Le Nouvel Automobiliste

Mitsubishi Eclipse Cross 1.5 T-MIVEC 163 ch Instyle CVT 4WD : le style avant tout ?

Vous êtes passez à côté de la dernière éclipse de lune ? Le Nouvel Automobiliste vous propose une séance de rattrapage. Non, nous ne sommes pas allé sur la Lune. Mais, et c’est presque aussi rare que les éclipses lunaires, nous avons pris le volant du Mitsubishi Eclipse Cross. Et pas n’importe où : en Norvège, sur le lac gelé de Dagali.

Discret sur les routes françaises, ce Mitsubishi arbore des lignes qui ne le sont pourtant pas. Mélange des genres, ce SUV se veut surtout un crossover. Il assume le côté décalé, façon coupé associé à des feux verticaux. Un look unique qui cache cependant une base plus ancienne : il est dérivé du Mitsubishi ASX (2010), lui même dérivé du précédent Outlander (2006). Le nom aussi n’est pas totalement nouveau, il a partiellement servi à deux générations de coupé, peu connues en Europe. Un melting-pot donc, autre définition du crossover. 80 000 exemplaires ont été vendus pour sa première année dans le monde (soit environ 6% de la production totale de la marque aux 3 losanges, pardon, aux 3 diamants). Alors, est-ce que le plumage est plus important que la ramage ? C’est ce que nous allons essayer de découvrir. 

Mitsubishi Eclipse Cross : un vrai 4×4 ?

Mitsubishi a fait une grande partie de sa réputation grâce au Dakar et à sa gamme de tout-terrain. Alors quand la marque nous propose d’essayer son dernier SUV, nous sommes logiquement curieux. Techniquement, il n’est pas récent et ne profite pas encore des plateformes de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. A priori, ça n’augure pas que du bon. Mais Mitsubishi c’est aussi une gestion de la motricité. Le Mitsubishi Eclipse Cross est ainsi équipé du système S-AWC. Il s’agit d’un dispositif qui va gérer l’ABS, l’ASC, l’AYC (ou contrôle actif de la trajectoire) et les 4 roues motrices. Il va intervenir sur le couple et le mouvement de rotation des roues de façon indépendante afin de prévenir au mieux une situation de glissade, quel que soit le revêtement du sol. Le tout est bien sûr contrôlé électroniquement et comporte des modes de gestion pré-enregistrés : 

  • automatique (idéal pour l’usage quotidien, permet de consommer moins) : de 80/20 (Av/Ar) à 55/45
  • Snow (neige) : de 70/30 à 40/60
  • Gravel (sable, terre sèche, ou pour sortir d’une situation difficile) : de 80/20 à 45/55

Tout ça ne fait pas du Mitsubishi Eclipse Cross un Pajero, il reste un soft-roader. Mais il pourra mieux s’en sortir que la plupart des SUV du marché, dont certains ne proposent même pas de transmission intégrale. A commencer par le leader de la catégorie, le Peugeot 3008. 

Direction le grand Nord

Réaliser un essai en Norvège en hiver, c’est forcément dépaysant. Et pas forcément transposable pour en faire un essai « à la française ». Mais ce n’est ici pas l’objectif. L’idée est d’essayer le système S&AWC dans des conditions extrêmes. C’est pourquoi la moitié de l’essai se déroule sur circuit, sur un lac gelé. Encore faut il s’y rendre. On commence par quelques kilomètres de routes. Enfin, en guise de route, on suit les traces dans la neige. Car le paysage n’est que nuances de blanc ! Forcément, pour rouler sans crainte, le Mitsubishi Eclipse Cross est équipé de pneus cloutés, en plus des 4 roues motrices, de quoi être plus serein. 

