit, respectivement contre 6600 et 7800 euros, mais le record de la journée appartient à la Dino 246 GT 1975 ex-Michel Hommell -240 000 euros-, juste devant une autre Ferrari, la 365 GT 2+2 1968 en couverture du catalogue de la vente avec intérieur Chapron -234 000 euros. Une sympathique Renault 4 JP4 de 1989 repart à 14 400 euros, juste à côté du Type H (16 200 euros). Quant à l’UNIC « évocation de Bugatti 57 », elle a réussi à monter à 54 000 euros, presqu’autant que l’imposante Renault Nervastella 8 cylindres (55 200 euros).

Mais il y a aussi des modèles qui n’ont pas trouvé preneur, parmi elles la célèbre Peugeot 202 « Félicie », nombre de Porsche (911 Carrera 2,7, 911 Carrera 3,2 Cabriolet, 944 S2, 911 2,0 T, 911 Turbo 3,3) et quelques Citroën (dont une réplique de DS Cabriolet, DS 23 IE). Surprise pour la CX Concorde ex-Jean-Luc Thérier : elle s’échange à 18 000 euros, très loin de son estimation de 30 à 50 000 euros, et malgré un intérieur complet, ou encore pour la Méhari 4×4 (13 800 euros), preuve d’un certain tassement des cotes malgré l’année du Centenaire.

A l’arrivée avec 47 voitures ont été vendues sur un total de 72 protagonistes (66 % de réussite), la vente est conforme à un marché de la collection qui, loin des excès des années 2016/2017, se consolide voire stagne, ce malgré un catalogue riche et surtout varié, conforme à ce que la maison de Fontainebleau nous a habitués à Epoqu’Auto.

Les voitures de la vente aux enchères Osenat en images

Crédit photos : Le Nouvel Automobiliste – François Mortier