Site icon Le Nouvel Automobiliste

Design1880, un nouvel acteur du rétrofit qui dévoile une Fiat 500 !

Ah, le rétrofit, l’un des sujets les plus commentés dès qu’il s’agit d’avoir un avis et, comme souvent, ce sont ceux qui crient le plus qu’on entend. Mais dans les coulisses, les initiatives progressent : preuve en est Design1880 qui dévoile une Fiat 500 rétrofit au salon Epoqu’Auto ! Rangez vos cris d’orfraie et voyons d’abord de quoi il retourne.

Le rétrofit sur Fiat 500 par Design1880

Petit rappel des faits pour ceux qui prennent le train de l’électrification en marche : le rétrofit, c’est la transformation d’un modèle thermique en un modèle d’une autre énergie, le plus souvent électrique. Le sujet est majeur pour augmenter la durée de vie des véhicules, notamment les flottes industrielles (bus, camions), recycler les modèles existants, ou pour qui souhaite réduire son empreinte carbone et circuler dans les zones à faible émissions (ZFE). Pour l’heure, un seul acteur a fait homologue un rétrofit, le 2CV Méhari Club de Cassis, mais d’autres se pressent, à l’image de Design1880 sur une Fiat 500.

Et c’est justement la base qui compte : une Fiat Nuova 500 de 1970, l’une des voitures européennes les plus produites, que l’on retrouve à -presque- toutes les ventes aux enchères de voitures, n’est certainement pas un modèle menacé par la raréfaction. C’est le crédo de Design1880 : s’intéresser aux voitures classiques, compactes et populaires. On peut donc sans crainte lever l’hypothèque d’une « atteinte à la valeur » que ce rétrofit induit, d’autant qu’il va au-delà du simple changement de moteur.

En effet, derrière Design1880, il y a le mot… Design. Ainsi cette 500 peut, comme ses grandes sœurs modernes, être personnalisable avec des autocollants, des teintes, et même un accroche smartphone qui s’intègre harmonieusement à la planche de bord, en lieu et place du cendrier. Les manomètres évoluent aussi : le compteur devient digital pour offrir différents affichages, et une enceinte connectée est installée pour donner un meilleur son qu’à l’époque (et encore, quand il y avait la radio intégrée ce qui n’était pas toujours le cas !). Vous pouvez même opter pour un boîtier statistique pour inciter à l’éco-conduite, tandis que d’autres options sont en réflexion.

Le durabilité comme démarche

Côté moteur, le bloc thermique de 500 cm3 est remplacé par un bloc électrique de même puissance, 13 kW / 18 ch. La batterie Lithium-fer-phosphate a une capacité de 12 kWh, soit 85 à 100 km d’autonomie selon la conduite rechargeable en 4 heures sur prise Type 2 3 kW, ou 2 heures avec un chargeur 6 kW. Comme pour tout rétrofit, les concepteurs ont dû adapter l’implantation des nouveaux composants pour ne pas faire varier le comportement routier de la 500.

La masse totale s’élève à 595 kg et la vitesse maximale 95 km/h, exactement comme il y a 50 ans ! L’équipement de la voiture en moteur et batterie recourt à des fournisseurs français ou européens, de façon à limiter l’empreinte carbone de la chaîne d’approvisionnement mais aussi à bénéficier à l’emploi dans cette partie de l’hémisphère. La réalisation technique de la voiture est signée Mob-ion, et le kit technique de transformation sera bientôt en cours d’homologation. Le modèle se destine plutôt à un cadre urbain ou touristique, l’autonomie étant limitée -mais la 2CV R-Fit ne fait pas mieux, avec 90 km d’autonomie.

Avant cela, la Fiat 500 Rétrofit de Design1880 fait sa première apparition publique au Salon Epoqu’Auto, qui coïncide avec l’ouverture de son carnet de commandes. Si le salon lyonnais est connu pour accueillir nombre de restaurateurs et de relookeurs de Fiat 500, certains stands en étant particulièrement garnis, la version rétrofit « imaginée en France » est une première. Que l’on espère retrouver bientôt sur nos routes et pourquoi pas pour un essai !

Photos : Design1880

Quitter la version mobile