Le Nouvel Automobiliste
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Mini Next Vision 100 : Cap sur la Mini de 2100 (vidéos)

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A l’occasion du 100ème anniversaire de BMW, le groupe entier de la marque à l’Hélice a proposé à toutes ses entités de proposer un concept-car se projetant au siècle prochaine. BMW, Mini et Rolls-Royce se sont donc prêtés au jeu et ont dévoilé 3 showcars étonnants. Cap sur Mini et son concept Next Vision 100.

Pour commencer, il faut savoir que le brief commun imposait une conduite « autonome » et un « système de communication du véhicule, soit avec le conducteur, soit avec les autres véhicules et le monde extérieur, qu’il soit technologique ou non ».

Chez Mini, le thème général du projet était : « Every Mini is my Mini ». Vaste programme ! En effet, le constructeur propose plusieurs points en réponse à ce que l’entreprise décrit dans le futur comme « un monde de plus en plus numérisé et interconnecté ».

Premier exemple : approfondir le phénomène d’ultra-personnalisation via la création d’une communauté Mini similaire à Apple. Dès lors, on pourrait personnaliser sa Mini grâce à des projections de couleurs sur la caisse, le toit, les jantes, l’habitacle, à la simple envie de son propriétaire et à tout moment !

Second exemple, la question de communication directe : l’autopartage fait partie de la problématique que la marque a tenté de résoudre, en permettant d’avoir accès à une Mini partout où vous allez, vraisemblablement via une application sur smartphone.

En ce qui concerne l’allure générale du véhicule, le volume général présente une petite compacte quatre places et arbore une nouvelle lignée de conception qui évite le look rétro des Mini actuelles pour une apparence plus propre et plus personnelle. Les designers maison ont réalisé le tour de force de proposer une vision futuriste de la Mini tout en n’étant pas si éloigné de la première Mini de 1959 en termes de taille globale.

La première chose qui frappe l’œil, c’est la transparence quasi-complète de l’avant du véhicule.
En effet, l’avant intègre un pare-brise allongé et une seconde vitre inférieure qui revisite la mythique grille de calandre de la Mini originale et en intègre les fameux phares ronds. A noter aussi la présence de fins feux à LEDs sur l’arête des ailes. Le profil de la caisse présente des passages de roues proéminents, de grandes jantes à 8 fines branches, une ceinture de caisse plutôt haute, un toit à l’aspect visuel flottant et un large bandeau à LED en guise de feu arrière. La cinématique d’ouverture des portes est originale : une ouverture classique des portes avant et une ouverture coulissante pour les petites portes arrière.

L’intérieur, au look épuré, mise sur la réalité augmentée. En témoigne la seule présence significative d’un volant et d’un gros cadran circulaire central, deux éléments majeurs dans l’identité historique de Mini. Ce cadran, appelé Cooperizer, permet au conducteur de renseigner différents paramètres tels que l’état du moteur électrique en temps réel, les modes de divertissement et de communication autonomes. Selon le paramètre choisi, le Cooperizer s’allume alors dans une gamme de couleurs différentes.

Il y a un look épuré pour ce tableau de bord, qui repose sur la réalité augmentée pour afficher une gamme de fonctions différentes sur une série de moniteurs haute définition bien en retrait sous le pare-brise, y compris les informations sur l’itinéraire et, sur demande, la ligne de conduite idéale.

La première impression que l’on a en voyant cet habitacle, c’est cette sensation d’espace infini. Très fort, pour un véhicule de ville ! Pour renforcer ce sentiment, la Mini adopte une banquette avant posée sur un plancher plat. Selon Mini, cela facilite l’accès à bord des deux côtés de la voiture, notamment lors des phases d’entrée et de sortie du véhicule en ville.

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Lorsque le mode autonome est activé, le volant et les pédales glissent vers le centre de la planche de bord. En effet, la présence d’un authentique volant se justifie selon Mini par la volonté de rester une partie intégrante de l’intérieur dans les futurs modèles. Pour passer de la conduite autonome à la conduite manuelle, le conducteur déplace le volant de la position centrale de chaque côté de la gauche ou à droite, selon l’endroit où il/elle a choisi de siéger.

Enfin, une dernière fonction du Cooperizer inclut le bouton « Inspire Me » : en appuyant sur ce bouton, le conducteur peut également accéder à des données numériques relatives à son/sa position ou un itinéraire donné. Lorsque la Vision Next 100 détecte une route de conduite appropriée, la fonction fait basculer le comportement de la voiture en Mode « John Cooper Works ». Un gadget intéressant pour quiconque veut s’échapper sur le col de Turini, à l’ancienne…

Sous le capot, Mini reprend une motorisation 100% électrique qui n’est pas étrangère aux clients de la marque, puisque le combiné provient directement de la Mini-e, sortie… en 2009 ! Revu sur le plan technologique, le bloc et ses batteries permettent une autonomie de 160 km, mais on est quand même loin de tout futurisme ! Pour rappel, ce doit être la vision de la Mini en 2100.

Anders Warming, le directeur du design de Mini, a tenu à dire à propos de ce concept-car : «Notre dernier concept cherche à offrir la mobilité sur mesure personnelle. Dans l’avenir, vous pourriez ne pas réellement avoir à posséder un véhicule pour profiter de ses avantages. […] Une Mini se doit encore d’être amusante à conduire, dans la mesure où les conducteurs préfèrent conduire eux-mêmes – aussi souvent que possible».

Vous pouvez retrouver la genèse du véhicule ci-dessous :

Et, la présentation du véhicule fini est là, avec le Beau Danube Bleu de Johann Strauss en fond musical :

Et, pour terminer, une galerie des différentes illustrations diffusées par Mini :

Via Mini