Le Nouvel Automobiliste

Volkswagen T-Roc 2017 : nouveau blockbuster (galerie, vidéos)

Volkswagen est en pleine forme. Après avoir présenté l’Arteon en mars et la Polo VI en juin, la firme allemande dévoile le T-Roc. Une nouvelle appellation pour un nouveau SUV dans la gamme, promis au succès.

Qu’il est loin, le temps où les berlines composaient l’essentiel des gammes des constructeurs. Aujourd’hui, ce sont plutôt les SUV qui envahissent le marché. Volkswagen surfe sur la vague et présente aujourd’hui le T-Roc. Si le modèle est nouveau (tout comme son nom), il ne doit pas vous être totalement inconnu pour autant. Cela fait plusieurs années que la firme allemande annonce son nouveau SUV citadin, à coups de concept-cars plus ou moins proches de la série. Il y a notamment eu le T-Roc Concept en mars 2014. Aussi, elle a entamé une vaste campagne de communication en avril dernier, à base de teasers vidéos. Une campagne qui s’est intensifiée ces derniers jours, où le T-Roc laissait entrevoir notamment ses optiques et un peu de son habitacle.

Volkswagen T-Roc 2017 : une recette connue

Aujourd’hui, fini les cachoteries : le Volkswagen T-Roc montre tout. Long de 4,23 m, pour 1,81 m de large et 1,58 m de haut, il vient se placer sous le Tiguan (4,48 m) et le Touareg (4,80 m) en Europe. Il devient ainsi le SUV le plus compact de la gamme Volkswagen.
Avec le T-Roc, Volkswagen investit d’ailleurs l’un des segments les plus porteurs du moment : celui des SUV « citadins ». Il est basé sur la plate-forme modulaire MQB, la même qui équipe notamment l’Audi Q2.

Comme son cousin d’Ingolstadt, le T-Roc offre des possibilités de personnalisation : trois coloris de toit sont ainsi proposés (« deep black », « pure white » et marron « black oak brown »). Côté design, le T-Roc semble davantage affirmé qu’une Polo ou qu’une Golf. Une impression renforcée par la teinte Jaune Curcuma visible sur les photos officielles (niveau couleurs un peu « flashies », il y aura aussi le Ravanna Blue -celui des photos- et l’Energetic Orange). Bien-sûr, les protections en plastique noir sont de mise, tout comme les sabots chromés à l’avant et à l’arrière ; SUV oblige. On note aussi un épaulement marqué, qui vient appuyer le profil du T-Roc. A l’arrière, comme sur le haut-de-gamme Arteon, l’appellation T-Roc s’inscrit sous le logo Volkswagen.

A l’intérieur : personnalisation et dernières technologies

Personnalisable à l’extérieur (du moins un peu !) le T-Roc l’est aussi à l’intérieur. Comme sur la dernière Polo, un bandeau parcoure la planche de bord, et celui-ci peut être couleur carrosserie. La planche de bord reste néanmoins classique, avec des aérateurs centraux déportés de part et d’autre de l’écran de navigation (comme une Golf Sportsvan, tout juste restylée), dont la taille varie entre 6,8 et 8 pouces selon les versions. Le T-Roc ne dispose donc pas de l’écran de 9,2 pouces des Golf et Golf Sportsvan restylée, avec la commande gestuelle. Il intègre tout de même les fonctionnalités MirrorLink, Apple CarPlay et Android Auto. En-dessous, on retrouve les boutons de réglage de la climatisation tandis que près du levier de vitesse, il y a deux prises USB et le chargeur à induction pour portable. En définitive, l’ergonomie ne dépaysera pas les possesseurs actuels de Volkswagen.

Nouveauté techno : comme dans la Golf restylée, ou l’Audi Q2 (essayé ici), le Volkswagen T-Roc remplace (en option selon les versions) les compteurs à aiguilles par une dalle numérique de 11,7 pouces, capable notamment d’afficher le GPS. Les aides à la conduite ne sont pas en reste : le T-Roc peut bénéficier en option du « Traffic Jam Assist », basé sur le suivi des lignes et le contrôle automatique de la distance. Un système capable de vous « remettre en place » si vous mordez la ligne jusqu’à 60 km/h. Autres nouveautés, le freinage automatique d’urgence avec détection des piétons, le régulateur adaptatif (de 0 à 210 km/h avec la boîte de vitesses robotisée DSG), le Park Assist 3.0 ou même la suspension pilotée et l’ouverture électrique du hayon !

