Le Nouvel Automobiliste
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Nouvelle Porsche Panamera 2016 : Toutes les infos, photos et vidéos

La nouvelle grande Porsche s’annonçait depuis des semaines à coup de teasers et même, ces derniers jours, de fuites incontrôlées mais hier soir la firme de Stuttgart a révélé son nouveau porte-étendard : voici la nouvelle Porsche Panamera 2016. Et voici tout ce que nous pouvons vous en dire à ce jour.

Porsche_Panamera_2016 035Et la première question qui se posait depuis longtemps était de savoir si la 2e génération de cette grande berline sportive allait remédier aux lourdeurs de style tant décriées de la première. A première vue, que ce soit via les photos ou via les premiers commentaires du web, la réponse est plutôt oui. Il faut dire qu’indéniablement le travail réalisé par les designers sur la partie arrière de la voiture, celle qui concentrait l’essentiel des critiques, s’est avéré efficace. Le pavillon descend de manière nettement plus dynamique (Porsche en est visiblement fier tant il reprend cette idée à l’envi dans ses communiqués) et le dessin du vitrage latéral, qui se prolonge plus loin sur la custode, permet d’étirer visuellement les lignes et de donner à cette nouvelle Panamera un profil très proche de celui d’une 911… avec quatre portes. Toutefois si la massivité de l’arrière est bien atténuée par rapport à celle qu’elle remplace cette sensation n’est pas complètement effacée et la voiture ne peut pas apparaitre à proprement parler comme une ballerine. Il n’empêche qu’on saluera le résultat au final très convaincant sur ce point. Et pas que sur celui là.

Car la Panamera, si elle reprend globalement l’allure de celle qu’elle remplace et qu’elle se dote de tous les éléments stylistiques qui font d’elle une Porsche au premier coup d’œil, soigne et peaufine également nombre de ses détails. La face avant change très peu avec les phares arrondis traditionnels de la marque, dont l’intérieur est très travaillé procurant ainsi un côté high-tech très prononcé, et un capot reprenant les mêmes nervures qu’auparavant mais prolongées jusqu’au bout du pare-chocs. Ce dernier se décline en deux modèles selon que l’on soit en présence d’une Turbo ou d’une 4S. Sur cette dernière il se révèle très (trop ?) simple, tout en lignes horizontales. Sur la Turbo il est un peu plus expressif et rajoute une double ligne de DRL. Dans les deux cas ils ont le mérite de bien intégrer les radars du régulateur de vitesse adaptatif (comme s’il s’agissait de phares anti-brouillard) ce qui n’est pas si fréquent dans les productions récentes, même si une cousine éloignée, l’A7, profite déjà d’une intégration similaire.

Le profil évolue peu mais, comme on le disait plus haut, il s’affine et c’est très bienvenu. Fluide et simple dans son dessin toujours assez galbé il intègre désormais une ligne de carre marquée qui se prolonge beaucoup plus loin vers l’arrière. Elle prend naissance dans l’écope de roue avant qui apparait un peu moins affirmée mais qui est désormais verticale. Des poignées de porte nettement plus élégantes viennent alléger également l’ensemble et on appréciera le très beau pied de rétroviseur aérodynamique. L’ensemble est posé sur des roues de 19 pouces pour la 4S et 20 pouces pour la Turbo, des jantes de 21 pouces seront proposées en option.

Enfin l’arrière est la partie qui change le plus et qui est aussi celle qui a le plus de caractère. Les feux très effilés sont inspirés de la 911, creusés comme sur un Macan et se rejoignent en une ligne de LED  dont on pourra peut-être regretter qu’elle soit coupée en son centre même s’il y a probablement une raison. Elle met en tout cas en scène un nouvel élément très à la mode en ce moment, un bandeau noir positionné juste en dessous et sur lequel le monogramme Porsche prend place. La partie basse du pare-choc est plus classique mais assez réussie et nettement moins lourde que sur l’ancien modèle. Elle intégre les quatre sorties d’échappement différemment selon qu’il s’agisse, là encore, d’une 4S (elles sont alors rondes) ou d’une Turbo (elles deviennent trapézoïdales).

Mais sur cette poupe le clou du spectacle est bien caché. Il s’agit de l’aileron qui se déploie en fonction de la vitesse afin d’offrir plus d’appui aérodynamique mais selon une cinématique encore inédite jusque ici et surtout très spectaculaire. Quasiment invisible lorsqu’il est fermé, seul le trait de carrosserie au dessus du petit espace de la ligne de LED (la voila sans doute la raison…) permettant de trahir sa présence, il s’ouvre vers le haut puis vers l’extérieur en intégrant en son centre une troisième partie qui se déploie en même temps (seulement sur la Turbo). Spectaculaire encore une fois et je vous laisse en juger sur les vidéos en fin d’article.

