Le Nouvel Automobiliste
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Renault Mégane R.S. IV : Direction le Nürburgring

La Renault Mégane R.S. continue ses phases de tests. Alors qu’elle avait été surprise en Espagne au début de l’été, elle apparaît à la fin de la saison en Allemagne, dans le massif de l’Eifel, sur le tarmac du terrible Enfer Vert : le Nürburgring dans sa partie Nordschleiffe. Etonnamment, ce lieu de tests privilégié des constructeurs allemands reçoit ainsi la visite de l’une des compactes les plus radicales, qui remet en jeu en cette quatrième génération son titre !

Alors que la production de la Mégane R.S. de troisième génération vient tout juste de cesser en l’usine de Palencia (Espagne), l’arrivée de la quatrième itération commence à tarder dans le cœur des fans. Pour se consoler, ils peuvent certes compter sur l’efficace Mégane GT 205 EDC (la version Diesel 165 dCi se fait toujours attendre…) et ses quatre roues directrices 4Control, héritées de la Laguna III. Mais côté sportivité, les 205 chevaux sont loin d’être au niveau des 270 unités d’une Peugeot 308 GTi, voire des 350 ch d’une Ford Focus RS.

Pour préparer au mieux la riposte, les concepteurs de Renault Sport prennent leur temps. Preuve en est la circulation de ce mulet, couleur Bleu Berlin, sous carrosserie de GT mais avec des élargisseurs d’ailes et un diffuseur entrecoupé de deux sorties d’échappement centrales. Les jantes sont également provisoires pour les tests.

Côté châssis, les 4 roues directrices seront-elles de la partie ? Leur efficacité n’a pour seul défaut que la lourdeur engendrée du châssis, tandis que le moteur, qui se devra d’approcher ou d’atteindre les 300 chevaux, devra compter sur un poids contenu pour surprendre en accélérations plutôt qu’en vitesse absolue. Ce moteur, il est présumé par certains confrère pour être un L4 d’une cylindrée d’1,8 l à injection directe, similaire à celui de la prochaine Alpine A120.

Traction uniquement, la Mégane R.S. devra faire passer au sol une cavalerie supérieure à celle de la 308 GTi. Comme cette dernière, elle aura donc recours à un différentiel autobloquant. Pour l’efficacité et les puristes, une boîte manuelle pourrait être proposée, tandis que la boîte automatique EDC (obligatoire sur la Clio R.S.) seraient présente cette fois en option. Seulement il y a un hic, toujours le même : le temps de développement. Il ne faut pas attendre la Mégane R.S. génération 4 avant fin 2017, et peut-être même 2018.

Crédit photo : Auto Evolution.