Le Nouvel Automobiliste

Essai Renault Zoe Z.E. 40 : le jeu des 400 bornes

Si les ventes de voitures électriques progressent année après année, ce type de véhicules possède tout de même toujours deux gros points noirs : l’autonomie et le temps de recharge. Les technologies qui permettront de « faire le plein » en aussi peu de temps que pour une voiture thermique sont encore loin d’être au point, mais le nombre de kilomètres que sont capables de parcourir la plupart de ces autos convient déjà à la quasi-totalité des trajets quotidiens. C’était le cas de la Renault Zoe, n°1 des ventes en France et en Europe, au volant de laquelle 150 km étaient envisageables. Et bonne nouvelle, la nouvelle Zoe promet désormais de pouvoir vous emmener en week-end grâce à sa nouvelle batterie et ses 400 km d’autonomie homologués.

Sommaire
1- Découverte statique : Faux restylage
2- Essai dynamique : Plus c’est long, plus c’est bon !
3- Conclusion : Manque d’opposition

Faux restylage

Renault a beau l’appeler « nouvelle Zoe », de l’extérieur, il est bien difficile de distinguer cette version 2017 des précédentes. Même bouille ronde, mêmes feux de jour en forme de parenthèse, même projecteurs fins… la face paraît identique. Le constat est le même de profil et sur la partie arrière où l’on retrouve les poignées de portières arrière placées dans le montant et arborant les empreintes digitales de Jean Semeriva, son designer, ou encore les feux en forme de losange. Et pourtant…

Oui, pourtant, un œil -très- attentif remarquera que les losanges qui prennent place dans la calandre et le hayon ne sont plus bleutés mais ont pris la teinte chromée que l’on retrouve sur l’ensemble de la gamme Renault. Selon le constructeur, ce choix a été fait dans un souci de cohérence. Puisqu’ils le disent…

A bord, les changements ne sautent pas davantage aux yeux. Normal, puisque les formes de la planche de bord restent inchangées. Contrairement à ce que l’on pourrait croire au premier coup d’œil, celle de la Zoe est différente de celle de la Clio. Une confusion entretenue par le dessin de la console centrale, identique entre les deux autos.

Face au conducteur, le mobilier paraît assez massif et son dessin plutôt classique dans l’ensemble. Comme dans nombre de modèles de la marque au Losange, la Zoe s’en remet à un tableau de bord entièrement digital et, modestement, configurable. Loin de ce que l’on trouve à bord des Scénic, Talisman et Espace, celui de la Renault Zoe ne permet que de modifier l’apparence de quelques graphismes, mais les fondamentaux demeurent avec la vitesse inscrite numériquement face au conducteur et le niveau de charge de la batterie sur la gauche du combiné. Engoncée dans la planche de bord pour éviter les reflets, l’instrumentation de la Zoe peut toutefois être peu visible en fonction du réglage de la colonne de direction.

Pour tenter d’alléger visuellement son dessin, la partie de la planche de bord qui fait face au passager reçoit, à partir de la version Zen, un insert courbé. Selon les versions, il peut être argenté, de couleur sable ou bleu. Juste en-dessous de cet accessoire, on trouve, gravé au laser à même le plastique, un dessin représentant un circuit imprimé. L’ensemble présente plutôt bien, mais Renault n’a pas cru bon d’investir pour améliorer la qualité générale des plastiques et de la finition. Si l’impression paraît meilleure qu’à bord d’une Clio, dans les faits, la qualité de fabrication est la même. Ce n’est certes pas catastrophique, mais nombre de citadines font mieux en la matière. En roulant, on perçoit d’ailleurs, lorsque la chaussée est en piteux état, des vibrations en provenance de la planche de bord ou des contre-portes. Des vibrations dont on peut craindre qu’elles se transformeront en « rossignols » lorsque l’auto affichera plusieurs dizaines de milliers de kilomètres au compteur.

Comme nombre de voitures électriques, la Renault Zoe parait assez haute. Ce n’est pas qu’une impression puisqu’elle culmine à 1m56, soit 11 cm de plus que la Clio. La faute en revient, naturellement, aux batteries qui prennent place dans le plancher. Derrière le volant, on se retrouve donc avec une position de conduite proche de celle d’un monospace. Ce n’est malheureusement pas la plus confortable des configurations. Les occupants se consoleront avec le généreux espace habitable. Tant à l’avant qu’à l’arrière, des adultes mesurant jusqu’à 1m90 parviendront à caser leur tête sans effort. Depuis la banquette, ce sera un peu plus difficile pour les jambes, mais peu de citadines peuvent se targuer d’en offrir autant. Il faudra tout de même se limiter à deux passagers arrière si l’on veut que ceux-ci parviennent à caser leurs coudes.

Une générosité que l’on retrouve au niveau du coffre avec 338 l réservés aux bagages (1 225 l en rabattant la banquette monobloc). La présence d’une large barre de renforcement contre la banquette et le fait que seul le dossier de celle-ci se rabatte complique toutefois le chargement. Sans compter que le seuil de coffre, forme une marche importante avec le plancher. De plus, la version haut-de-gamme Edition One, dont nous disposions pour notre essai, dispose d’un caisson Bose qui prend place dans le coin droit du coffre et empiète donc sur le volume disponible tout en restreignant la partie plane du plancher. Sans oublier le câble de recharge qui restera, le plus souvent, lui aussi dans le coffre. Ce dernier se révèle donc grand, mais assez peu pratique à l’usage.

La Renault Zoe n’a donc en apparence pas vraiment changé. On s’y attendait car son véritable atout est promis ailleurs, dans son rayon d’action de 400 km.

2- Essai dynamique : Plus c’est long, plus c’est bon !
3- Conclusion : Manque d’opposition

1- Découverte statique : Faux restylage