Le Nouvel Automobiliste
Mini Countryman

Essai Mini Countryman 2 : the big one

La maxi-Mini est de retour ! Nous sommes ainsi partis essayer la nouvelle Mini Countryman il y a peu, sur les routes du Portugal, afin de découvrir ce qu’il y avait de neuf au programme. Pour tout savoir, suivez le guide !

Not so Mini

Elle est bien loin, la micro citadine née en 1959 ! Depuis la renaissance de la marque sous l’ère BMW avec le lancement de la Mini moderne de première génération en 2001, la puce des villes qui n’en est plus vraiment une s’est déclinée en une multitude de modèles au point de constituer une véritable famille. 3 portes, 5 portes, break, cabriolet, coupé et roadster (désormais disparus), SUV : la gamme ratisse large !

C’est cette dernière déclinaison qui nous intéresse aujourd’hui, au travers de sa version 2017 totalement remaniée, qui arrive après 550 000 exemplaires du premier Countryman écoulés.

Le changement est de taille, et c’est le cas de le dire puisque cette nouvelle génération du Countryman gagne pas moins de 19 centimètres en longueur, soit 4,299 m au total, ce qui la propulse directement du segment B au segment C.

Cette crise de croissance affecte également les autres dimensions : l’empattement gagne 75mm, la largeur progresse de 33mm et le coffre gagne 100 litres. Seule la hauteur diminue, de 4 petits millimètres.

Qu’en est-il du design de l’auto ? Voyons cela tout de suite.

Le critère d’achat n°1 chez Mini, c’est le style. A chaque nouvelle génération, il convient donc pour les designers de ne pas trop chambouler leurs habitudes pour proposer aux clients des véhicules qui gardent leur bouille traditionnelle. Pour cette Mini Countryman nouvelle génération, la recette reste la même, mais avec tout de même quelques changements notables empêchant de le confondre avec son ainé.

A l’avant, les phares perdent en rondeurs et sont désormais plus horizontaux. Cette modification du « regard » fait évoluer considérablement la physionomie de la partie frontale de l’auto. En revanche, la calandre hexagonale (ici en version méchante avec ses 2 crocs, mais qui existe aussi avec des barrettes horizontales) conserve ses attributs so Mini et reste reconnaissable entre 1000. Notre modèle d’essai était équipé du pack John Cooper Works et disposait de fait d’attributs de style un peu plus musclés par rapport aux versions traditionnelles. Parmi ceux-ci, une partie basse du bouclier retravaillée avec notamment la non-présence du très peu gracieux bouclier noir venant avec le pack All4 Line. Sur ce point, je préfère très largement la version JCW ou les versions non équipées tant ce fameux bouclier alourdit la face avant. Pour vous faire votre propre avis, voici la fameuse version All4 Line :

Le sabot (noir ou alu en fonction des finitions) disparait également au profit d’une entrée d’air supplémentaire, tandis que celles situées sur le côté autour des antibrouillards conservent la même forme que sur le bouclier classique, avec toutefois 2 écopes latérales supplémentaires.

Dans l’ensemble, la partie avant peut paraitre un peu trop chargée et massive. Néanmoins, n’oublions pas que nous ne parlons pas ici d’une citadine mais bien d’un SUV qui se doit d’exprimer sa virilité.

Pour ce qui est du profil, la filiation avec le modèle précédent est indéniable, avec la présence du toit flottant caractéristique et des passages de roues équipés d’élargisseurs en plastique noir, indispensables de nos jours pour avoir la SUV-attitude… Mais en y regardant de plus près, on remarque que la troisième vitre latérale est beaucoup plus allongée qu’auparavant, il fallait bien que le gain de taille se fasse remarquer quelque part ! Autre évolution, l’élément de style qui marquait précédemment la séparation entre le capot et l’aile avant et qui présentait le rappel de clignotant de façon verticale et allongée se transforme en une écope factice incluant la lampe orange qui marche/qui marche pas plus classiquement dans sa partie basse.

