Le Nouvel Automobiliste
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Waaijenberg Canta LX, la mini-voiture coqueluche d’Amsterdam

Dans le port d’Amsterdam, il y a des marins qui roulent, et certains d’entre eux se déplacent au volant de la Canta LX, aussi appelée Canta tout court. Vous ne voyez pas de quoi on parle ? Depuis 1999, l’autre symbole de la capitale du plat-pays après ses vélos, ses façades et ses canaux est cette mini-voiture de moins de 2,30 m. Et comme tout ce qui est petit est mignon, partons à sa découverte !

La Canta, plus petite voiture du monde ?

Sur les trottoirs, dans les parcs, sur les places et dans les rues d’Amsterdam, elles sont là. On ne peut guère les manquer avec leur mini-silhouette, et leurs monogrammes Canta LX inscrits sur chaque face. Deux portes, une porte de coffre basculante verticale, et de toutes petites roues. A bord, deux places et c’est tout, car de toute façon l’habitacle ne peut rien accueillir de plus ou presque. Il existe même une version, l’Inrij Canta, pensée pour accueillir un handicapé à bord (voir plus bas).

Longue de 2,28 m, la Canta est plus haute (1,63 m) que large (1,10 m), ce qui lui permet de rouler sur les trottoirs ou les voies cyclables, et toute personne s’étant un jour rendu à Amsterdam sait combien celles-ci sont nombreuses. Cela fait d’elle l’une des voitures les plus petites au monde, en concurrence avec l’Isetta (2,27 m). A titre de comparaison, une Smart mesure 2,70 m… et la JDM 49 de 1983, 2,09 m ! Car, comme l’on pouvait s’en douter, avec un format pareil la Canta est une voiture sans-permis.

Un mini-moteur Honda pour la Canta

Sous le capot de la Canta, c’est un moteur Honda de 160 cm3 de 5,5 ch -ou 200 cm3 de 6,5 ch, selon les versions- que l’on trouve. Ainsi pourvue, la Canta peut accélérer jusqu’à 45 km/h environ, aux Pays-Bas en tout cas car la version britannique peut grimper jusqu’à 70 km/h. C’est fou, mais en même temps elle ne pèse que 345 kg…  Alliée à une Transmission à Variation Continue, la voiture a des accélérations linéaires. Pas sûr donc que le Canta crisse (ni même que la Canta trisse d’ailleurs).

Une version électrique a été étudiée pour l’Allemagne, dont la vitesse de croisière se limitait à 25 km/h, sans que les prototypes ne passent à la production de masse. La production de la Canta est de toute façon homéopathique : quelques centaines d’exemplaires sont produits chaque année seulement. A l’export, quelques modèles se sont retrouvés en Norvège, Autriche, Grèce et même aux États-Unis.

Déjà 20 ans !

Le fabricant de la Canta, Waaijenberg Mobiliteit, en a étudié la conception dès 1985 avec l’Université Technique de Delft. Eh oui, cela fait plus de 20 ans que cette batave est en pleine lumière. Les Canta sont considérées comme des aides à la mobilité, au même titre que les tricycles électriques des personnes âgées par exemple. Sa maniabilité est totale, avec un diamètre de braquage meilleur que celui d’une Smart ForTwo : 6,9 m seulement !

La production des Canta a démarré en 1995. Chaque exemplaire est réalisé « à la demande », selon les souhaits des clients : commandes à droite, à gauche ou directement sur le volant. A l’image des fauteuils des anciens Renault Espace, les sièges de la Canta peuvent pivoter pour en faciliter l’accès.

Accessible aux handicapés

Mais quitte à s’adapter à tous, la Canta est aussi pensée pour les handicapés. Elle devient alors Inrij Canta : le conducteur entre par la porte de coffre arrière, et ne quitte pas son fauteuil pour conduire. Une rampe se déploie pour que le fauteuil roule, tandis que des suspensions pneumatiques abaissent le seuil d’accès pour monter à bord. La caisse se relève une fois le moteur allumé. Pour un peu, la Canta se prendrait pour une Citroën ! Et ce ne serait guère étonnant, tant les hollandais collectionnent la marque aux chevrons…

Pour la petite histoire, la Canta a aussi été une star de télévision en 2012, avec « De Canta danst ! ». Il s’agit d’une chorégraphie, imaginée avec le Ballet national hollandais, sur une musique de Robin Rimbaud, qui fit danser des Canta sur scène.

Envie de vous acheter une Canta ?

Tout ce qui est petit est mignon disions-nous en introduction… Mais tout ce qui est petit est cher, souvent. La Canta ne fait pas exception, avec une gamme qui par le passé s’égrainait ainsi :

  • Canta LX 160 cm3 en entrée de gamme pour environ 12 000 €, disponible en rouge ou blanc
  • Canta LX Exclusive 200 cm3 pour 13 000 € environ, disponible aussi en vert ou gris
  • Canta LX Exclusive Plus à près de 14 000 € avec quelques services additionnels « de luxe »
  • Inrij Canta à 18 950 €.

La gamme a considérablement changé au début du mois avec la présentation d’une nouvelle Canta, toute belle, toute redessinée, plus longue (2,53 m) et disponible de 13 250 à 14 250 € en essence, et même une version électrique E-Comfort. Ne survit à cette nouvelle gamme que l’Inrij Canta, toujours à près de 19 000 €.

Le reste de la gamme Waaijenberg comporte des Microcar, Ligier et Chatenet (ainsi que des JDM jusqu’à la fin de cette marque en 2014), c’est-à-dire des VSP français importés, mais aussi des scooters et autre « Scootmobiel » (adaptés pour personnes à mobilité réduite).

Photos : The Automobilist