Le Nouvel Automobiliste
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Prise en main : Le nouveau Volkswagen Touran 2016 est dans la place

Le segment des monospaces compactes propose de nombreux modèles. D’un côté, nous avons les infatigables françaises comme le Renault Scénic et le C4 Picasso et de l’autre côté, nous avons les allemandes avec l’indémodable Volkswagen Touran. Lancé en 2003, ce monospace compacte poursuit sereinement sa carrière et le revoici avec cette 3eme génération. Nous sommes allés l’essayer à Dinard près de Rennes et nous allons voir s’il conserve ses atouts de monospace familial.

Un look conservateur

La première chose que l’on se dit en regardant ce Touran, c’est qu’il n’a pas pris une ride ! Et pourtant, le nouveau Touran a bel et bien évolué en adoptant la nouvelle empreinte stylistique de la marque avec cette face avant très semblable à une Golf VII. Mais globalement, il garde les mêmes proportions (il a tout de même grandi de 13 cm) et conserve son look cubique. Le nouveau Touran est reconnaissable grâce à sa forme très rectangulaire et à ses faces avant et arrière remises au goût du jour. Les lignes évoluent en légèreté, modernité et gagnent en dynamisme afin de coller au style de la marque. À l’avant, le design est très proche de celui d’une Golf VII ou d’une Passat tandis que l’arrière se rapproche davantage de celui d’un Sharan (autre monospace de la marque) et au final il se positionne naturellement entre la Golf Sportsvan et le Sharan. Contrairement à l’avant qui dégage cette impression de gaieté relative, l’arrière, banal, semble faire « la gueule aux véhicules suivants ».Volkswagen_Touran (3)Dans l’ensemble, les designers ont réussi à donner un tempérament dynamique à un véhicule qui a pour mission première d’être fonctionnel et de transporter toute la famille. Certes, l’aspect extérieur n’a rien de très excitant contrairement à d’autres monospaces nettement plus fun, mais l’aspect pratique, solide et l’identité ou le statut de la marque sont bien là ! À noter que notre modèle d’essai Carat est le mieux loti et accessoirement le plus beau avec ses jantes alliages de 17 pouces, un contour des vitres chromé, des rails de toit et des vitres arrière surteintées. Pour les papas qui souhaiteraient un Touran au look encore plus sportif et dynamique, Volkswagen a pensé à eux en commercialisant le pack R-Line caractérisé par des boucliers spécifiques et des jantes de 18 pouces.

À l’intérieur, c’est le grand air

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La première chose que l’on ressent en montant à bord du nouveau Volkswagen Touran, c’est la sensation d’espace marquée par ces grandes surfaces vitrées et la garde au toit très généreuse. À ce titre, la luminosité à l’intérieur est franchement bonne voire très bonne notamment quand on fait le choix de la sellerie et du mobilier clair. Une fois installé, on remarque la très belle planche de bord bénéficiant d’une large bande noire laquée et de beau plastique moussé quasi « audiesque ». Comme pour le design extérieur, la planche de bord n’est pas inédite car elle est presqu’identique à celle d’autres modèles de la marque. On appréciera le bon confort proposé par les sièges avant et mais aussi par celui des trois sièges du rang 2 qui s’est nettement amélioré grâce à des fauteuils redessinés mais aussi agrandis. La sellerie « Microfleece Art Velours » de notre version Carat est aussi un élément qui participe à l’impression de chaleur et de confort de l’habitacle du monospace. Les papas fidèles à la marque ne seront donc pas dépaysés en achetant ce nouveau Touran 2015/2016. Il faut reconnaitre que la qualité de finition est de bonne facture et que l’ergonomie est sans défaut. Pour ma part, l’habitacle affiche un sans-faute, tout a été pensé pour privilégier l’espace à bord et la praticité comme le démontre les nombreux espaces de rangement le tout, en alliant la facilité d’utilisation à l’esthétique.Volkswagen_Touran (17)Le conducteur n’est pas délaissé pour autant car il bénéficie d’un beau volant gainé de cuir et d’une position de conduite idéale. Bien que le Touran soit assez haut sur ses pattes, la position de conduite est remarquablement basse pour un monospace de ce gabarit. D’ailleurs, après quelques kilomètres à son bord (en tant que conducteur), on oublierait presque que nous avons entre les mains un monospace de 4.53 mètres de long. L’accès aux places arrière est optimal grâce aux  grandes portières et le Touran peut même accueillir 2 autres passagers dans la 3éme rangée en tirant simplement sur une poignée afin de coulisser les sièges (plus besoin de replier les sièges de 2éme rangée). Parler de monospace sans évoquer le volume du coffre serait presque une faute professionnelle ! D’autant plus que ce nouveau Touran n’a franchement pas de quoi avoir honte car il affiche un volume de chargement de 743 dm3 en configuration 5 places (sièges en position normale) et jusqu’à 1.98 m3 en inclinant les sièges de deuxième rang. Autre bonne nouvelle pour les familles nombreuses, le Touran offre encore plus d’espaces de rangement. Un seul chiffre pour se rendre compte des possibilités : 47 ! Oui, il y’a au total 47 possibilités de rangement dont les bacs de portes, haut de la planche de bord etc… Juste de quoi perdre un doudou, ranger une armée de Playmobil, cacher 10 papiers de bonbons Kréma ou faire un stock de feuilles mortes pour la maitresse !

