Le Nouvel Automobiliste
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Nouvelle Audi A1 2019 : Une seconde génération anguleuse

Nouvelle Audi A1 2019 : L’A1 de seconde génération

L’ironie du sort a voulu qu’Audi révèle sa nouvelle A1 contre les événements. D’abord, contre des fuites intervenues du côté de la presse belge, chose logique pour une voiture produite pour sa première génération sur les terres de Forest. Ensuite parce que le P-DG de la marque Rupert Stadler était le jour-même placé en détention provisoire pour l’affaire du Dieselgate. Malgré cela, la seconde génération d’A1 voit le jour : naissance mouvementée, carrière à succès ?

Une nouvelle Audi A1 plus musclée

De Stijl, la nouvelle Audi A1 ne manque pas. Comprenez qu’elle gagne des angles, à l’image du mouvement artistique néerlandais lancé par Theo van Doesburg. On reconnaît l’esprit Audi à la grande calandre hexagonale ainsi qu’aux phares en trapèze, de même que l’on distingue l’A1 à son pavillon bicolore et à son gabarit compact. Mais pour le reste, c’est un festival de lignes acérées, tirées au cordeau, et assez inhabituelles sur une A1 jusque là appréciée, depuis l’étude Metroproject des années 2000, pour ses que rondeurs.

De profil comme à l’arrière, c’est pareil : les traits sont tirés. Y compris pour les feux, dotés d’un décroché, ou pour l’arrivée d’une custode latérale façon Audi Q2. Tout juste remarque-t-on une nouvelle signature lumineuse, en ligne discontinue, sur les pourtours supérieurs des optiques, ainsi que des ouïes de calandre façon Audi Quattro.

Des dimensions légèrement en hausse

Avec une longueur de 4,03 m, la nouvelle A1 est 6 cm plus longue que sa devancière, ce qui profite entièrement (et même un peu plus) à l’empattement, allongé lui de 9 cm. La largeur est la même, 1,74 m, et la hauteur perd 1 cm à 1,41 m.

A bord, l’inspiration de la matrice Polo

Derrière cette nouvelle Audi A1 perce la stratégie du groupe Volkswagen. A savoir que le châssis de la petite dernière est commun avec ceux des Seat Ibiza et Volkswagen Polo récemment renouvelé, une plateforme MQB-A0 propre aux citadines. C’est donc tout naturel si les proportions de ces triplettes semblent similaires. Les Ibiza et A1 partagent d’ailleurs l’usine de Martorell (Barcelone), puisque l’A1 a quitté la Belgique.

A bord donc, c’est l’esprit Polo qui perce avec un large bandeau d’aération côté passager, déjà vu également sur les A4 et A5 ou VW Passat et Arteon. La disposition des écrans est similaire, notamment la tablette tactile de 10,1 pouces haut-perchée pour une parfaite lisibilité. Mais l’A1 dédie aussi des aérateurs pour le conducteur derrière le volant, comme l’ancienne Citroën C5. Des aérateurs qui, hélas, quittent leur sympathique forme arrondie qui singeait une mini A3…

Adieu version 3-portes, adieu… Diesel ?

Passons au chapitre des adieux, car la nouvelle Audi A1 ne sera proposée qu’en 5-portes, rationalisation de gamme oblige. De même, le Diesel est absent, du lancement en tout cas car il pourrait revenir par la fenêtre d’ici les premiers mois de commercialisation. C’est donc en essence qu’on vivra l’A1, à commencer par le L3 1.0 Turbo de 95 ch (25 TFSi) ou 115 ch (30 TFSi) suivi du L4 1.5 150 ch ACT (désactivation de 2 cylindres à bas régimes, en 35 TFSi) et du 2.0 200 ch (40 TFSi). Pas d’hybride ni de S1 annoncée pour l’instant, mais la carrière de cette A1 n’a même pas encore commencé. On l’attend sur les routes à l’automne 2018.

Via Audi.