Le Nouvel Automobiliste
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Renault Twingo GT : la grenouille devient teigneuse

Renault Sport est en verve en cette année 2016. Après le concept de Clio R.S.16, voici la Twingo GT, une Twingo toujours propulsion avec un bloc de 110 ch !

Après un court teaser axé sur sa prise d’air latérale, la Renault Twingo GT est révélée par le constructeur au Losange ce 6 juin dans une teinte orange très pimpante. Et cela fait plaisir de voir Renault exploiter enfin le potentiel de sa puce, dont la cousine Smart Forfour a déjà pu être extrapolée en version Brabus. Avec un moteur sur l’essieu arrière, une propulsion, un 3-cylindres 110 chevaux essence et une boîte manuelle, le résumé de la voiture donne envie d’autant que le design est à l’aloi, reprenant les bases du concept-car Twin’Run qui annonçait en partie la nouvelle Twingo, en 2013. Lui sont repris notamment le design des jantes de 17 », et les strippings NACA de toit et de profil.

Dans le détail, on découvre que la seule évolution fondamentale extérieure est l’arrivée de l’écope latérale, sur le côté gauche uniquement (côté droit, c’est la goulotte de carburant !), comme sur une Smart Brabus. Légèrement rabaissée, la caisse profite des jantes inédites de plus grand diamètre pour assoir son profil, tandis qu’à l’arrière la double sorte d’échappement renforce l’impression de sportivité. Le tout est aidé par 4 teintes : Orange Piment (inédit), Gris Lunaire (car il faut vendre !), Noir Profond et Blanc Glacier. Hélas, pas de Bleu comme sur la Twin’Run… mais ce sera peut-être pour plus tard. Les décors autocollants n’ont aucune fonction aérodynamique mais viennent aider la ligne à être plus dynamique. On remarquera que les plaques de présentation badgées « Renault » sont dans l’ancienne police d’écriture du constructeur.

A l’intérieur, non dévoilé à ce jour, Renault parle de « touches oranges, de seuils de porte marqués Renault Sport, d’un pédalier en aluminium et d’un pommeau de levier de vitesses en zamac ». On aurait pu attendre aussi un petit décor nouveau pour le « race track », l’enjoliveur plastique qui entoure les compteurs et le R-Link. A voir lorsque des clichés en seront publiés.

Au-delà du seul design, c’est côté technique que cette Twingo GT veut se distinguer. Le petit 3-cylindres TCe de 898 cm3 a été poussé de 20 ch (110 ch désormais) et 170 Nm de couple, grâce à une cartographie moteur revue et une admission d’air modifiée. La boîte de vitesses est promises pour avoir été reétagée. Les suspensions ont également été retravaillées de même que les réglages d’ESP et de direction à démultiplication variable : Renault Sport, qui sait comment rendre des voitures sages particulièrement sportives, promet que la Twingo GT va « procurer des sensations accessibles », avec un « comportement routier tonique et une direction communicative ». Reste à voir si cette bombinette sera aussi financièrement accessible qu’à la conduite et l’on pourrait tenir un modèle tout à fait unique dans le segment des micro-sportives, assez élitistes à l’image des Abarth 595 ou de la Smart Brabus. Restent à voir si la future VW Up! GTi ou une hypothétique version agitée de la Peugeot 108 pourraient la rejoindre…

Et après ? On en vient déjà à rêver d’une Twingo R.S. même si le tout petit compartiment moteur arrière de la puce risque de réduire les opportunités des motoristes… mais qui sait ce dont les sorciers de Renault Sport Cars sont capables ? Saluons déjà le progrès : la précédente Twingo GT se limitait à 100 ch pour 145 Nm.

La Twingo GT fera sa première sortie publique à la fin juin, entre les 23 et 26 juin pour le Festival of Speed de Goodwood. Une grand-messe du sport auto où l’on espère qu’elle pourra démontrer tout son potentiel de bombinette ! Une grenouille teigneuse au pays de ceux qui nous appellent les froggies, c’est tout à fait normal, non ?

Via Renault