Le Nouvel Automobiliste
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Ready Player One : La foire aux voitures originales !

Si vous aimez la science fiction, les blockbusters et les mondes parallèles, avec Ready Player One vous serez servis. Le dernier film de Steven Spielberg, adapté du roman Player One d’Ernest Cline, en met plein la vue : DeLorean, Twizy ou encore Citroën C6 -oui!-, ce film est une véritable réunion de voitures marginales !

[Attention spoilers!]

Mieux vaut prévenir que guérir : ne lisez pas la suite si vous souhaitez découvrir le film au cinéma. Ready Player One réussit à mêler, en 2h19, un futur apocalyptique avec un monde virtuel parallèle, à la manière de Tron ou du dessin animé Code Lyoko, qui s’en était inspiré au début des années 2000. L’espace numérique, un jeu, est guidé par le gain de clés et d’un Easter Egg -non, Elon Musk n’y est pour rien cette fois !-, un véritable œuf de Pâques offert au vainqueur qui devient, par sa victoire, propriétaire de ce monde virtuel, appelé Oasis.

A la manœuvre dans les deux mondes, la société IOI qui cherche à s’emparer du jeu.

Ready Player One, start your engine !

Dans le monde virtuel, un moment clé met en avant des voitures : c’est une course pour remporter la première clé. Tous les coups sont permis comme chez Bouvard, et la course est remplie de dangers. Dans un New York où Godzilla et King Kong rôdent, les participants doivent emprunter des routes dont l’asphalte se soulève, rouler sur les voitures du métro… Pour réussir, certains sont en pick-up Big Foot comme le personnage Aesh ; d’autres avec une moto « lightcycle » tout droit venue de Tron, pour Art3mis ; ou au volant de la Batmobile de 1966, sur base de Lincoln Futura 1955. Et, au départ aussi, Christine, la Plymouth Fury la plus célèbre du cinéma.

Mais bon, « Faut voir grand dans la vie ! Quitte à voyager dans un monde virtuel au volant d’une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule ! » Vous l’avez compris, la DeLorean DMC12 « Outatime » est de la partie, sans Doc mais avec tout l’équipement à bord, convertisseur temporel inclus ! Elle a même récupéré le faisceau lumineux avant de K2000 sur le capot ! Une DeLorean qui n’est pas le seul clin d’œil à Retour vers le futur dans le film : du rubicks cube « retourneur de temps » appelé « Zemeckis » -du nom du créateur de la saga dans les années 1980-, à la bande originale signée du même compositeur Alan Silvestri, on est en pleine rétrofutrisme.

Un futur peuplé de voitures étranges

Dans l’année 2045, époque à laquelle se passe le film, les villes américaines ont beaucoup changé. Adieu suburbs, bonjour mobilhomes superposés partageant un paysage de hangars désaffectés et de casse auto.

Des autos, il y en a justement. Pour celles qui roulent, il y a des Nissan Leaf 1ere génération pour la Police, des Renault Twizy (comme dans The Zero Theorem, autre film de mondes parallèles signé Terry Gilliam), un Toyota Elgrand, ou encore un Nissan Cube (pas encore assez modifié pour cacher sa dissymétrie). Plusieurs fois aussi sont à l’écran des Peugeot iOn (ou sont-ce des Mitusbishi i-MiEV ?) ainsi qu’un Chrysler Town & Country.

Le parking de la production, à Birmingham, semble aussi indiquer la présence d’une autre luxueuse auto baroque, la Lancia Thesis. Quant aux camionnettes, ce sont des Modec Navistar et des Utilimaster des postes américaines.

Et puis, il y a deux madeleines de Proust pour rédacteur de The Automobilist. Je veux bien sûr parler des deux incongruités françaises de ce film US, la Citroën C6 de Police qui intervient à la fin pour capturer le méchant ; et l’apparition furtive d’une autre voiture aussi à sa place dans le film qu’hors du temps, une Renault Avantime à conduite à droite et boîte automatique ! Il apparaît moins d’une seconde à l’écran, dans la seconde moitié, mais c’est suffisant pour estimer sa teinte (qui mêle Gris Acier, Gris Sirius et Gris Pluton). Signalons que c’est la seconde apparition de l’Avantime dans un film grand public, après Les Fils de l’Homme d’Alphonso Cuaron (lui aussi situé dans un futur… très apocalyptique).

Il y a sûrement d’autres modèles à décrypter dans certaines scènes mais voici les principaux. Ajoutez le film, qui si l’on aime le genre, est très réussi, et vous tenez votre prochaine soirée ciné.

Merci à l’Internet Movie Data Base pour le récap’ (même si toutes les voitures n’y étaient pas !) et à FlickR pour certaines photos.