Le Nouvel Automobiliste

Essai Renault Megane Estate 2016 : have a break, have a Mégane

Comme il est de coutume, la Mégane IV s’octroie aujourd’hui les services d’une version break. Toujours baptisée Estate, cette déclinaison devra batailler notamment avec les Peugeot 308 et Volkswagen Golf SW. Qu’a-t-elle à faire valoir ? The Automobilist vous dit tout !

Sommaire :

1 – Qu’est-ce qui change en fait ?
2 – Elle fait le break, cette Mégane Estate ?
3 – J’achète ou j’achète pas ?

Le Kadjar cartonne, le Scénic s’apprête à être renouvelé et le nouveau Koléos apparaîtra début 2017 : dans ce vaste programme, c’est à présent à la Mégane IV Estate de faire parler d’elle. Et si comme les monospaces, les breaks souffrent face aux sacro-saints SUV, cela n’empêche pas Renault de renouveler la déclinaison Estate de sa compacte. La raison est simple : cette version est amenée à réaliser environ 1/3 des ventes de Mégane, une part non négligeable. Mieux, certains pays favorisent les déclinaisons break aux berlines 5 portes classiques : le remplacement de la Mégane Estate n’a donc rien d’étonnant.

Alors en attendant l’arrivée de la Mégane Sedan, et six mois après la commercialisation de la 5 portes (essayée par sir Eric à ce lien), The Automobilist s’est glissé derrière les volants de la Mégane IV Estate GT et du modèle 1.2 TCe 130 ch couplé à la boîte robotisée EDC 7. Qu’est-ce qui change par rapport à la 5 portes ? Ni une ni deux, on vous emmène faire le tour de la voiture pour voir ça. C’est parti !

Qu’est-ce qui change, en fait ?

Eh bien, c’est d’abord la longueur qui change, car qui dit break dit espace (et qui dit Espace dit monospace… enfin ça, c’était avant !) : des 4,36 m de la 5 portes, on passe à 4,63 m. C’est essentiellement le porte-à-faux arrière qui grandit, tandis que l’empattement ne prend que 4 centimètres (pour s’établir à 2,71 m).

Bonne surprise, cette crise de croissance n’a pas de répercussion sur le design : les flancs sculptés, les ailes avant marquées par un relief sur lequel vient se placer un monogramme latéral ou encore la ceinture de caisse élevée remontant légèrement à l’arrière sont empruntés à la 5 portes. Comme on dit, « tous les goûts sont dans la nature », mais je dois avouer que l’esthétique de l’auto me plait beaucoup. La filiation avec les autres modèles Renault est indéniable, et la patte « van den Acker » (le chef du design Renault) toujours identifiable. L’effet sac à dos dont pouvait souffrir certains breaks par le passé semble envolé.

C’est bien-sûr la partie arrière qui évolue le plus : toute la poupe est modifiée, mais l’air de famille avec la Mégane « Hatchback » est bien là. Les feux sont plus gros, mais leur forme et surtout la signature lumineuse restent les mêmes. A présent, la ressemblance avec la grande sœur Talisman est encore plus marquée, bien que la Mégane Estate récupère un « gimmick » de la Clio IV Estate (récemment restylée) : une partie noire laquée qui vient faire la jonction entre la lunette arrière et la troisième vitre latérale, comme sur une Jaguar XF Sport Brake. Un détail que je n’appréciais pas trop en photos, mais qui « en vrai » ne m’a pas dérangé. Il contribue même à rendre la voiture plus compacte visuellement.

Visuellement seulement, car comme dit plus haut, la Mégane Estate gagne 27 cm par rapport à la berline 5 portes.

Alors forcément, l’espace à bord croît (encore heureux, me direz-vous) ! On a tout de même une petite déception sur ce point : si le volume du coffre oscille entre 580 et 1500 l (soit environ 150 l de plus que la Mégane 5 portes), cela reste moins bon qu’une Peugeot 308 SW (610 l – 1660 l) ou qu’une Volkswagen Golf SW (605 l – 1620 l), les deux rivales énoncées par Renault qui sont pourtant un peu moins longues (4,56 m de long pour la Golf, 4,59 m pour la 308). Allez, on se consolera grâce au seuil de chargement relativement bas (c’est intéressant au moment de charger des objets lourds) et aussi grâce à une partie du seuil qui peut se relever, permettant ainsi un « compartimentage » du coffre et surtout d’obtenir un plancher (quasiment) plat.

Toujours au rayon des bonnes nouvelles, le dossier du siège avant passager est pliable (sauf sur la finition GT ! Sans doute à cause des sièges baquets) : on peut ainsi avoir une longueur de chargement de 2,70 m. Pas mal ! Enfin, la fonction « easy break » est appréciable puisqu’elle permet de rabattre la banquette arrière (selon un schéma classique 2/3 – 1/3) par un levier situé dans la soute.

A côté de ça, la planche de bord est identique à celle de la berline. Les assemblages sont plutôt bons, mais les aficionados des plastiques moussés pesteront contre les plastiques durs à l’aspect granuleux du bas de la console centrale. Je regrette également l’ambiance plutôt austère qui règne à bord ; une ambiance notamment due à la « verticalité » de la planche de bord, qui la rend très imposante. Cette « verticalité » a au moins l’avantage de mettre en valeur le bel écran tactile de 8,7 pouces (de série sur les finitions Intens et GT, on y reviendra après) et le système multimédia R-Link 2, agréable d’utilisation.

Pour finir sur l’habitacle, on relèvera que l’espace pour les genoux progresse à l’arrière, et que la garde au toit est suffisante pour des adultes d’1,80 – 1,85 m (bien que cette dernière n’évolue pas par rapport à la berline 5 portes). Pour plus de confort, l’inclinaison de la banquette passe de 25 à 27 degrés.

La gamme du break est calquée sur celle de la Mégane « Hatchback » : on compte ainsi les quatre finitions Life, Zen, Intens et la sportive version GT, le porte-étendard de la gamme en attendant une éventuelle Mégane Estate RS (la finition Initiale Paris, connue sur les Clio et Espace, n’est pas au programme, aussi bien sur la 5 portes que sur le break). Une version Business réservée aux entreprises est également au catalogue (version importante puisque comme l’ancienne Mégane break, la Mégane IV Estate devrait davantage être vendue auprès des professionnels que des particuliers). Les niveaux d’équipements sont les mêmes que ceux de la berline : je vous invite à voir les tableaux ci-dessous, tandis que nous parlerons des prix en page 3.

A présent, prenons le volant de cette Mégane IV Estate !

1 – Qu’est-ce qui change en fait ?
2 – Elle fait le break, cette Mégane Estate ?
3 – J’achète ou j’achète pas ?