Le Nouvel Automobiliste
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Nissan BladeGlider ’16 : Une flèche japonaise bien affutée

Nissan ressort le concept du véhicule à trois roues en forme de flèche de ses cartons. Après la DeltaWing conçue pour la piste, la ZEOD RC, son équivalent hybride, la marque nippone présente la deuxième version du concept apparu en 2013 du BladeGlider.

Pour bien poser le contexte, Nissan travaille sur le futur du sport automobile à sa façon depuis près de 5 ans. Des tentatives plus ou moins fructueuses ont été réalisées, avec des résultats parfois encourageants, parfois juste rageants. Casser les codes du sport auto et de la mobilité intensive, voilà ce que recherche Nissan.

On l’a vu avec le DeltaWing, sortie en 2013 sous la forme d’une flèche roulante, aérodynamisme oblige. Fort d’un moteur de 300 ch pour un poids ultra-réduit de 475 kgs grâce à l’apport de la fibre de carbone, la DeltaWing fit une entrée remarquée aux 24 Heures du Mans cette année-là. Une entrée malheureusement avortée par un crash survenu à 22h55.

Si la DeltaWing abandonne malgré elle dans un accrochage, le temps écoulé par le prototype sur la piste de près de 8 heurs encourage Nissan à en développer une seconde version, la ZEOD RC, hybride et fermée de la DeltaWing.

 

Sous sa robe blanche, elle embarque un moteur 1.5 de 400 chevaux, avec un passage sur commande en mode 100% électrique, faisant d’elle le premier véhicule de course à boucler un tour complet du circuit manceau à la seule puissance électrique. 5 tours plus tard, le prototype abandonne, causant un véritable lot de frustrations au sein de l’équipe japonaise.

En parallèle, Nissan présente en 2013 au salon automobile de Tokyo un concept-car basé sur le même type de véhicule à trois roues : le BladeGlider. Pure étude de style extérieur, il s’avère ne pas être opérationnel sur le plan technique, en dépit de son cockpit intérieur, conçu en 1+2 ; le pilote au centre, et ses deux passagers à l’arrière.

Ce problème est réglé 3 ans plus tard avec la sortie d’une deuxième version de la BladeGlider, bien plus complet et concret. Le concept-car conserve ses proportions, à savoir une large voie arrière et une voie avant étroite, mais ajoute une ouverture des portes spectaculaire, en sens inverse. Le nez avant inspiré de la F1 allié à la petite lame avant participent à l’appui aérodynamique du véhicule. Certains y verront d’ailleurs une filiation très étroite sur certains détails avec le concept iDx Nismo, présenté en 2014, notamment à l’arrière avec la forme des feux et le traitement bicolore gris anthracite mat et blanc. Le BladeGlider II gagne une structure solide au dessus de l’habitacle, quand le premier jet reste ouvert au-dessus de la tête des occupants.

A l’intérieur, on constate une architecture identique à la version 2013, avec un pilote au centre et deux passagers à l’arrière. Ces derniers sont assis sur de véritables baquets en tissu et maintenus par des harnais 4 points. Le tableau de bord est minimaliste au possible avec une centralisation des informations techniques sur le volant, tandis que deux écrans de part et d’autre de ce même volant font officie de rétroviseurs via des caméras intégrées aux roues avant.

Sous son capot, le BladeGlider II devient le premier prototype de sa lignée à embarquer un moteur 100% électrique. Composé de deux blocs de 130 kWh, la puissance cumulée est de 177 ch et permet d’exploser le 0 à 100 en moins de 5 secondes pour 190 km/h en vitesse de pointe. A noter la présence d’un système de vectorisation du couple. Celui-ci contrôle le couple envoyé aux roues motrices afin d’en assurer la stabilité et l’adhérence.

Pour prouver la viabilité de ce projet, Nissan a décidé de le faire rouler dans les rues de Rio durant les Jeux Olympiques, du 5 au 21 août. En revanche, aucune date de commercialisation n’a été fixée, ni même la décision d’une fabrication en petite série n’a été mentionnée par la marque japonaise.

Via Nissan