Porsche_Panamera_2016 045Passons désormais à l’intérieur car très franchement il vaut le coup d’œil ! C’est même à titre personnel un coup de cœur que cet habitacle qui, bien que reprenant les lignes classiques et traditionnelles de l’univers Porsche les sublime véritablement. Pratiquement tout en lignes horizontale très tendues le tableau de bord s’avère très aérien, sobre et d’une rare élégance. L’écran HD 16/9e tactile central très fin mais immense (12,3 pouces) n’y est pas étranger. Il prend appui sur un rail en métal entourant des inserts décoratifs modernes et valorisants. L’ensemble fait résolument haut de gamme et semble respirer la qualité (même si on se méfiera naturellement des images officielles).

Les boutons disparaissent pratiquement complètement de la platine centrale au profit de surfaces tactiles laquées en noir (bon, pour l’entretien ça va pas être triste). Cette platine entoure un nouveau levier de vitesse pour la boîte PDK qui adopte la technologie by-wire. Le combiné d’instrumentation se modernise en passant presque intégralement aux compteurs numériques (7 pouces chacun), à l’exception du compte-tour central. Les puristes souffleront. Modernité technologique à tout-va dans laquelle les passagers arrière ne sont pas oubliés. Eux aussi disposerons d’une platine et d’un écran tactile pour gérer les options de confort (climatisation, sièges chauffants, ventilés, massant, etc.). Dans cet univers feutré, moderne mais résolument sportif les oreilles seront choyées et Porsche proposera deux systèmes audio, un Bose en version classique 710 watts, ou un Burmeister en version haut de gamme 1455 watts.

Mais une Porsche c’est bien entendu aussi et surtout une voiture de sport. Et vues les caractéristiques techniques annoncées sur cette Panamera II il n’y a absolument pas lieu de douter que le badge sur son capot soit usurpé. Jugez plutôt. La version d’entrée de gamme sera proposée avec un tout nouveau V6 de 2,9 l de cylindrée délivrant une puissance déjà très généreuse de 330 ch (non disponible au lancement). En version 4S ce bloc passe à un encore plus confortable 440 ch. Mais pour ceux qui en veulent plus la version Turbo équipée du V8 de 4,0 l développe désormais 550 ch et 770 Nm. Ce V8 bénéficie des dernières technologies d’optimisation de son efficience et peut se passer de 4 de ses cylindres quand ce n’est pas nécessaire afin de réduire la consommation. Les performances qu’il affiche sont de premier plan : 0 à 100 km/h en 3,8 s (3,6 s avec le Pack Sport Chrono) et 306 km/h en Vmax.

Enfin naturellement, et même si certains continuent de crier au scandale, un bloc diesel fait également partie du catalogue. Il s’agit là aussi d’un V8, il délivre 422 ch et un couple fou de 850 Nm. A terme, à l’instar de la précédente génération, une version hybride plug-in viendra compléter l’offre moteur en 2017 et il y aura même une version tout électrique d’ici 2019.

Ces blocs sont couplés à une boîte automatique PDK à 8 rapport et les versions S et Turbo peuvent recevoir une traction intégrale. Le châssis bénéficie d’une suspension pneumatique adaptative et de toutes les petites subtilités techniques pour améliorer la précision, l’agilité, la performance et le confort. Le véhicule s’équipe naturellement de toute une liste (interminable) d’équipements de sécurité active et passive parmi lesquels on pourra par exemple citer un assistant de vision nocturne ou un régulateur de vitesse adaptatif prenant en compte les données de la navigation GPS afin d’anticiper au mieux.

Il ne me reste plus qu’à vous parler du prix. Il débute à 115 967 € pour une 4S (une version « d’accès » sera disponible un peu plus tard) ou 119 927 € pour une 4S Diesel et atteint 156 287 € pour la version Turbo. Ces prix s’entendant naturellement hors option il est très aisé de les faire monter très très haut pour peu que vous soyez tentés (et ce n’est pas difficile) par tous les petits détails exquis proposés par le catalogue. La Panamera est configurable dès maintenant sur le site Porsche et vous pouvez retrouvez ci-dessous les principales caractéristiques du modèle selon les versions. Les premières livraisons interviendront en novembre.

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La Panaméra 2016 en vidéo :

Via Porsche