Le Nouvel Automobiliste
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Prise en main Opel Zafira 2016 : Mue séduisante

Depuis la première génération de Zafira lancée en 1999 ce sont 2,7 millions d’exemplaires qui ont été écoulés par la marque au Blitz. Le monospace compact 7 places, il fut le premier à en proposer autant, est donc un succès qu’Opel souhaite bien prolonger. Et pour ce faire, la troisième génération désormais âgée de 5 ans, abandonne son suffixe Tourer et se refait une beauté afin de demeurer une proposition à la hauteur dans un segment où des concurrents traditionnels (Renault Scénic, Citroën Picasso) renouvellent ou mettent à jour leur offre et ou d’autres, moins traditionnels, et plus indirects il est vrai, (BMW Série 2 Gran Tourer), viennent rebattre les cartes d’un marché déjà fortement secoué par la percée (qui n’en fini pas) des SUV. Dans ce contexte quels sont les atouts et les faiblesses de cet Opel Zafira 2016 ? Éléments de réponse avec cette rapide prise en main sur les bords du Rhin (et non le contraire).

Essai_Zafira_2016_The_Automobilist 148Page 1 : Retouches esthétiques

Page 2 : Retouches ergonomiques

Page 3 : Retouché de route

Page 4 : Retouche combien par mois ?

On ne retouche que la face avant, Za(su)fira ?

Ça suffit même amplement. Car si aucune modification n’est à noter pour l’arrière ou pour le profil ça ne signifie pas pour autant que ce Zaf’ n’ait pas changé. Et je dirais même bien au contraire parce que sur la partie avant c’est à un tout autre véhicule que nous avons affaire. Un changement de cette importance est assez rare dans un restylage de mi-vie et un néophyte pourra aisément penser qu’il s’agit d’une toute nouvelle génération du modèle tant les points communs avec l’ancienne mouture apparaissent faibles. Et très franchement ce n’est pas forcément un mal parce que, certes, la face avant avec les phares verticaux en boomerang était originale, mais elle s’avérait tout de même assez particulière. Et puis surtout, si elle partageait cette identité avec l’ancienne Ampera, désormais disparue, elle n’avait plus rien de commun avec les dernières productions Opel. Il fallait donc absolument réintégrer le monospace dans la famille et lui redonner un minimum des airs de cette dernière.

Et pour ce faire les designers de chez Opel ont décidé de réaliser un virage à 180° dans le style. Enfin pour être plus précis il faudrait plutôt parler de virage à 90° puisque si la verticalité était le maître mot de la génération 3.1 c’est désormais l’horizontalité qui caractérise la face avant de la version 3.2. Et compte-tenu du fait qu’aucune pièce de carrosserie ne change on peut considérer la transformation comme une authentique prouesse tant l’aspect est modifié. Les optiques sont fortement réduites en surface et perdent leur partie basse qui faisait la jonction avec les anti-brouillard tandis que la calandre s’étire en largeur. Le Blitz est désormais positionné au centre d’une calandre à barrettes horizontales et sobrement mis en scène par la présence de deux joncs chromés qui, de part et d’autre, se poursuivent visuellement (et virtuellement) à l’intérieur de l’optique renforçant du coup un peu plus la sensation de largeur de l’ensemble. Le regard, simplifié mais plus high-tech, adopte la technologie LED ainsi qu’une signature DRL en chevrons aux extrémités supérieures (chez Opel on parle de « doubles ailes ») qui donne à l’ensemble un caractère un peu plus frondeur, voire sportif. Un aspect encore renforcé par les projecteurs additionnels intégrés dans un bas de pare-choc plus musclé et vers le centre duquel deux lames obliques remontent légèrement vers la calandre. Le résultat est nettement plus moderne, plus expressif et se rattache désormais bien plus à l’identité visuelle du reste de la gamme sans pour autant en être une copie conforme. Résultat probant.

Le reste du véhicule ne change donc pas mais reste globalement dans le coup d’un point de vue stylistique. On Essai_Zafira_2016_The_Automobilist 036pourra regretter que les poignées de porte, un peu vieillottes et d’un aspect moins costaud que l’ensemble, n’aient pas été modifiées, ou encore que les optiques arrière n’aient pas bénéficié d’un traitement un peu plus moderne mais c’est à peu près tout. Le profil est bien dynamisé par la ligne de chrome qui descend de la custode arrière et qui plonge vers l’avant ainsi que par le pli de carrosserie en partie basse, les rétroviseurs porte drapeau dissimulent habillement leur volume par un traitement bicolore et le tout est posé sur des jantes (de 18 pouces ici mais des 19 sont au catalogue) qui remplissentEssai_Zafira_2016_The_Automobilist 041 bien les passages de roue. Au final on ne peut guère trouver à redire à l’engin qui, tout en conservant et surtout en assumant son caractère monospace, offre une ligne sobre mais plutôt dynamique se payant même le luxe d’afficher deux belles sorties d’échappement ovales chromées sur le bloc essence de 200 ch. Ce Zafira est d’un point de vue design équilibré et laisse aisément à penser que parcourir de nombreux kilomètres à son bord ne sera aucunement une sinécure. Mais pour ça il faut monter à son bord justement.

Page 2 : Retouches ergonomiques