Le Nouvel Automobiliste
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Renault Kaptur : Le K du SUV compact pour la Russie (galerie, nuancier, vidéos)

C’est à Moscou qu’une nouvelle Renault, la troisième après le Scénic et la Mégane Estate en 2016, a été présentée ce 30 mars : il s’agit d’un SUV et il a un goût de déjà-vu : c’est le Kaptur.
Le Kaptur russe s’écrit donc avec un K, quand notre version produite en Espagne s’écrit avec un C. Voilà pour la sémantique et l’unité de gamme, qui voit les crossovers du Losange avoir tous un nom en K : Kaptur donc, Kadjar mais aussi jusqu’à preuve du contraire Koleos. S’il n’y a qu’une lettre qui change dans leurs noms, les différences des Captur et Kaptur sont également minces à l’extérieur puisque leurs designs sont similaires. On dirait un copier-coller, sauf que le Kaptur russe est 4×4 quand le Captur est 4×2. Le russe a pour lui une longueur plus élevée, de 4,33 m, quand l’espagnol culmine à 4,12 m.

Avec le Kaptur, Renault témoigne aussi de sa capacité à adapter les organes de ses modèles. Ainsi, le Kaptur reprend un intérieur de Captur (jusque là, normal, d’autant que sa qualité perçue était déjà très « bas de gamme »), mais en-dessous, il repose sur une plateforme de Renault Duster, elle-même dérivée lointainement pour le système 4×4 à blocage de différentiel central issu du Nissan X-Trail de première génération. Renault joue donc l’optimisation, y compris dans les moteurs puisqu’il s’agit vraisemblablement des blocs essence déjà présents dans les modèles russes ou d’autres marchés émergents (Brésil par exemple).

La partition design, elle, reprend la logique du « cycle de la vie » cher à Laurens van den Acker, avec un pétale « Explore » pour « un crossover authentique, avec un système robuste et expressif ». Le design est bien-sûr proche du Captur et par là-même du reste de la gamme Renault, avec sa calandre au gros Losange et -nouveauté- la signature à diodes effet 3D en forme de C présente dans les bas de pare-chocs. Sous le pare-chocs, une garde-au-sol suffisante pour la voirie russe de 204 mm pour un angle d’attaque de 20 degrés et de fuite de 31 degrés. Cela se ressent dans la position de conduite, située à 708 mm du sol, comme un vrai 4×4.

Les dimensions du Kaptur sont les suivantes :

Longueur : 4 333 mm
Largeur (hors rétroviseurs extérieurs) : 1 813 mm
Hauteur (avec les barres de toit, à sec) : 1 613 mm
Empattement : 2 674 mm
Voie avant : 1 564 mm
Voie arrière : 1 570 mm
Diamètre de braquage : 11 m

Promis pour être personnalisable, le Kaptur est aussi pratique avec une banquette rabattable 60/40, de quoi faire passer le coffre de 387 dm3 à 1200 dm3. Point de R-Link à bord mais le Media Nav, simple d’utilisation sur les Renault et Dacia essayées dans nos contrées, avec suffisamment de possibilités (tactile 7 pouces, radio/Bluetooth) pour se rendre utile. Détail utile mais qui avait été oublié sur une Zoé lors de son lancement en Norvège, le pare-brise et les sièges sont chauffants. Le moteur possède même un démarrage à distance.

Produit chez Renault à Moscou dans l’usine Avtovramoss, le Kaptur témoigne des efforts de Renault à tenir le marché russe malgré la crise des ventes qui règne sur place depuis maintenant deux ans. La commercialisation interviendra à l’été. On le retrouvera dans d’autres pays de l’Union Eurasiatique de M. Poutine, des pays de l’ex-URSS pour la plupart. Sur place, il vient en support d’une gamme déjà composée des Koleos, Duster et Sandero Stepway à l’allure crossoverisante. Troisième nouveauté Renault présentée depuis janvier, il en reste d’après le constructeur 7 pour atteindre un total de 10. Une offensive quasi jamais vue dans l’automobile, chez un constructeur généraliste qui plus est, et sur des silhouettes et des marchés distincts. On attend la suite !

Pour découvrir le Renault Kaptur en vidéo, c’est tout de suite et ci dessous :

Dans le nuancier du Kaptur 2016, vous remarquerez que l’on trouve des coloris connus en Europe de l’ouest, les livrées bicolores mais aussi des teintes spécifiques au marché russe :

Via Renault, Youtube