Le Nouvel Automobiliste
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Techrules : Quand la Chine veut produire en Europe

On dirait une délocalisation à l’envers ! Après les industriels qui « relocalisent » leur production en Asie, après les constructeurs automobiles qui produisent en Chine pour vendre en Europe, comme Qoros, voici Techrules, une marque chinoise… qui veut produire en Europe.

Vous ne connaissez peut-être pas encore son nom : Techrules est une entreprise chinoise qui fait de la recherche & développement à Pékin, avec comme pierre de touche la voiture électrique à prolongateur d’autonomie au gaz. En somme, c’est un peu le Tesla chinois, à ceci près qu’il est adossé à un groupe, TXR-S, qui travaille dans l’aérospatial, les nouveaux matériaux et le biogaz. Techrules a l’ambition, comme le Californien, de produire massivement et s’intéresse à la production d’une supercar, avant celle d’une voiture de ville dans le futur.

Sous trois ans, la marque de Pékin ambitionne de lancer celle qu’elle a présentée à Genève : une supercar équipée de la technologie TREV, pour Turbine-Rechargement Electric Vehicle. Ne lui manque qu’un site de production et le constructeur prospecte actuellement sur le Vieux-Continent. Les équipementiers propres à prendre en charge la production complète d’une automobile y sont nombreux (Magna Steyr, Pininfarina…). Pour le seul cas français, les derniers site de productions automobiles à avoir ouvert sont Toyota à Onnaing, Smart à Hambach et Bugatti à Molsheim.

L’exemple de ce dernier est peut-être le plus éclairant puisqu’il s’agit d’une supercar, comme la future Techrules, même s’il faudra aussi envisager un site suffisamment vaste pour produire un véhicule de masse. Celle-ci dispose d’une turbine au gaz qui officie comme prolongateur d’autonomie en rechargeant les batteries. Rappelons que, s’il reste un gaz à effet de serre d’origine fossile, le gaz est le moins émetteur de CO2 de tous les hydrocarbures. Techrules travaille déjà avec des anglais et des italiens au développement à l’ingénierie de ses deux programmes de supercar (AT96 et GT96).

En tout cas un « processus d’identification d’emplacements potentiels pour établir la base de production européenne » est en cours comme expliqué à la presse, et nous saurons dans 2 mois quels sont les lieux qui ont attiré les investisseurs de l’Empire du Milieu. Les obligations : être un site existant et actuellement vacant, mais toute possibilité de création totale reste envisageable selon l’emplacement. C’est à la fin de l’année qu’ils prendront leur décision. La production de la supercar devrait débuter d’ici 2 à 3 ans, avant de continuer sur celle d’un véhicule de plus grande diffusion. Reste à vérifier ce que vaut vraiment cette technologie qui pour l’instant n’a été exposée au public qu’au salon de Genève.

Via Techrules
Crédit photo : Eddy P. pour TheAutomobilist