Le Nouvel Automobiliste

Succès pour la Traversée de Paris hivernale 2021 ! (photos, vidéos)

En l’espèce de quelques mois, nous avons presque oublié le bonheur que cela offrait. Vous vous souvenez des rassemblements, des concentrations, des salons automobiles ? Ou est-ce que pour vous aussi cela ne sonne pour vous que comme de lointains échos ? Mais, dans un océan d’événements reportés et annulés, la Traversée de Paris, l’une des plus célèbres sorties d’automobiles anciennes et récentes en France organisée par Vincennes en Anciennes, est restée fidèle à son édition hivernale !

8h20 : Dans la paix des brumes

Ce dimanche 31 janvier n’est pas une date tout à fait habituelle pour une Traversée de Paris. D’ordinaire organisé tout début janvier, l’événement a cette fois reculé pour mieux sauter d’éventuels risques de report ou d’interdictions, en raison de la crise sanitaire. Le suspense aura duré jusque 48 heures avant le départ mais la Préfecture a bien autorisé cette 21e Traversée hivernale. Un petit rayon de soleil d’espoir et de bonheur pour les collectionneurs et les passionnés, dans un océan de marasme.

Le jour n’est pas encore tout à fait levé mais une invitée gênante est déjà au rendez-vous : la bruine. Il a plu toute la nuit et les jours précédents en Île-de-France, et une crue -classique à cette époque de l’année- de la Seine est d’ailleurs en cours. Heureusement, cette rosée finira par cesser à 9h passées. En évitant les flaques, c’est l’occasion de découvrir la nouvelle formation de départ proposée par Vincennes en Anciennes : en effet, pour éviter le rassemblement habituel où les voitures se garent devant le Château, un circuit a été créé pour que les participants récupèrent le parcours, et leur plaque indicative. Encore faut-il réussir à négocier les épingles du circuit d’attente, mais le choix est malin ! On remarque déjà quelques beaux modèles dont une réplique de la Ford Mustang d’Un homme et une femme, une très jolie Citroën 5HP, ou encore un trio de modèles amenés par l’Aventure Peugeot Citroën DS (une Ami 6 pour ses 60 ans, une 106 pour ses 30 ans et une DS… parce qu’une DS !).

Au fur et à mesure que le soleil se lèvent, les concurrents s’accumulent et les files d’attente s’allongent ! Quel bonheur de respirer à nouveau ces odeurs du passé, même à travers un masque ! Il y a du monde, et il n’y a surtout pas moins de monde ! Tant côté curieux que côté voitures, cette Traversée semble faire au moins aussi bien que les précédentes, voire plus en nombre de modèles ! Jusqu’aux plus inattendus, tel un Grand Bi, une Mercedes limousine à 6 portes (!), ou encore les autobus de l’AMTUIR. L’association a cette année dépêché, en plus de ses Renault TN et SC10 R, un étrange Heuliez GX 44, seul modèle survivant d’une série de bus spécialement carrossés comme des GX 107 pour la ville de Nantes… sur des châssis de Mercedes O 305. On vous propose de vivre l’ambiance de ce départ en vidéo ci-dessous mais aussi sur Twitch !

Au total, l’association Vincennes en Anciennes a recensé 714 véhicules anciens inscrits à raison de 580 autos, 89 motos, 41 vélos, 1 tracteur, et 4 bus.

9h40 : Traversons Paris !

Il est temps de partir ! Et comme toujours avec ce type de rendez-vous, il faut savoir se montrer patient. La circulation dans les artères parisiennes bouchonne rapidement, dès avant la Porte Dorée, et encore plus pour rejoindre Montmartre. Le parcours choisi passe par la place de la Bastille et celle de la République, deux places redessinées ces dernières années. Les espaces piétonniers y sont bien plus larges, et si le nombre de voies de circulation a été réduit, celles-ci ont le mérite d’être plus claires pour se diriger que les anciens “tourniquets”. On prend donc son mal en patience, tandis que d’autres font -déjà- refroidir des moteurs pris de chaleurs.