La porte arrière profite du nouvel empattement pour s’allonger par rapport à la première génération, et les porte-à-faux sont réduits, ce quoi lui donner une allure plus « break surélevé » qu’auparavant.

A l’arrière, là encore beaucoup de changements sont à noter. La plaque d’immatriculation passe sur le volet de coffre, qui paraissait plutôt « vide » sur l’ancienne (mais peut-être était-ce plus original et « fluide », non ?) rapprochant ainsi visuellement le Countryman avec le reste de la famille Mini.

Les feux s’élargissent, sont un peu moins verticaux et empiètent désormais sur le volet de coffre. L’inscription COUNTRYMAN (l’homme de la campagne, NDLR francophile) est reprise sur quasiment toute sa largeur, impossible de la louper !

En partie basse, un vrai/faux diffuseur équipe notre version d’essai Cooper S, entouré par deux sorties d’échappement rondes. De chaque côté du bouclier, les catadioptres sont intégrés façon écopes d’air, un gimmick repris à l’ancienne génération.

Là encore, mais c’est un encore un goût strictement personnel, il faudra vraiment éviter le pack All4 Line qui apporte comme à l’avant un énooooorme bouclier noir qui casse la ligne. Voyez plutôt :

Enfin, comme toute Mini qui se respecte, les possibilités de personnalisation sont très nombreuses sur le Countryman : chromes, bandes de capot, décoration des rétroviseurs ou du toit, éléments colorés, jantes (16 variantes !), teintes de carrosserie (9 couleurs)… Il y a de quoi faire ! Alors espérons qu’on ne croisera pas que des versions grises… I got chills, they’re multiplyin’

Au hasard d’un détour causé par une incompréhension entre votre serviteur et le GPS, nous avons pu mettre cote à cote la nouvelle Mini Countryman et l’ancienne, de quoi faciliter les comparaisons. Alors, était-ce mieux avant ? Faites vos jeux, rien ne va plus ! (j’ai tenté de demander l’avis au chien autochtone, mais ne parlant pas un mot de Portugais, il ne m’a pas compris)

C’est l’heure du point détail énervant : les accastillages extérieurs chromés ne sont pas alignés, du tout. Du tout du tout… Un peu plus de rigueur sur ce point ne ferait pas de mal, car le rendu visuel en prend un sérieux coup !

Autres détails, mais plus jolis cette fois-ci :

Original dehors, original dedans ?

Mini inside ?

Oui, c’est original. Oui, il y a un gros rond au milieu de la planche de bord, comme toujours chez Mini.

C’est évidemment ce que l’on remarque en premier en pénétrant dans l’habitacle. Historiquement, il s’agissait de l’emplacement réservé au tachymètre. Depuis l’arrivée de la Mini 3, ce dernier a migré pour une place plus conventionnelle derrière le volant, laissant alors toute la place centrale disponible pour le système multimédia. Un bon point pour ce qui est de la lisibilité, puisque regarder la vitesse à cet endroit était tout sauf naturel. Autre bon point, il ne ressemble plus à Mickey comme dans la première Mini Countryman.

L’agencement global est le même que la berline 3 ou 5 portes de dernière génération (F56), mais quelques détails rendent la planche de bord de la Mini Countryman spécifique, comme les 4 aérateurs verticaux ou la partie médiane, ici « striée » et disposant d’un rétroéclairage intégré du plus bel effet.

L’afficheur tête haute est également de la partie, avec un système à lame transparente amovible, apparu sur le Peugeot 3008 en 2009, beaucoup moins coûteux qu’une projection directe sur le pare-brise, mais aussi un peu moins « classe ». Ceci étant, une fois qu’on y a gouté même dans cette version low-cost (entre très gros guillemets, 610 € tout de même), difficile de s’en passer ! D’autant que le compteur de vitesse classique n’est pas un modèle de lisibilité ici, ni de design avec une police quelconque et un fond gris pas très jojo. Curieux, pour une voiture qui se veut fun !