L’habitacle du T-Roc

Et le volume de coffre dans tout ça ? Le Volkswagen T-Roc offre 445 dm3 (1290 sièges arrière rabattus). C’est mieux que le cousin Audi Q2 (405 dm3), mieux que le Peugeot 2008 (360 dm3) et mieux que le Renault Captur (377 dm3). Attention toutefois : tous sont plus petits que le T-Roc (le Q2 mesure 4,19 m de long, le 2008 4,16 m et le Captur 4,12 m). Concernant le Renault, il a l’avantage de proposer une banquette coulissante qui, avancée au maximum, fait passer le volume de coffre à 455 dm3.

Puissant T-Roc

A son lancement (en novembre en France, l’ouverture des commandes étant prévue pour septembre) le Volkswagen T-Roc embarquera sous son capot six motorisations. Trois essences, trois diesels. Ainsi, la gamme essence se composera du 3 cylindres 1.0 TSI 115 ch (BVM6), du nouveau 1.5 TSI 150 ch (avec désactivation possible de deux cylindres sur quatre selon le régime moteur, pour diminuer la consommation – BVM6 ou DSG7) et du 2.0 TSI de 190 ch, uniquement couplé à la boîte robotisée DSG7. Pour les aficionados du gazole, le 1.6 TDI 115 ch constituera l’entrée de gamme tandis que le 2.0 TDI la clôturera, dans ses livrées de 150 et 190 ch. Si le 150 offrira le choix (BVM6 et DSG7), le 190 imposera la DSG7.

Sur les blocs les plus puissants (TDI 150 et 190, TSI 150 et 190), il sera possible d’opter pour la transmission intégrale 4MOTION (initialement, le Volkswagen T-Roc est une traction… mais vous vous en doutiez !).

Quatre niveaux de finition, et un positionnement entre deux

Le Volkswagen T-Roc se déclinera en quatre finitions (T-Roc, Lounge, Carat et Carat Exclusive) sur le marché français. La version de base du T-Roc recevra déjà, notamment, le détecteur de fatigue, la climatisation, le front assist ou encore le lane assist et l’allumage automatique des phares. Un cran au-dessus, le T-Roc Lounge ajoutera les jantes en alliage (16 pouces),  les rétroviseurs rabattables électriquement, les phares antibrouillards ou… le siège avant réglable en hauteur. Le T-Roc Carat quant à lui mettra en avant ses jantes de 17 pouces, ses optiques 100% LED, la caméra de recul, e GPS ou l’Active Info Display (la fameuse dalle numérique qui remplace les compteurs à aiguilles). Enfin, le T-Roc Carat Exclusive ajoutera les vitres surteintées, la sellerie cuir, les jantes de 18 pouces ou le toit ouvrant panoramique.

De plus, pour fêter l’arrivée du modèle dans la gamme, Volkswagen proposera au lancement une série limitée « First Edition », comme il est dorénavant de coutume. Elle sera basée sur le niveau Lounge.

Nous ne connaissons pas encore les niveaux d’équipement des différentes finitions du Volkswagen T-Roc. Toujours est-il que ce nouveau venu semble vouloir frapper fort : les équipements sont inédits pour la catégorie (et haut-de-gamme), tout comme les motorisations, puissantes. Assurément, il paraît plus cossu que les Renault Captur, Peugeot 2008 ou Kia Stonic (récemment présenté sur The Automobilist). Mais attention : il est aussi plus grand, et semble finalement se retrouver entre deux catégories. Il concurrencera sans doute davantage les Fiat 500X, Mini Countryman voire Opel Mokka X (et bien-sûr, Audi Q2) que les SUV précités. Les prix devraient le confirmer, en étant plus élevés. Volkswagen a affirmé qu’ils débuteront à partir de 20000 euros en Allemagne.

Nous aurons l’occasion d’en reparler. Nous reviendrons notamment très bientôt sur la présentation officielle de ce Volkswagen T-Roc, qui avait lieu ce soir au bord du lac de Côme en Italie, et à laquelle The Automobilist a assisté. Vous avez d’ailleurs pu suivre cela sur la page Facebook de notre site !

Le T-Roc dans la ville la nuit

Ci-dessous, les vidéos officielles du Volkswagen T-Roc, qui sera rejoint dans quelques mois par un SUV plus petit, baptisé T-Cross (cela a été annoncé lors de la conférence de presse de Volkswagen de ce soir) :

Via Volkswagen, Youtube.