Assez de blabla, direction le circuit, ou plutôt les circuits puisque 4 tracés nous sont proposés : le premier de 2 kilomètres, le deuxième d’un kilomètre, un donut et une piste façon péplum avec des cônes au centre pour zigzaguer. On commence calmement par 3 tours du premier circuit. Toutes les aides électroniques sont conservées au démarrage et le mode Snow est sélectionné. Démarrons doucement, nous n’avons pas envie de rester coincés sur le bas côté et ses 50 cm de neige. On sent que le système S-AWC intervient. Le compteur affiche la répartition du couple, et l’effort de rotation. Mais ça tourne sans problème. Et dans une épingle prise un peu trop rapidement, le système ralentit le Mitsubishi Eclipse Cross pour le maintenir dans la voie. C’est un peu frustrant sur circuit, mais ça doit être rassurant pour une conduite sur route.  

Prenons un peu de risque

Après le troisième tour, on s’encanaille et on désactive l’ASC. Nous restons prudent, même si le S-AWC veille sur la répartition du couple. Là, ça commence à être amusant. Le Mitsubishi Eclipse Cross est joueur. L’arrière dérive mais il est aisé de maintenir une certaine direction. Il est assez agréable d’enchaîner les courbes en balançant légèrement la voiture. Le S-AWC veille mais n’est pas intrusif et c’est une aide bienveillante pour avancer, tourner et répartir le couple. Mais on se sent maître de la situation. Sur circuit en tout cas, car le Mitsubishi Eclipse Cross prend la largeur de la piste pour sortir des virages, ce qui ne peut pas être fait sur route ouverte.

Mmm, des donuts (d’oh !)

Une fois les trois tours faits, on passe au circuit suivant : le donut. Pas besoin de vous faire une photo sur la forme de la piste, le nom est assez explicite. C’est particulier et on se demande forcément ce que l’on va y faire. Heureusement, le moniteur est là. Il faut donc passer en mode Gravel et essayer le mode manuel de la boîte de vitesses. Et comme le Mitsubishi Eclipse Cross est équipé de palettes au volant, c’est facile à gérer. C’est parti pour un tour. En fait, bien plus qu’un tour. Car il n’est pas évident de tourner en rond. Pourtant, après seulement quelques tentatives, on arrive à partir en dérive et à contrôler le véhicule. 

Le plus étonnant est que tourner le volant dans la direction souhaitée n’est pas toujours la meilleure solution pour aller dans cette même direction. Alors, oui, on vous voit nous dire, qu’on voit ça à la télévision quand Sébastien Loeb/Ogier (choisissez celui qui vous plait le plus) pilote. Certes, vous avez raison. Mais des années de conduite sur route vous laisse des habitudes qui sont difficiles à oublier. Tourner à droite pour aller à gauche est loin d’être automatique. Ça a pourtant été diablement efficace dans certaines situations sur ce donut. Et la gestion manuelle de la boîte aide à faire pivoter l’arrière grâce à des rétrogradages anticipés. Ce circuit nous a vraiment permis de nous amuser, c’est fun ! Foncez-y si vous avez la possibilité de le faire. C’est mieux qu’un manège dans une fête foraine !

Fin de circuit

Troisième circuit, le peplum. Ce qui est intéressant dans celui-ci, c’est qu’il présente des plots entre lesquels il va falloir slalomer. Avec l’apprentissage des deux précédents circuits, on est confiant et on se dit que ça va être aisé. Que nenni ! Il n’est pas évident de balancer le Mitsubishi Eclipse Cross de droite à gauche de façon répétée. Et ne pensez pas pouvoir le faire avec l’ESP activé, le système freine trop le SUV. Avec un peu d’entraînement, et sans ESP, ça va mieux mais l’exercice n’est vraiment pas simple. En revanche il démontre combien il faut se montrer prudent et vigilent sur route car éviter des obstacles surprises demandent beaucoup de dextérité. 