Mais rassurez-vous, du fun il y en a à d’autres endroits, à commencer par la jauge à carburant située dans le coin inférieur droit du bloc d’instrumentation. 8 segments géants à led se chargent de ce rôle de façon plutôt originale !

Autre curiosité locale : le bouton de démarrage, façon aviation et rétroéclairé en rouge imitant les pulsations cardiaques. Il est entouré d’autres «toggle switches » qui contrôlent quant à eux l’aide au stationnement, le Stop&Start, l’ESP et l’affichage tête haute. D’autres interrupteurs du même type, toujours chromés, se situent au niveau du plafonnier pour le contrôle des liseuses.

Dans l’ensemble, le nombre de boutons sur la planche de bord est plutôt réduit, puisqu’en plus de ceux cités précédemment ne subsistent que les commandes de clim et quelques touches pour l’info-divertissement. Le reste des contrôles s’effectuant via l’écran tactile ou la molette située entre les 2 sièges.

Sur notre modèle d’essai nous disposions du système de navigation dit « Pro » (1850 €), avec un écran tactile de 8,8 pouces contre seulement 6,5 pouces pour la navigation classique. La diagonale est grande, mais l’écran est très large et donc pas très haut, de fait même en version pro il parait un peu petit, notamment pour l’affichage de la carte GPS. Impression renforcée par le fait qu’il semble un peu perdu au milieu du cercle géant, qui pour le coup fait vide, surtout dans sa partie haute comprenant seulement 2 boutons isolés.

Le contour du cercle est illuminé par des leds multicolores, faisant varier leur teinte ou leur position en fonction de différentes situations : volume de la musique, aide au stationnement, menu sélectionné sur l’écran… Chacune des situations animera l’éclairage d’une façon ou d’une couleur différente. Là encore, de l’original et du fun.

Le fonctionnement et l’utilisation de l’infotainment est similaire à l’iDrive de BMW, seuls quelques détails de présentation changent.

Il existe même un gadget appelé Mini Country Timer : il comptabilise le temps passé hors piste, ou sur des routes accidentées, pentues, glissantes… et fait évoluer à l’écran un dessin de Mini Countryman de la version de base vers un Monster Truck lorsque le score maximal est atteint. Totalement inutile, totalement barré, mais c’est aussi ça qui fait le charme des Mini ! Et aussi dans la veine du compteur « Always Open » qui équipe les Mini Cabrio.

Concernant la qualité de finition, elle fait un bond en avant par rapport à la génération précédente. La qualité perçue de notre finition JCW est d’un très bon niveau, avec des assemblages de qualité, des touches de chrome jusque sur les commandes de lève-vitres, des contre portes bi-matières avec de l’Alcantara, la console centrale rétroéclairée finition piano black ou encore la jolie sellerie cuir avec appuie-tête unionjackés. Le premium est là, mais malheureusement il reste certains points qui tranchent nettement avec ce que je viens d’évoquer. Le bas des contre-portes en plastique très quelconque contraste avec le haut traité avec soin, idem pour la partie sous-volant ou la console centrale entre les sièges parée d’un plastique uni visuellement pas terrible, comme l’entourage de l’afficheur tête haute ou des porte-gobelets derrière le levier de vitesse… Bref, encore un petit effort pour que cela devienne vraiment très bien ! D’autant qu’ici, contrairement à la BMW Série 5, les pédales sont bien considérées. Comme quoi 🙂

