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Toyota Celica

Toyota Celica Génération 4 (1986 – 1989) : en avant la Celica !

Toyota Celica

Suite des aventures de la Toyota Celica à l’occasion de ses 50 ans : place à la quatrième génération qui change tout. En effet, la voiture devient une traction mais pas seulement. La Celica peut, pour la première fois disposer de la transmission intégrale. Les victoires en rallye vont se multiplier… Place au récit !

En avant… et en travers, la Celica !

Lancée au mois d’août 1985, la quatrième génération de Celica s’écarte fortement de ces ancêtres : cette fois-ci, les roues avant deviennent motrices, le moteur devient transversal, la plateforme change : c’est la plateforme T de la Corona (génération T160), également devenue traction. A noter, bizarrerie nippone oblige, qu’il a existé une Corona Coupé, jumelle de la Celica Coupé mais dépourvue de projecteurs rétractables sur son marché domestique. Ceci étant posé, vous avez donc déduit que cette nouvelle génération de Celica se distingue toujours par ses projecteurs escamotables.

Toujours disponible en carrosseries coupé et liftback, la Celica n’a désormais plus de lien de parenté avec la Supra, dont la nouvelle génération devient un modèle à part entière. Cette fois encore, un cabriolet est produit par le carrossier américain ASC (American Sunroof Company) et est distribué par Toyota. La transformation se faisait de nouveau sur la base de la version coupé ; ainsi, les cabriolets vendus au Japon franchissaient le Pacifique par deux fois avant d’arriver entre les mains de leurs clients.

Esthétiquement, elle annonce une tendance de la fin des années 80 (en particulier sur les voitures à hayon) : le pavillon flottant grâce à une surface vitrée entourant des montants noir brillant. Les Toyota Corolla Liftback, Suzuki Swift, Honda Concerto, Rover 800, Citroën XM ou même le projet avorté de Renault Allure, notamment, reprendront cette formule. Cette fois-ci, la Celica n’innove pas avec des équipements ultra modernes comme la précédente avec son système, certes primitif, de navigation. La voiture met surtout le paquet côté mécanique.

En avant… et en arrière aussi : la Celica se met en quatre pour gagner !

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La quatrième Celica ne s’est ainsi pas contentée de la traction : elle a également enfanté une version à transmission intégrale baptisée ST-165 ou GT4, sauf aux Etats-Unis où elle reprenait la dénomination All-Trac Turbo (All-Trac étant employé sur la Corolla éponyme, que l’on a connu ici sous le nom de Tercel 4WD). Vous suivez ? Cette Celica à 4 roues motrices apparaît au Japon en octobre 1986 avant d’être exportée. C’est le début d’une lignée de trois générations de Toyota Celica GT4. Le moteur de la GT4, étrenné dans chacune des trois générations (à quelques évolutions près) est le 3S-GTE, une version turbo-compressée du moteur 3S-GE vu ailleurs sur le modèle.

Et Toyota avait comme une idée derrière la tête : cette version turbo à transmission intégrale était là pour pouvoir homologuer la voiture en rallye. Et c’est grâce à cette Celica ST-165 que Toyota a remporté ses premiers succès importants dans la discipline et cette Celica a offert son premier titre au japonais : champion du monde des pilotes en 1990 grâce à Carlos Sainz.

Par ailleurs, il n’y a pas que le WRC dans la vie et la Celica permet à de nombreux pilotes de s’illustrer en rallye : Mohammed Bin Sulayem a obtenu 6 victoires en MERC (1986, 1987 et 1988 sur turbo, puis 1989, 1990 et 1991 sur GT-Four), tandis que David Llewellin a eu 2 succès en BRC (1989 et 1990) et Jimmy Girvan en Écosse en 1990. En 1991, un certain Marcus Grönholm décroche son premier titre finlandais en Groupe N. EN 1992, c’est au tour de Franz Wittmann en Autriche, puis de Paweł Przybylski en Pologne (1993 et 1994) : la Celica totalise ainsi 13 titres.

Pour en revenir à la Toyota Celica de série, je vous fais grâce d’un descriptif détaillé de toutes les motorisations et versions disponibles selon les marchés : au moins 8 déclinaisons des 1,6 l, 1,8 l et 2,0 l ont existé en version injection (voire carbu pour certains 1,6 l), et bien entendu en atmo ou turbo pour la ST-165. Sans parler des niveaux de dépollution. Si vous tenez à avoir le détail complet, rendez-vous sur Wikipedia.

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Cette quatrième génération, à travers sa version à 4 roues motrices, va permettre un point d’inflexion dans la carrière sportive de la voiture. Rendez-vous demain pour la suite des épisodes !

Retrouvez les autres épisodes de la saga Celica :

Sources : Toyota, Wikipedia