Le Nouvel Automobiliste
Bluecar Bollore

Que sont devenues les Bluecar d’Autolib’ ?

Il y a quelques mois de cela, la vente en occasion d’anciennes Bluecar du service d’autopartage Autolib’ de Paris avait porté les projecteurs sur la ville de Romorantin, où se trouvaient les véhicules. En ce printemps, nous y sommes retournés et des Bluecar, il y en a encore beaucoup… Beaucoup !

Parking ou cimetière : des centaines de Bluecar à ciel ouvert

Certains font pousser des patates mais visiblement, ce sont les Bluecar qui ont poussé par centaines comme les champignons après les pluies. Une vraie colonie de ces petites citadines 3-portes électriques à batteries LMP, dont la faculté à se décharger en quelques jours si elles ne sont pas sous tension laisse augurer de l’état des batteries sur ce parking. Si nous sommes passés un dimanche, rien n’indique qu’elles soient rechargées en semaine…

Chose plus étonnante encore, il n’y a pas que des Autolib’ mais aussi des BlueLy et BlueCub, les déclinaisons Lyonnaises de Bordelaises de l’autopartage made-by-Bolloré. L’on savait qu’une partie des Bluecar franciliennes, le plus récentes et les moins abîmées, avait été dispatchées à Bordeaux et Lyon, mais il semble ici que ce sont de nouveaux véhicules, qui n’étaient pas présents à l’automne dernier lors de la vente spéciale, et encore moins l’été passé lorsqu’Autolib’ devait fissa débarrasser le plancher parisien.

Quel avenir pour les ex-Autolib’ ?

Alors bien sûr l’on pourra s’interroger sur le devenir de ces voitures. Pièces d’occasion ? Le marché est si maigre qu’à part quelques pièces communes à d’autres constructeurs (le volant, proche des Lancia Musa ?), peu devraient trouver preneur en grand nombre. Si leurs batteries sont encore en état, peut-être seront-elles vendues et retourneront-elles dans les villes ? Tout dépend de l’état de conservation de l’habitacle, parfois (souvent !) malmené. Demeure une dernière piste : la récupération du châssis en aluminium et acier, de la carrosserie en aluminium (son point commun avec l’Alpine A110, elle aussi produite à Dieppe à partir de panneaux d’alu réalisés par Cecomp), et des parties plastiques. En clair, un désassemblage progressif du stock. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a du travail pour un moment !

Photos : Le Nouvel Automobiliste