Parlons maintenant de l’aspect pratique de la Mini Countryman. La crise de croissance qu’il a subi profite directement aux passagers arrière qui disposent désormais d’un espace conséquent. L’habitabilité est vraiment bonne, il est possible de voyager tout à fait convenablement installé à l’arrière, même pour les grands, et ce qu’ils soient grands des genoux ou du cou. En plus de cela, le coffre qui a gagné 100 litres (soit 450 au total) peut en gagner encore plus grâce à la banquette coulissante (60/40) sur 13 cm désormais proposée en série sur tous les modèles. De quoi envisager un départ en vacances serein. Ou un petit déménagement, grâce aux dossiers rabattables individuellement en 40/20/40. Il est ainsi possible par exemple de ne laisser que la place du milieu afin de charger deux gros…euh, trucs de chaque côté tout en voyageant à 3. Toutes assises rabattues, le volume total culmine à 1390 litres. Moyennant 130€ en option, on peut aussi équiper le Countryman d’un « picnic bench », le nom classe pour désigner un petit banc en mousse qui se place sur le seuil de coffre. Pourquoi pas, après tout… Les bacs de contre-portes accueilleront sans problème des grandes bouteilles d’eau, et les portes gobelets au centre de l’habitacle des canettes ou des petites bouteilles. Quant à la boite à gants, elle accueillera sans problème… des gants, mais pas énormément plus vu sa taille réduite.

Trouver une bonne position de conduite ne devrait pas poser de problème, et puisqu’on en parle, partons faire un tour avec !

On the road

Nous disposions pour cet essai d’une Mini Countryman Cooper S 2 roues motrices et boite manuelle, en finition John Cooper Works qui inclut des jantes 19 pouces et un contrôle dynamique de l’amortissement.

Le bloc moteur est un 4 cylindres 2,0 litres turbocompressé d’une puissance de 192 ch à 6000 tours/minute pour un couple maxi de 280 Nm disponible entre 1350 et 4600 tours/minute. Le poids à vide annoncé est de 1430 kg (1510 en 4 roues motrices).

N’ayant jamais eu l’occasion de conduire une Mini, ce Countryman fut donc pour moi une première expérience de la marque germano-britannique (ou anglo-germaine, au choix). On entend souvent dire que les Mini possèdent un comportement de kart, est-ce le cas ici ?

Pas tout à fait. En effet, même si le Countryman repose sur la même plateforme que les Mini 3 et 5 portes (UKL pour Unter KLasse, ja ja), sa crise de croissance, impliquant de fait une masse plus importante, et son centre de gravité plus haut perché que sa petite sœur conduisent naturellement à un comportement moins fun. Difficile de lutter contre les lois de la physique !

Néanmoins, la Mini Countryman reste très plaisante à conduire, tout du moins dans cette version Cooper S de 192ch. La puissance est largement suffisante pour le gabarit de l’auto, un peu plus de couple à bas régime aurait cependant été appréciable pour des relances plus franches. La direction plutôt précise et directe renvoie de bonnes informations, néanmoins j’ai trouvé la jante du volant un peu épaisse et les « repose-pouces » un peu gros, mais peut-être ai-je de trop petites mains…

Le moteur vif et sa sonorité travaillée nous feraient presque oublier que nous sommes à bord d’un beau bébé de 1430 kg (soit une hausse de plus de 100 kg par rapport à la génération précédente) : sur ce point, c’est une réussite. Sonorité beaucoup moins travaillée : les bruits aérodynamiques ! Que ce soit au niveau des rétroviseurs ou du capot, ils se font entendre dès 90 km/h… En revanche, les pétarades au lever de pied, le talon pointe automatique où le souffle du turbo bien audible nous mettent dans une ambiance sportive pas déplaisante.

D’ailleurs, nous étions la plupart du temps en mode Sport (d’où les bangs et le coup de gaz au rétrogradage), fonction sélectionnable via l’anneau rotatif qui entoure le levier de vitesse et qui permet de choisir entre 3 propositions : Green, Mid et Sport, donc. Le mode green est à éviter : d’une part car notre voiture était rouge, d’autre part car une fois sélectionné, elle n’avance plus.  En Mid on retrouve les performances attendues d’un 2.0 litres de 192 ch, sans les joyeusetés sonores su mode Sport évoquées précédemment.

