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Essai BMW Série 4 Cabriolet : retour aux sources

Alors que la précédente génération était équipée d’un toit rigide permettant de la transformer en coupé, cette nouvelle BMW Série 4 Cabriolet marque un retour aux sources en adoptant une véritable toile à l’insonorisation très travaillée. Souhait de la marque bavaroise de revenir aux fondamentaux ou choix technique permettant de réduire le poids ? Vous trouverez la réponse (et bien d’autres) dans notre article qui nous a permis de tester la BMW Série 4 Cabriolet avec le petit moteur essence de 184 chevaux.

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Essai BMW Série 4 Cabriolet : Une gueule toujours aussi discutable

Avant de parler de cette nouvelle génération de BMW Série 4 Cabriolet, replongeons-nous brièvement dans l’histoire des découvrables de la marque. A la fin des années 60, alors que BMW sort enfin la tête de l’eau avec ses modèles 02, l’entreprise Baur propose de transformer lesdits modèles en décapotables. Face à l’ampleur que prend le concept, BMW reprendra l’idée… et la production, en incluant ces découvrables dans son catalogue. Depuis, chaque génération de la Série 3 a eu droit à sa version cabriolet, en passant par des générations avec capote puis avec toit rigide dans les années 2000. Depuis 2013, pour différencier les berlines des versions Gran Coupé et Coupé 2 portes, BMW a opté pour l’appellation Série 4.

Tout juste remaniée, la BMW Série 4 Cabriolet a une particularité, celle de fâcher la plupart des aficionados de la marque, à cause de son énorme calandre, naturellement affaire de goût. Passé l’effet de surprise, force est de constater que les deux « haricots », comme on les appelle, collent plutôt bien à l’ensemble. Ensemble qui, avec cette ligne de caisse très élancée et sobre (au contraire de la calandre), séduit.

Autre fait marquant : le retour à la capote en toile, abandonnée depuis quelques générations. Même si l’on perd, avec, l’apparence d’un coupé lorsque le toit est rétracté, on gagne en élégance et surtout près de 40% sur le poids de l’engin. C’est loin d’être négligeable et cela permet de réduire drastiquement la hauteur du centre de gravité. A noter également que la capote se ferme ou se déploie en seulement 18 secondes. Ce n’est pas très rapide, mais tout ceci peut se faire jusqu’à 50 km/h, d’autant que la chorégraphie d’ouverture et de fermeture reste assez bluffante vu de l’extérieur.

Essai BMW Série 4 Cabriolet : un intérieur typiquement BMW… et un accès étriqué

En ce qui concerne l’habitacle, vous ne serez pas dépaysé puisque cette BMW Série 4 Cabriolet reprend trait pour trait l’intérieur du coupé… lui même très proche de la berline Série 3. La seule réelle différence, sur cette version cabriolet, est la traverse haute de l’encadrement du pare-brise. Celle-ci est légèrement plus basse que sur le coupé. Grâce à cela, vous pourrez conduire cheveux au vent lorsque la capote est repliée.

Si les grandes portes permettent d’accéder aisément à l’avant, atteindre les places arrière est, forcément, un peu plus compliqué, notamment capote fermée. Les places arrière sont par ailleurs assez étriquées.

Le volume de coffre évolue grandement par rapport à la précédente génération. Mensurations en hausse (+ 11 cm) et capote en toile permettent à la BMW Série 4 Cabriolet 2021 de gagner 80 litres de chargement supplémentaires, soit un total de 300 litres. Lorsque la capote est déployée, le volume culmine à 385 litres (+15 litres qu’auparavant).

Côté équipements, le cabriolet se cale sur la version coupé. Vous retrouverez ainsi les mêmes finitions (notamment la version de base dénommée « Série 4 » et la versions M Sport, dont bénéficiait notre modèles d’essai). La Série 4 Cabriolet ajoute toutefois un chauffage de nuques, le volant chauffant ou encore le filet anti-remous. Ces éléments sont disponibles dans le pack Confort, facturé 1 900 euros, dont bénéficiait notre modèle d’essai.