Moi monospace ? Non, non !

Nous entendons souvent dire « X est un monospace donc lourd à déplacer, peu réactif et pas très fun », détrompez-vous, ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout le cas avec ce nouveau Touran. Il profite de cette nouvelle génération pour profiter de la plateforme MQB (la même que l’on retrouve sur la Golf VII et sur la Passat).
Notre prise en main concerne deux modèles : une version essence  (1.4 L TSI 150 chevaux) et une version Diesel (2.0 L TDI 150 chevaux). Globalement, ces deux versions proposent un bon agrément de conduite. La direction ultra souple (pour un monospace) et précise ne souffre d’aucune critique même si nous ne sommes pas tout à fait au niveau du Citroën C4 Picasso qui reste la référence du segment en terme de « toucher » de route et qualité du comportement routier. De même pour l’amortissement, ce Touran dispose de la suspension pilotée DCC qui peut être réglée en fonction des conditions de conduite. Concernant ce dernier point, les ingénieurs semblent presque avoir trouvé le saint graal, bien qu’elle soit un poil trop ferme dans certaines conditions, elle invite cependant le conducteur à parcourir les kilomètres dans un confort de haut niveau propice au voyage en famille.
Pour cette version 2016, le Touran se fait précis et rigoureux dans ses appuis notamment en virage même si le caractère sous vireur du véhicule est toujours bien présent. Toutefois, il n’est plus vraiment un problème car le monospace ne se « vautre » plus le nez dans les virages serrés, notamment en descente. Le train arrière suit fidèlement l’avant et il a perdu les tressautements que l’on connaissait sur l’ancienne génération. Pour nous faire un vrai avis de bon père de famille, il aurait fallu tester le new Touran à 6 ou 7 mais cela n’a pas été possible. Cela sera à voir lors d’un essai plus long avec 4 ou 5 chenapans installés aux places arrières. Il n’y a rien de particulier à noter au sujet du freinage puisqu’il a semblé suffisamment performant durant toute la session de prise en main et de découverte de l’auto.

La version 1.4 L TSI 150 ch S&S se révèle malheureusement peut réactive aux sollicitations du conducteur ce qui peut devenir agaçant lorsque l’on a besoin de remettre les gaz rapidement. La boîte DSG7 n’arrange malheureusement pas grand-chose et peine par moment à passer au rapport suivant. Les premières appréciations de conduite se révèlent peu flatteuses (on s’attendait à quelque chose de mieux) mais le Touran n’a pas tout à fait dit son dernier mot. Une boite de vitesse DSG7 peu en forme, des rapports un peu longs et un poids à vide de 1.400 kg semblent mettre à mal la bonne volonté du pourtant agréable 1.4 L TSI.
Nous passons maintenant au 2.0 TDI de 150 ch S&S et là, une tout autre expérience de conduite se présente à nous. Comme diraient les plus jeunes d’entre vous : « j’ai kiffé ». Cette version diesel est beaucoup plus plaisante à conduire. Le Touran est, dans cette configuration, réactif et ne demande qu’à obéir aux ordres du conducteur. La version diesel répond au doigt et à l’œil (340 Nm de couple) et c’est un plaisir à conduire. D’autant plus que le Touran propose différent mode de conduite, le conducteur aura donc la liberté de choisir entre le mode sport (je suis pressé), confort (j’ai mes enfants à bord) et éco (je surveille mes consommations) en fonction de ses envies. Enfin, nous avons été surpris par les nombreux équipements et assistances à la sécurité que propose ce nouveau Touran (Traffic Jam Assit, Emergency Break, Side Assist etc …), le monospace de VW n’a ainsi pas à rougir face aux BMW Serie 2 Gran Tourer.
Au chapitre des équipements dédiés à la conduite et à la sécurité, on découvre que notre Touran Carat est doté des équipements suivants : Régulateur de vitesse adaptatif ACC,  système de navigation et d’infotainment ‘Discover Media’, Park Assist, aide au stationnement avant/arrière,  système Fatigue Detection,  Pre Safe Assist,  système Front Assist,  alerte de perte de pression des pneus,  assistant de démarrage en côte, ABS , ESP et 7 airbags.
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Proposé à partir de 24.760€ (1.2 L TSI 110 ch BVM6 5 pl en finition Trendline) et jusqu’à 39.730€ (2.0 L TDI 190 ch DSG6  7 pl en finition R-Line), le nouveau Touran devrait facilement trouver sa clientèle et conserver celle qui lui est fidèle depuis de nombreuses années et poursuivre sa route sur le marché européen même si le segment des monospaces que l’on disait compacts est aujourd’hui méchamment attaqué par les SUV et autres crossovers.

Pour retrouver tous les détails de la gammes Touran (prix, équipements, options, spécifications et accessoires) tout est ici.

Nous remercions Volkswagen France pour cette invitation à Dinar près de Rennes