Le Nouvel Automobiliste
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Renault Koleos II : Première apparition publique en France

C’est le nouveau fer de lance de la gamme Renault dans le monde : le Koleos II. Après une première génération au design pataud et au gabarit de segment C, la copie est revue de fond en comble par le constructeur français, qui le positionne désormais comme son haut-de-gamme sur le marché où il se lance enfin en 2015 : la Chine. Révélé au dernier salon automobile de Pékin, c’est, comme de coutume pour les nouveautés, à l’Atelier Renault sur les Champs-Elysées qu’il réserve sa première présentation en Europe.

L’Atelier Renault accueille encore une nouveauté ! Après le Scénic, le Grand Scénic, et la Mégane Estate, voici maintenant le tour du Koleos, qui prend place sur le plateau tournant en façade du showroom parisien du Losange. Sous une teinte Bleu Cosmos que l’on retrouve sur la Talisman, ce nouveau venu dans la gamme Renault laisse ouvertement apparaître ses inserts chromés, notamment la baguette allant des optiques jusqu’aux portières, qui à l’image des crosses de hockey d’une DS 5 allongent visuellement le capot.

Long de 4,67 m, large de 1,84 m et haut de 1,68 m, le Koleos II fait oublier les dimensions plus frêles de son prédécesseur (4,38 m de long). Avec sa plateforme CMF C/D, il se positionne en cousin technique du Nissan X-Trail, avec lequel il partage également quelques éléments visibles (poignées de portière, commandes de lève-vitres). Contrairement à ce dernier, il ne proposera pas de version 7-places, laissant ce côté familial aux Grand Scénic et Espace. A la place, le Koleos profite de sa taille pour offrir un grand espace à bord : 289 mm de rayon aux genoux, bien aidé par l’empattement de 2,71 m. A l’arrière, son coffre est de 624 dm3, une capacité qui grimpe à 1690 dm3 banquette arrière repliée.

Avec une garde-au-sol de 20,5 cm, le Koleos II ne cache pas ses prétentions de SUV. Cela s’accompagne de barres de toit fines, ainsi que d’autres éléments esthétiques (jantes 19 », les bas-de-caisse, le chrome reliant l’échappement…). Strict 5-places, il se veut l’équivalent d’une berline, 15 cm plus haut-perché en position de conduite. De quoi flirter avec le succès d’autres gros SUV au confort de limousine (Range Rover Sport, Volvo XC90, Audi Q5/Q7), certes plus chers et plus gros, mais dont le choix pour le client se fait moins sur les capacités de franchissement que pour l’aspect rassurant octroyé par un habitacle dominant la route et un design agressif.

Esthétiquement, le Koleos II rejoint les lignes des Talisman et Mégane, par ses projecteurs à signature en C qui déborde sur le bouclier, ainsi qu’à l’arrière avec deux larges bandeaux horizontaux rejoignant le Losange. Cette signature reste éclairée de jour comme de nuit, et donne un air de parenté évident au Koleos. Le design du hayon laisse penser qu’il est autoclave façon Q7… mais non ! A bord, Renault a concentré ses dernières technologies (R-Link2 avec tablette 8,7″ verticale, écran TFT…), y ajoute des inserts en cuir, de l’audio Bose 12 HP, un volant chauffant et des sièges électriques à 6 lois de réglage… mais pas la vision tête-haute comme sur une Mégane.

Ce beau bébé est mû par 2 moteurs essence et 2 moteurs Diesel, avec des puissances de 130 à 175 chevaux. Pour se faire respecter face aux obstacles, il embarque la transmission Nissan All-Mode 4×4-i, permettant de conduire en traction 2WD ou en automatique 4WD, voire en bloquant les 4 roues motrices (4WD Lock). En entrée de gamme, il sera cependant disponible en 2 roues motrices seulement. L’ensemble est accompagné d’une boîte 6 manuelle, ou de la boîte automatique X-Tronic de Nissan.

D’abord lancé en Chine cet automne, le Koleos II arrivera en France seulement en 2017. L’Europe n’est pas pour lui un marché prioritaire : son objectif se trouve dans les marchés émergents où le SUV sont en pleine croissance et où l’image de Renault peut s’imposer sur du haut-de-gamme. En Chine, où il sera produit à Wuhan, Renault n’a de licence de production que pour des SUV, à ce jour, ce qui tombe bien puisque ces derniers représentent 1/4 des ventes locales. Produit également en Corée du Sud pour le reste du monde, comme l’ancien Koleos, il sortira des chaînes Samsung de Busan, et sera vendu localement en tant que Samsung QM6. Au total, le Koleos sera vendu dans au-moins 80 marchés, à un prix de départ débutant vers les 27 000 €.

Crédit photo : Fabien Legrand – The Automobilist