Lorsqu’il est équipé de l’amortissement variable comme c’est le cas pour cette finition John Cooper Works, le mode Sport est lui-même réglable pour proposer au choix soit un typage musclé des paramètres moteurs ainsi que d’un tarage plus dur des suspensions, soit uniquement l’un ou l’autre.

Même en réglage standard, les suspensions sont fermes : un bon point pour le dynamisme, un léger inconvénient pour le confort (surtout ici avec des jantes de 19 pouces). L’auto n’est pas inconfortable, loin de là, mais disons que les irrégularités un peu trop prononcées de la route se font bien sentir dans les vertèbres et que l’on aura tendance à tressauter un peu sur les bosses. J’en profite pour passer un message aux ingénieurs qui ont conçu le tunnel de l’autoroute A4 portugaise, situé avant le très joli pont que nous avons passé : pourriez-vous faire une chaussée lisse à cet endroit ? Merci d’avance. (la route est sinusoïdale sous le tunnel, pour votre information).

Pour compenser cette fermeté, les sièges sont confortables et proposent un très bon maintien latéral. Trop bon peut-être même, j’ai été un peu gêné par la partie latérale du siège, un peu trop prononcée, qui faisait que mes coudes la touchaient lorsque je tournais le volant. Mais j’imagine que ce soucis dépend de la morphologie ainsi que de la position de conduite et n’affectera donc pas tout le monde.

Le comportement est donc orienté vers le dynamisme, même si une légère tendance à la prise de roulis se fait sentir, rendant la Mini Countryman proche d’une berline traditionnelle au niveau des sensations de conduite. Le maniement du levier de vitesse est agréable avec un débattement réduit et des verrouillages précis. Mais attention au passage de la marche arrière : ici pas de bague à soulever ou de pommeau à appuyer, il faut en fait tirer fortement le levier vers soi pour l’engager et passer le cran de sécurité. A noter : il est possible d’opter en option pour une boite automatique : elle sera à 6 vitesses sur les motorisations 3 cylindres (Cooper tout court essence), contre 8 rapports sur les 4 cylindres (Cooper D, S et SD). Autre commande « curieuse », mais ce n’est pas un reproche, le commodo des clignotants qui ne dispose pas de verrouillage : il ne reste pas en place comme dans la plupart des autos (que j’ai eu l’occasion de conduire, tout du moins) et revient à sa position initiale dans tous les cas. Durant les premiers kilomètres, je me posais ainsi souvent la question de savoir si j’avais bien enclenché la chose. Juste une habitude à prendre.

Quid des capacités tout-terrain ? N’ayant qu’une « simple » 2 roues motrices à ma disposition, je ne me suis pas aventuré en forêt pour tenter quelconque croisement de pont extrême ou traversée de gué. En revanche, pas de soucis pour évoluer tranquillement sur les petits chemins non carrossés, la garde au sol de 16 cm permettant quelques escapades sages hors des sentiers battus.

Alors, elle est plutôt sympa cette voiture, non ?

Bilan / Tarifs

Assez, oui, j’ai d’ailleurs été agréablement surpris. Je ne suis pas un fan absolu de son look, mais dans l’ensemble ses prestations sont plutôt intéressantes, surtout dans cette configuration. Je m’attendais à quelque chose de moins pêchu et plus étriqué, mais il faut bien reconnaitre que les performances sont tout à fait satisfaisantes et que l’auto est très habitable. Il est toutefois difficile de comparer la Mini Countryman par rapport à d’autres concurrents car il est un peu le postérieur entre deux fauteuils.

