Le Nouvel Automobiliste

Lecture : la revue Lignes Auto renaît !

Les bonnes nouvelles dans la presse automobile ne sont pas nombreuses alors quand un titre renaît, on ne manque pas de le dire. L’année 2020 aura vu le groupe Hommell démantelé avec des risques pour la poursuite de certains de ses titres (écartés pour Nitro mais pas pour tous). Du côté du design, la référence demeure, chez les quelques buralistes qui le proposent en import, la revue bimestrielle italo-britannique Auto & Design. Mais que les fans de design se rassurent, une revue francophone fait en cette fin 2020 son grand retour : Lignes Auto !

Lire entre les Lignes

Lignes Auto, c’est d’abord un site internet, apparu sur les écrans mi-2018. A sa tête, le journaliste Christophe Bonnaud, bien connu des lecteurs de l’Auto-Journal et d’Auto Plus dans les années 1980/90, ou encore de Rétroviseur et de la défunte institution Automobiles Classiques. Il avait fondé en 2008 le magazine Lignes Auto, premier du nom, et déjà entièrement dédié au design : analyse, prospective, interview, enfin accessible aux francophones à une époque où les vocations de designers se multipliaient. La revue était initiée par trois hommes : Christophe Bonnaud donc, Nicolas Langlois et le photographe Patrick Sautelet, disparu depuis.

Innovante par son sujet, la revue s’était lancée avec un grand dossier sur Citroën (à l’époque où les chevrons faisaient feu de tout bois avec les études GT et Hypnos, l’arrivée de la C5 II…) puis avait changé de formule suite à un grand sondage réalisé auprès des lecteurs. D’abord bimestrielle à 6 €, Lignes Auto était devenue trimestrielle, imprimée en grand format (à 9,50 €) et surtout écrite en français et anglais, un bilinguisme comme Auto & Design. Ce côté extrêmement atypique dans les linéaires fit hélas long feu, cessant après seulement 7 numéros en mars 2010. Je me souviens avoir déniché ce n°7, dédié à la renaissance du style Peugeot (marquée par les études BB1 et SR1 sous la férule de Gilles Vidal) chez un buraliste d’Auvergne le jour-même où il devait retourner chez l’éditeur. J’ignorais alors que c’était la fin.

The end has no end

Dix ans plus tard, Lignes Auto est pourtant de retour, sur les écrans mais aussi sous une forme inédite : le mook, hybride entre magazine et livre (magazine/book). Oublié le grand format vertical, c’est désormais à l’italienne, en format paysage si vous préférez, que la revue est éditée ! La pagination passe à 128 pages, et sans publicité s’il vous plaît ! Sa mise en page est signée Yves Le Ray, que les bibliophiles du design connaissent bien puisqu’il signe la maquette des livres de design chez BJB Editions, dont le dernier consacré aux Concepts-cars Renault. A la rédaction, Christophe Bonnaud bien sûr mais aussi Olivier Guin, spécialiste du design et historien de l’automobile, à la tête de Car Design Archives.

Signe des temps, ce n’est pas en kiosques ni même en librairies que vous assisterez au retour de Lignes Auto : c’est par internet qu’il faut le commander, gage de moins d’incertitudes en cette année 2020 qui a vu tout à la fois le naufrage de Presstalis et les fermetures répétées de librairies. Et si le prix a augmenté, passant à 28 euros (+6 de frais de port), il est surtout à mettre en rapport avec l’impressionnant contenu dont sont jalonnées les pages ! De l’inédit, de l’histoire, de l’explication didactique, de la mise en perspective… Un régal à découvrir, un plaisir pour se cultiver, et ce pour tous puisque la revue demeure bilingue français/anglais afin d’accompagner l’audience captée par le site internet.

Une table des matières… de style

Au programme de ce numéro 1, un grand dossier sur… Citroën ! Ou comment comparer, à 12 ans d’écart, l’évolution du style et des inspirations des chevrons. Vous y retrouverez notamment l’histoire du projet L (future CX, dernier grand projet 100 % Citroën), une interview de Dan Abramson (les études Activa, la C6), la transition d’Alexandre Malval à Pierre Leclercq ou encore des carrosseries jamais vues de Chapron sur base de GS et SM !

Côté Actualité, les derniers concepts-cars Mégane eVision et DS Aero Sport Lounge sont analysés de même que la création de la BMW Série 4. Les véhicules ultra-urbains BB1 de Peugeot et Ami de Citroën sont mis face à face, tandis qu’une inédite silhouette de Renault, le C-Space est révélée. Quatre biographies retracent des moments de l’histoire de grands designers : Giugiaro, Harley Earl (GM), Pinin Farina et Geiger (300 SL papillon). La partie Archives est, en fin de numéro, consacrée au projet de Golf signé Pininfarina à l’époque où VW tergiverse pour remplacer sa Coccinelle, au coffre à double ouverture imaginé dès les années 1990 par Renault bien avant BMW ou Skoda, et enfin à l’histoire secrète de la source d’inspiration de Matra pour l’Espace, avec Car Design Archives.

Pour commander ce numéro de Lignes Auto, rendez-vous sur son site à ce lien. Et dépêchez-vous : imprimée à seulement 400 exemplaires, il ne reste plus qu’une poignée d’unités de ce 1er numéro. Pour celles et ceux qui l’on déjà entre leurs mains, rendez-vous est pris pour la fin de janvier pour découvrir le n°2 de Lignes Auto !

PS : nous sommes également à la recherche des premiers numéros des Lignes Auto (1 à 7) pour compléter nos collections : n’hésitez pas à nous écrire ici si vous les avez !

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