Le dernier circuit est peut être le plus rapide. Cependant, nous serons les dernier à l’emprunter et certains tracés se sont donc glacés. Le mieux est de tenter de les éviter. Il faut garder comme objectif de viser les parties de piste les plus enneigées pour conserver l’adhérence maximale. Il est toutefois facile d’atteindre les 80 km/h, sans donner l’impression de glissade. L’occasion d’en profiter pour tester le freinage d’urgence. C’est assez efficace, le Mitsubishi Eclipse Cross reste stable, tout juste sommes-nous perturbés par les warning qui s’enclenchent. Niveau distance d’arrêt cependant, on reste sur de la neige et malgré les clous, on ne peut que constater qu’elle n’est pas des plus courtes…

Le Mitsubishi Eclipse Cross sur route

Bilan de cette matinée sur la piste : génial ! Bien aidé par le système S-AWC, le Mitsubishi Eclipse Cross est un joli jouet. Ça se balance, ça accélère, ça tourne, bref, une belle expérience à vivre. Le plus dur dans tout ça sera sans doute de basculer sur les routes norvégiennes. Et de redevenir prudent.

Car il a beaucoup neigé et on ne verra pas la moindre parcelle d’asphalte ou de terre d’un chemin. Pour arranger le tout : tout est blanc. Difficile parfois de faire la part des choses, qu’est-ce qui est route, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Heureusement, comme dans les massifs montagneux français, les bords de la chaussée sont équipés de piquets. 

Jouons la prudence en laissant actif l’ASC. Les premiers kilomètres sont déstabilisants. Non pas qu’on soit perturbé par les panneaux 80 km/h que l’on retrouve désormais en France mais bien plus parce que tout le monde roule à cette vitesse sur les routes enneigées. C’est assez inimaginable en France dans de telles conditions mais les lois sur les pneumatiques ne sont pas les mêmes ici, elles imposent d’adapter la monte aux conditions climatiques. On s’y fait cependant vite en veillant attentivement à conserver les distances de sécurité. Au bout d’une dizaine de kilomètres, direction une piste à travers champs et forêt. Tout juste large pour croiser la seule voiture rencontrée sur ce parcours, cette route met en évidence le confort du Mitsubishi Eclipse Cross.

Il n’Eclipse pas le confort!

Confort des sièges pour commencer : pas trop larges et suffisamment enveloppants, il ne sont pas trop fermes et aucune fatigue n’apparaitra lors de l’essai. Il est possible de leur reprocher une assise un peu courte, que les réglages électriques de l’inclinaison du siège parviennent toutefois à corriger en partie. Confort des suspensions également, qui ont encaissé dans une certaine douceur les imperfections de la route, dont des mini gués masqués par la couleur blanche du manteau neigeux. Concernant les bruits, c’est un peu plus mitigé. Le moteur est discret à régime constant mais assez rageur quand on le pousse. Ce qui donne d’ailleurs envie de le pousser un peu plus ! Les bruits d’air semblent de leur côté bien contenus mais ne serait-ce pas aussi grâce à la neige accumulée dans les garde-boue ? En revanche, pas mal de grincements se sont fait jour : au niveau du toit ouvrant, de la porte du conducteur et en partie basse du pare-brise. Était-ce là encore dû à la neige ? Au froid (le température n’a jamais dépassé les -0,5 °C) ? Des éléments qui seront à confirmer lors d’un prochain essai sur route française.

Le chemin évoqué plus haut, composé de montées, de virages, de descentes et de lignes droites, offre en tout cas une variété de situations idéales pour tester notre engin. Dans aucune de ces dernières le Mitsubishi Eclipse Cross n’a failli. Il enchaîne le tout avec aisance. C’est là qu’on regrette le circuit, on aimerait pousser le SUV dans ses retranchements, mais la prudence est de mise. De nombreux panneaux indiquent la présence de rennes (des neiges…) ce qui est confirmé par les traces de passages dans la poudreuse. Notre équipage n’en croisera aucun. Nous n’avons donc pas eu à utiliser le freinage d’urgence sur la route. Tout juste une bosse prise un peut trop vivement dans un virage déstabilisera le Mitsubishi Eclipse Cross, mais la trajectoire a été récupérée sans aucune difficulté malgré la surprise du bond.