Avec 4,29 m, il se situe dans la partie haute des petits ou dans la partie basse des grands, au choix. Les Jeep Renegade et Fiat 500X mesurent 4,25m, les Mazda CX-3 ou Opel Mokka X 4,27m, un Suzuki S-Cross 4,30m. Au-dessus, on a les Seat Ateca, Toyota C-HR et Kia Niro à 4,36m, Range Rover Evoque à 4,37m, Nissan Qashqai à 4,38m, Audi Q3 à 4,39m, Peugeot 3008 et Renault Kadjar à 4m45 et enfin le Tiguan à 4m48… Le BMW X1, avec lequel il partage sa plateforme, mesure quant à lui 4,44m.

Mais au vu de ses prestations et de son tarif, il conviendra de le placer plutôt dans la deuxième partie de ce classement.

Car c’est aussi ici que le Countryman revendique son côté premium.

Disponible à partir de 31 500€, la Mini Countryman Cooper S réclamera le passage obligatoire par la case packs et options pour se retrouver dans une configuration telle que celle présentée ici :

  • Pour la finition JCW : 6 600 € (béquet, chromes extérieurs, suspension pilotée, kit aéro, modes de conduite, projecteurs full leds, rétros électriques, tapis en velours…)
  • Pour le pack high-tech : 2 450€ (affichage tête haute, navigation pro, régulateur actif ; chargeur de téléphone à induction…)
  • Les jantes 19 pouces : 810€
  • Les sièges sport : 1 220€
  • Et quelques autres babioles comme : l’accoudoir central arrière à 260 €, l’alarme à 360 €, les bandes de capot à 130 €, la caméra de recul à 390 €, le hayon électrique à 460€, le réservoir à carburant plus grand (original comme option) à 60€, la déco intérieure rétro-éclairée à 400€, les radars de stationnement AV et AR à 410 €, les rétros inter/exter électrochrome à 500 € et enfin la peinture « Chili Red » à 630 €.

Soit pas moins de 14 680 € d’options pour un total de 46 180€, ce qui commence à faire beaucoup je trouve !

Pour ce prix, il est possible de s’offrir un Peugeot 3008 GT 180ch (HDi, certes) tout équipé, ou un Tiguan 2.0 TSI 180 Carat 4 Motion, tous deux plus grands que la Mini Countryman, mais moins personnalisables et fun, il est vrai, c’est ici la spécificité du Mini.

Pour une version 4 roues motrices All4, il faudra ajouter encore 2000€ au tarif déjà salé. Bien sûr, rien ne vous empêche de vous diriger vers un combo motorisation/finition moins huppée ou opter pour moins de personnalisation pour revenir à un tarif plus raisonnable.

Les tarifs de base s’échelonnent de la manière suivante :

Essence :

MINI Cooper Countryman 136 ch26 900 € (neutre BVM et BVA)
MINI Cooper Countryman 136 chALL428 900 € (malus BVM 410€/ BVA 253€)
MINI Cooper S Countryman 192 ch31500€ (malus BVM 540€/ BVA 300€)
MINI Cooper S Countryman 192 chALL433 500 € (malus BVM 2610€/ BVA 953€)
MINI JCW Countryman 231 chALL439 600 € (disponible en mars)

Diesel :

MINI Cooper D Countryman 150 ch29 900 € (neutre BVM et BVA)
MINI Cooper D Countryman 150 chALL431 900 € (malus BVM 50€ / BVA neutre)
MINI Cooper SD Countryman 190 ch35 400 € (neutre BVM et BVA)
MINI Cooper SD Countryman 190 chALL437 400 € (malus 60€)

Hybride rechargeable :

MINI Cooper SE Countryman 224 che-ALL438 400€ (estimation, disponible le 22 juin, bonus 1000€)

Des tarifs élevés, donc, mais la plupart des acheteurs préfèrent la LOA, la valeur résiduelle d’une Mini étant toujours très élevée comparée à ses concurrentes.

Le configurateur est disponible à cette adresse.

La nouvelle Mini Countryman est disponible depuis le 9 février dernier en concession.

Texte et images : Romain BRESADOLA pour Le Nouvel Automobiliste