Tout au long de notre parcours dans le XIIe arrondissement puis sur les grands boulevards, une évidence se ressent : cette Traversée est un succès. En nombre de voitures on l’a déjà dit, mais en ferveur aussi. Applaudissements, pouces levés, sourires, vivas des enfants, réactions des passants, à pied ou à vélo, qui veulent connaître la prochaine étape “pour aller voir la fête” ! Si parfois lors de précédentes éditions certains mots méchants ou mesquins avaient pu être entendu de la foule, cette fois c’était l’unanimité derrière la Traversée : un beau signe d’espoir à l’heure à la défense du patrimoine roulant de tous âges et de toutes époques passe par le fait de continuer à le rendre visible et accessible à tous.

Au pied de la butte, nous arrivons avant la fermeture à la circulation, fixée à 11h les dimanche. Rue Caulaincourt, puis rue Lamarck, et nous voilà au pied de la basilique sur Sacré Cœur !

10h40 : Sacré Cœur, sacrées voitures !

C’est “le” passage aussi symbolique que traditionnel des Traversées et il est aussi synonyme de réussite cette année. Et le chic est de mise aussi avec de belles françaises : Alpine Le Mans, Peugeot 504 Cabriolet, Citroën SM ou encore un superbe taxi Peugeot 401 et son adorable samoyède, le spectacle fait plaisir à voir. L’incongruité d’un pick-up F250 dans des rues si petites surprend aussi : il n’y a guère que lors des Traversées que l’on voit ça ! Les Mustang sont en nombre, de même que les lignes carrées des R8, R10 ou Simca 1000 (issue de la CAAPY), aux antipodes des rondeurs des 2CV, des Simca Aronde Elysée ou même de la très rare MG Magnette. Et que dire du chic néo rétro de la BMW Z8 ?

S’il y a bien un invité manquant, c’est le ciel bleu et son soleil. Il faudra s’en passer alors que le cortège reprend sa route, direction le Grand Palais, passage obligé de cette Traversée, et présent sur l’affiche de Thierry Dubois. Pour cela, direction le Rond-point de l’Etoile, puis la Tour Eiffel avant d’obliquer vers les Invalides.

Si les arrêts sont en principe proscrits, ils ont été heureusement tolérés dans les faits, y compris place de la Concorde, principal lieu de ralliement. Une inflexion heureuse après une Traversée estivale 2020 où les participants avaient seulement pu… traverser Paris d’est en ouest vers Meudon. Direction était cet hiver ensuite prise vers l’Opéra Garnier avant de retourner à Vincennes.

11h30 : au Rond-Point du Bleuet de France

Devant l’Hôtel des Invalides, les voitures se massent tant sur les bas-côtés qu’au centre de la place. Le cortège d’anciennes et de modernes se mêle à la circulation conventionnelle, offrant un paysage inattendu et original. Pour beaucoup, et pour nous d’ailleurs, la Traversée s’arrêtera là car il est temps de rentrer chez soi ! Certains viennent de loin en effet, où doivent être chaudement vêtus, à l’image du conducteur de tracteur Renault 421 !

On notera la présence de plusieurs 2 CV Azelle cabriolet dont une dans une déco “Chic” signée Serge Gévin, ou encore une Aston Martin Cygnet, plus rare encore que les 2 DBS présentes ce matin-là ! Parmi les belles rouges italiennes, une Dino 246 GT, une Bizzarrini 5300 GT, une Ferrar 365 GT 2+2, une De Tomaso Pantera ou encore une Lamborghini Countach, ainsi qu’une floppée de Lancia Fulvia, à bord d’une desquelles nous avons pu suivre cette Traversée.

Au centre du Rond-Point du Bleuet de France, anciennes et modernes sympathisent : la BMW Z8 bleu Topaz croisée à Montmartre est toujours là, ainsi qu’un curieux duo de japonaises façon Initial D, une Toyota AE86 et une Honda e ! Des transformations ultra réussies, de même que la Jaguar Type E façon Lightweight ou la remorque de la Simca Chambord !

Nous espérons que cette Traversée en image vous aura plu, et nous croisons les doigts pour que l’édition Estivale puisse avoir lieu normalement et avec la même ferveur en août prochain !

Photos : Le Nouvel Automobiliste

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