En mode Rallye

Le reste du parcours se fera sur route ouverte avec une belle montée et des lacets rappelant certaines routes alpines. Il faut dire aussi qu’une partie du trajet est utilisé pour le rallye ! Là aussi le moteur est vaillant et, tout en restant en mode automatique, on oublie que le Mitsubishi Eclipse Cross est équipé d’une boîte CVT. Forcément, elle ne présente aucun à-coups mais surtout ne donne pas l’impression de mouliner comme peuvent le faire d’autres boîtes de ce type. C’est une agréable surprise. La visibilité est bonne dans ces enchainements de courbes. Du moins à l’avant, car la lunette arrière est en deux parties et celle du bas s’enneige vite. Dépourvue d’essuie-glace, il faut vite apprendre à ne plus la considérer. La partie haute est quant à elle bien équipée d’un balais mais, accroché sous le becquet, il n’essuie pas assez vers le bas.

Heureusement, il y a une caméra de recul (en plus des deux latérales et celle de l’avant permettant une vision à 360°). Même si la base est ancienne, les équipements ne sont pas à la traine côté techno. On est toutefois loin de la conduite autonome. Le Mitsubishi Eclipse Cross permet d’avoir accès à l’affichage tête haute, l’aide au démarrage en côte, l’alerte de franchissement involontaire de ligne (nous n’avons pas pu tester cette équipement sur la neige !). La surveillance des angles morts fait aussi partie de la dotation de base, même si le système ne semble pas très efficace sous la neige. Seule la version CVT permet d’accéder au frein de parking électrique et au régulateur de vitesse adaptatif.

Une gamme pas si large

La gamme du Mitsubishi Eclipse Cross se résume à un seul moteur, le 1.5 T-MIVEC de 163 ch. La gamme débute avec la version Intense, seulement disponible en boîte manuelle et 2 roues motrices contre 27 990 €. Cette version est déjà bien équipée, avec le pare-brise chauffant et les rétroviseurs extérieurs dégivrants, les jantes alliages, le système d’ouverture des portes et démarrage sans clef et le toit ouvrant vitré notamment.

La version haut-de-gamme Instyle y ajoute le cuir, les 4 places chauffantes, le volant chauffant (qui n’est pas qu’un gadget en Norvège) et les phares à LED. En 2 roues motrices, elle est proposée avec la boîte manuelle (32 990 €) ou la boîte CVT (33 990 €). C’est aussi le seul niveau de finition en France associé au 4 roues motrices. Qui est donc notre version d’essai : la Mitsubishi Eclipse Cross 1.5 MIVEC CVT 4WD Instyle. Vous l’aurez compris, les 4 roues motrices imposent la transmission CVT pour un budget de 35 990 €.

Uniques options possibles, les peintures métallisée ou perlée contre 600 €. C’est d’ailleurs une sorte d’option obligatoire si vous voulez une couleur, le catalogue ne proposant de série que le Polar White, les autres teintes étant toutes métallisées (Sterling Silver, Titanium Grey, Light Bronze, Amethist Black et enfin, la couleur de notre essai, Diamond Red) ou perlée (Silky White).

Les consommations annoncées oscillent entre 7 et 7,7 l/100. Le réservoir est de 63 l, valeur qui se fait rare sur le marché. Sur le papier, c’est une autonomie minimum de 818 km et c’est appréciable ! Les émissions de C02 étant comprises entre 159 et 175 g/km le malus écologique varie donc entre 3 853 € et 7 613 €. Notre version d’essai revient ainsi à 44 203 €, une sacrée somme pour un tel véhicule.

La concurrence

Difficile de trouver une concurrente directe à l’Eclipse Cross. Le seul SUV coupé disponible pour le moment sur le segment, le BMW X2, peut difficilement entrer frontalement en concurrence avec le Mitsubishi par son positionnement. Disponible en 4×4, le BMW X2 20i 192 ch avec quelques options, pour le rapprocher de l’équipement du Mitsubishi Eclipse Cross (sièges habillés de cuir, toit ouvrant, peinture métallisée…) atteint 49 590 €. Maigre consolation, avec 142 g/km, le malus n’est que de 1 260 € pour un total de 50 850 €. Un surcoût de 5 387 € par rapport à notre Mitsubishi mais il est vrai que la base du BMW X2 est plus récente et sa qualité de fabrication supérieure. Avantage à l’Eclipse Cross en contrepartie pour le côté exotique. Mais est-ce vraiment un avantage ?

