Le Nouvel Automobiliste
Normandy Beach Race 2020

Normandy Beach Race 2020 : vent de fraîcheur des années 40

À l’instar des courses américaines depuis le début du vingtième siècle, la Normandy Beach Race transporte l’amateur d’automobile dans un autre temps. Celui des courses autos et motos des années 40/50 sur les plages de sable. Les organisateurs de la Normandy Beach Race ont revisité le concept en France pour sa deuxième édition sur la plage de Ouistreham Riva-Bella. Fin septembre, des dizaines de véhicules se sont à nouveau rassemblés sur la plage normande pour offrir un spectacle mécanique en s’affrontant un contre un sur 200 mètres de sable fin.

La manifestation est pour le moins rafraîchissante dans le paysage automobile actuel, encore plus durant cette période singulière où les événements autos se font rares. Le week-end se veut dépaysant avec un plateau de véhicules aussi insolite qu’éclectique : on peut autant côtoyer des Ford T que des hot-rods, en passant par des voitures de collection des années 30-40, des motos ou encore des « belly tanks ». Dès ses premiers pas sur la plage, le spectateur est plongé à travers une autre époque en découvrant uniquement des véhicules atypiques construits avant 1947. Et le tout est agréablement appuyé par les tenues d’époque arborées par une large partie des participants, pilotes et mécaniciens.

Même si la météo n’était pas de la partie en fin de week-end avec un fort vent et un ciel menaçant, les spectateurs étaient à nouveau présents pour aborder l’automobile ancienne dans un univers en dehors du temps. Un peu plus de proximité avec les véhicules serait encore plus bienvenue, mais les pilotes n’hésitent pas à faire le show sur la piste. Autant certaines machines sont à l’aise pour jouer les équilibristes sur le sable de Ouistreham, autant d’autres ont bien du mal à prendre de la vitesse et on se demande presque pourquoi mettre de telles machines dans ces conditions. C’est le cas de quelques « belly tanks » et de leur carrossage qui rase le sol. Rappelons que ces modèles sont d’autant plus impressionnants qu’ils ont été conçus sur la base de surplus de réservoirs de carburants d’avions de chasse.

Renault Classic a également participé avec trois modèles phares. On y retrouve par eux deux Primaquatre : une Primaquatre KZ10 de 1933 transformée en dépanneuse, ainsi qu’une Primaquatre Coupé de 1938 encore dans un esprit « sortie de grange » qui affiche sans rougir ses points de rouille et défauts de carrosserie. Le troisième modèle le plus marquant est la Nervasport des Records de 1934, animée par son 8 cylindres en ligne de 4 825 cm3, qui est notamment connue pour ses 3 records de roulage réalisés à une vitesse moyenne de 168 km/h.

D’autres véhicules s’exposent en statique sur le front de mer. C’est une autre ambiance avec beaucoup plus de voitures « de série » mais c’est surtout un festival de designs, de couleurs et de découvertes de tous les âges. Mêmes des poids lourds du fameux constructeur Berliet prennent la pose pour l’occasion grâce à l’Association Normande d’Anciens Utilitaires. 

Crédit photos : Romuald Terranova – Le Nouvel Automobiliste