Le Nouvel Automobiliste
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Renault Alaskan : hola, cousin ibère ! [galerie,vidéo]

C’est aujourd’hui qu’à eu lieu en Colombie la présentation du Renault Alaskan, un grand pickup paré pour affronter un marché jusqu’alors ignoré où presque par les constructeurs français . . .

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En France, lorsqu’on pense utilitaire, on pense Renault Kangoo, Peugeot Boxer ou Citroen Jumpy : le mot est devenu avec le temps un synonyme de camionnette ! Mais un véhicule peut être utile sans pour autant rentrer dans cette catégorie : les pickups, si prisés aux USA, en Amérique du sud, en Afrique, bref partout sauf en Europe représentent une part non négligeable du marché du véhicule bon à tout faire. Avec près de 5 millions d’immatriculations par an à travers le monde, c’est le moins que l’on puisse dire !

Nos constructeurs nationaux font partie des grands absents du segment, même si l’on assiste de temps en temps à la naissance d’un modèle qui disparait aussi vite qu’il est apparu (qui a dit Peugeot Hoggar ? ). Cependant, depuis quelques temps, on assiste a un soudain réveil des ambitions tricolores : Renault a lancé l’année dernière le Duster Oroch (pickup demi-tonne) en Amérique latine et Peugeot a annoncé son retour sur le marché du pickup 1 tonne très prochainement, et est donc devancé par son meilleur ennemi au losange avec cet Alaskan.

Renault-Alaskan-officiel-2016-16

Préfiguré par le concept du même nom dévoilé au salon de Paris en octobre dernier, l’Alaskan repose sur la base technique du Nissan Navara NP300 et sera fabriqué prochainement sur les mêmes chaines de montage en Argentine (Cordoba) et en Espagne (Barcelone), d’où le titre de cet article, pour ceux qui n’auraient pas compris. Il est actuellement produit au Mexique dans l’usine de Cuernavaca.

Alaskan ? C’est comme Alaska, mais avec un N. Renault explique d’ailleurs le choix de ce patronyme de la façon suivante :

« Le nom ALASKAN est inspiré du mot inuit « ALASKA» qui signifie « Grande Terre ». Il évoque de grandes étendues sauvages et invite au plaisir de l’aventure. »

Soit.

Pour ce qui est du style extérieur, l’Alaskan dispose d’une face avant typiquement Renault, avec la désormais incontournable calandre Van den Acker et son losange imposant. Les phares proposent une signature lumineuse à led en C comme le reste de la gamme, mais se passent des « crosses » des Mégane et Talisman. On retrouve le « C » sur les contours chromés des antibrouillards, et Renault semble avoir eu une promotion sur le matériau brillant puisqu’il garnit de nombreux éléments : calandre, contours des antibrouillards, sabot inférieur, poignées de portes, rétroviseurs, « ouies d’aération » latérales…

La face avant affiche donc une vraie personnalité et s’intègre parfaitement à la gamme actuelle, mais on ne peut malheureusement pas en dire autant du reste de la carrosserie : c’est un Navara NP300 !

Tout le reste est strictement identique à son cousin Ibéro-nippon, à l’exception du graphisme des feux arrière et de l’ouïe placée sur les ailes avant. On aurait espéré un peu plus de distinction entre les deux modèles … qui seront d’ailleurs bientôt 3, avec l’arrivée prochaine du cousin Hüber, j’ai nommé le Mercedes GLT qui sera basé sur la même plateforme également. Comme le Nissan, l’Alaskan est disponible en simple ou double cabine, et la benne existe en 2 tailles différentes en fonction des marchés.

A l’intérieur, là encore pas de surprise : la planche de bord est identique à celle du Nisssan, au volant près. L’ensemble n’est pas d’une folle originalité mais respire la robustesse, et ça tombe bien puisque c’est sa vocation.

Logiquement, le Renault Alaskan hérite des équipements du Navara : clim’ automatique bizone, sièges avant chauffants, info-divertissement (GPS a écran tactile 5 pouces, autoradio mp3 bluetooth), accès et démarrage mains libres, caméra 360° …

Pour ce qui est de la partie mécanique, l’Alaskan est mû soit par le 4 cylindres diesel 2.3l dCI twin-turbo dans ses variantes 160 et 190 ch, et sur d’autres marchés par un 2.5l diesel de mêmes puissances où un 2.5l essence de 160 ch. Ces motorisations sont associées au choix à une boite manuelle à 6 rapports où automatique à 7 rapports, et sont disponibles en 4×4 (avec vitesses longues et courtes) ou 4×2.

Pour optimiser la motricité, les versions 4 roues motrices du Renault Alaskan disposent d’un différentiel à glissement limité électronique qui envoie le couple sur la ou les roues ayant le plus d’adhérence au sol. Il est également possible de bloquer complètement le différentiel arrière en cas de gros obstacle à négocier. Pour les adeptes du franchissement, un contrôle de descente est disponible pour maintenir une vitesse constante dans les côtes à forte déclivité. La garde au sol culmine à 23 centimètres, de quoi envisager le hors piste sereinement ! Pour en terminer avec les chiffres, sachez que le Renault Alaskan est capable de tracter 3,5 tonnes au maximum. La version double cabine est équipée d’une suspension arrière multibras (5), moins « rustique » que les ressorts à lame de base, afin d’optimiser la tenue de route et le confort des passagers. La benne est équipée d’une prise 12V et de crochets afin de fixer facilement les charges.

Disponible en Colombie dans quelques semaines puis dans le reste de l’Amérique latine, le Renault Alaskan arrivera ensuite en Europe dans quelques mois.  Les prix ne sont pas encore communiqués mais seront sans aucun doute très proches de ceux du Nissan Navara NP300 dont vous pouvez retrouver notre essai complet ICI.

On termine en vidéo avec du sable, de la gadoue, des gros trucs à charger et l’Alaskan, bien entendu :

Via Renault, YouTube.