T’as le look, coco !

Car au delà des raisons financières, n’est-ce pas plus un coup de foudre qui pourrait vous faire craquer pour le Mitsubishi Eclipse Cross ? Le modèle fut annoncé par le concept Mitsubishi eX Concept, présenté à Genève 2016. Les différences sont cependant nombreuses, seule la face avant est proche. Elle se caractérise par les deux crosses latérales chromées qui partent des phares « haut » pour rejoindre les phares additionnels bas. C’est plutôt réussi, très personnel et c’est assez agréable à voir dans le rétroviseur intérieur. Mitsubishi étend petit à petit ce style à l’ensemble de sa gamme, à l’image du dernier restyling du Mitsubishi ASX.

Le profil fait plutôt penser à une compacte. L’Opel Kadett nous est ainsi venue à l’esprit avec la pièce en plastique qui prolonge les vitres latérales. Pour accentuer l’effet coupé, les poignées auraient pu être intégrées à la façon de la Honda Civic de génération précédente. Et la comparaison n’est pas fortuite car l’arrière nous fait particulièrement penser à ce modèle : vitre en 2 parties, bandeaux de feux reliant les parties latérales. Mais il a tout de même sa personnalité, les feux remontant plus haut. Si le rouge va bien au Mitsubishi Eclipse Cross, nous sommes en revanche moins fans des jantes 5×2 branches diamantées, plus impersonnelles.

Un intérieur plus classique

C’est aussi un peu le cas de l’intérieur. Loin d’être laid, il manque un peu de caractère, bien qu’il en ait plus que celui de son frère, l’ASX. Le dessin est donc classique, les matériaux plutôt de bonne facture, mais ne cherchez pas les plastiques moussés à gogo ! Les compteurs sont lisibles, et bien secondés par un affichage tête haute. Le GPS surplombe la console centrale, un peu à la façon de la Ford Fiesta. Ce n’est pas ce qui parait le plus intégré, mais ergonomiquement, il tombe bien sous la main. En plus d’être tactile, il peut se piloter via un petit pad situé sur la console centrale, à droite du levier de vitesses. Là où l’on sent les limites de sa conception ancienne, c’est dans l’emplacement illogique de certaines commandes, comme si le constructeur avait comblé les vides. C’est le cas des commandes de chauffage des sièges avant, à droite du levier de vitesses également, pas très visible ni très accessible pour le conducteur. Mais globalement, on s’habitue vite à l’ensemble et il fait plutôt bon voyager à son bord.

Vivement la prochaine Eclipse ?

Quelle est la force du Mitsubishi Eclipse Cross ? Sa ligne, indéniablement. Sa rareté, également. Ce SUV Coupé ne court pas les rues et pour les personnes voulant se démarquer de leur voisin, c’est un véritable atout. Mais le côté obscur de l’Eclipse Cross reste sa base ancienne. Mitsubishi a su compenser cette faiblesse par la technologie, mais elle ne cache pas tout. On rêve alors de la plateforme CMF qui fait les beaux jours de l’Alliance Renault-Nissan et qui ne profite pas encore à Mitsubishi.

Pourquoi dans ces conditions se laisser tenter par le Mitsubishi Eclipse Cross ? Il est certain que si vous changez de voiture tous les 2 ans et que vous êtes de ce fait très attachés à la modernité, ce crossover n’est pas vraiment fait pour vous. En revanche si, comme la plupart des français, vous ne changez de voiture que tous les 7 ans, et que vous ne mettez pas la technologie au top de vos priorités, alors pourquoi pas ? Vous roulerez différent, dans une voiture bien équipée et plutôt agréable à conduire, du moins sur terrain neigeux. A confirmer par un essai sur route non enneigée bien sûr !