Le Nouvel Automobiliste
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Opel Insignia Sports Tourer GSi : Chargement express

Après la berline en juillet dernier la version break de l’Insignia adopte elle aussi une version sportive GSi. Vous rêvez d’un grand break avec du coffre aussi bien à l’arrière qu’à l’avant ? Alors cette Opel Insignia Sports Tourer GSi est sans doute à mettre sur votre liste de recherche… Mais il faudra vous contenter de l’ivresse et vous passer du flacon car si les motorisations pêchues seront bien disponibles chez nous ce ne sera pas le cas de l’habillage sportif.

GSi, le blason qui revient de loin

C’est effectivement une appellation plutôt ancienne que la marque de Rüsselsheim désormais dans le giron PSA a décidé de ressortir de ses cartons d’archives. Un logo qui était traditionnellement réservé à des citadines ou à des compactes (Corsa, Kadett, Manta, Astra…). Progressivement ces trois lettres avaient cédé leur place à trois autres synonyme d’une sportivité encore plus forte : les versions OPC. On ne reviendra pas en arrière, GSi ne remplacera pas OPC chez Opel mais vient au contraire marquer une nuance supplémentaire dans la sportivité. Les versions OPC restant les modèles les plus radicaux. Cela dit, en ce qui concerne l’Insignia il faudra vous contenter de cette version GSi, la version OPC n’étant plus du tout d’actualité.

Le rouge ça va vite

Présentée dans un rouge qui va bien dans le sens de la sportivité, l’Insignia Sports Tourer GSi se pare de détails stylistiques allant dans le même esprit. Larges entrées d’air à l’avant, pare-chocs avant et arrière redessinés pour plus d’agressivité, jupes latérales, intégration des sorties d’échappement modifiée, superbes jantes de 20 pouces et monogrammes GSi apposés discrètement viennent assez nettement modifier l’aspect de ce grand break de presque 5 mètres.

Mais ce look démonstratif n’est pas qu’un maquillage artificiel comme nombre de constructeurs savent le faire. La voiture a été assez largement retravaillée dans ses aspects techniques pour offrir des prestations dynamiques de premier plan. Niveau motorisation elle accueille sous son long capot un bloc essence 4 cylindres 2,0 l turbo de 260 ch et 400 Nm affichant un 0 à 100 km/h abattu en 7,5 s et une vitesse maxi de 245 km/h mais aussi un bloc diesel 4 cylindres 2,0 l BiTurbo de 210 ch et 480 Nm réalisant pour sa part l’exercice du 0 à 100 en 7,9 s et permettant de parcourir les autoroutes allemandes à 231 km/h. Dans les deux cas c’est une boîte automatique à 8 rapports qui est couplée à cette mécanique, avec de belles palettes au volant naturellement.

Châssis affuté et coffre préservé

Outre des motorisations aux données plutôt convaincantes les versions GSi de cette Insignia bénéficient également d’un certain nombre de petites modifications techniques visant à améliorer leur performance. La caisse a été abaissée de 10 millimètres, le système FlexRide d’amortissement piloté a été revu pour une meilleure stabilité, les freins Brembo renforcés. Et pour une motricité parfaite, outre les gommes Michelin Pilot Sport 4 S qui viennent enrober les grandes jantes, l’Opel Insignia dispose d’une transmission intégrale avec un système de répartition du couple intelligent (Torque Vectoring). Résultat, les performances sont au rendez-vous puisque malgré une puissance nettement moindre cette Opel réalise de meilleurs chronos que celle qu’elle remplace qui était pourtant équipée d’un V6 de 325 ch.

Une belle sportivité qui se ressent aussi à l’intérieur avec des sièges enveloppants de belle facture, au moins visuellement, et les éléments plus ou moins traditionnels de l’ambiance course : cuir noir à surpiqûres blanches, volant à méplat, pédalier en alu, inserts noirs laqués, etc. Tout cela sans retirer quoi que ce soit à sa vocation de déménageur puisque ce grand break offre une capacité de chargement allant de 560 à 1665 litres. De quoi réaliser des chargements express.

Pas de commercialisation à attendre en France de cette version GSi donc mais nous vous proposerons néanmoins très rapidement des photographies plus nombreuses de la berline comme du break puisque nous les découvrirons plus en détail dès mardi à Francfort.

Via Opel