Essai BMW Série 4 Cabriolet : un moteur vaillant mais sans prestation sportive

Sur le plan technique, la Série 4 cabriolet reprend en partie les motorisations du coupé. Elle effectue donc le grand écart, entre le petit moteur 4 cylindres de 184 chevaux (dont nous disposions lors de l’essai) et la version M440i xDrive de 385 chevaux, en passant par une version diesel (oui, vous avez bien lu), à savoir la 420d de 190 chevaux. Une version M4 rejoindra prochainement la gamme.

Le bloc essence de 184 ch, qui équipe bon nombre de BMW actuelles, se montre plutôt vaillant avec ses 300 Nm de couple… Si et seulement si vous comptez conduire à la cool, le coude à la portière. La mécanique arrive vite à bout de souffle et manque d’agressivité lorsque l’on hausse le ton.

Cependant, même si cette BMW 420i n’offre pas des performances extraordinaires, elle a le mérite d’afficher une consommation assez modérée. Sur notre parcours, qui a mêlé différents types de routes, celle-ci s’est établie à un peu plus de 8 litres aux 100 km. Cela reste tout à fait acceptable, au vu des 1 765 kg sur la balance de l’engin.

Essai BMW Série 4 Cabriolet : un châssis digne de la marque et une insonorisation au top

Bien que le moteur manque de punch, le confort des suspensions est irréprochable. Le travail de rigidification effectué sur le châssis de la BMW Série 4 cabriolet fait merveille. Toutes les aspérités de la route sont gommées (malgré les roues de 19 pouces de notre modèle d’essai). On a l’impression d’être sur un tapis volant !

Rien à redire en termes de comportement routier non plus. On s’amuse réellement à placer ce cabriolet dans les enchaînements de virage, sans crainte de perdre le contrôle de l’engin, même si le train arrière peut se révéler un brin joueur sur sol mouillé.

En ce qui concerne l’insonorisation, celle-ci nous a fait bonne impression. La capote en toile de cette Série 4 cabriolet est effectivement très innovante, avec l’adoption d’arceaux plats permettant de réellement « plaquer » la toile et de se retrouver ainsi dans un véritable cocon, comme dans un coupé. Des cordons viennent par ailleurs tirer la capote afin de ne pas avoir un effet de flottement à haute vitesse.

Essai BMW Série 4 Cabriolet : quelle concurrence ?

Quand bien même les cabriolets se font de plus en plus rares, notamment chez les constructeurs généralistes, les marques premium continuent de proposer ce type de carrosserie : l’Audi A5 et la Mercedes Classe C dans leurs versions découvrables sont ainsi les rivales de cette BMW.

La version d’entrée de gamme de l’Audi A5 cabriolet démarre à 62 510 euros, soit près de 3 000 euros plus cher que la BMW Série 4 (59 600 euros). Cela étant, l’Audi dispose d’un moteur un peu plus puissant (204 chevaux). Elle demeure malgré tout une traction avant, contrairement à la BMW qui est une propulsion.

Pour la Mercedes, le prix est à peu près similaire : 58 950 euros pour la version d’entrée de gamme dénommée AMG Line. Le niveau de puissance est identique à celui de la BMW (184 chevaux), avec là aussi une transmission aux roues arrières. Côté comportement, elle privilégie encore un peu plus le confort de conduite que la munichoise. Il est à noter qu’il s’agit de l’ancienne version de la Classe C et que ce cabriolet devrait être renouvelé bientôt.

Essai BMW Série 4 Cabriolet : le confort, son véritable atout

Digne héritière des modèles découvrables de la marque munichoise, cette BMW Série 4 Cabriolet procure un réel plaisir de conduite. Confortable et bien « designé » (si l’on fait abstraction de son énorme calandre, qui ne plaira pas à tout le monde), le cabriolet allemand se révèle être un bel objet.

Son manque de tempérament à haute vitesse peut néanmoins décevoir. On aurait voulu que le moteur se montre un peu plus expressif. Mais il ne faut pas oublier sa consommation très modérée au moment de l’achat…

Crédits photos : Christian Condé

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