Le Nouvel Automobiliste
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Mercedes-Benz : la grande offensive verte

En même temps que la révélation de son futur GLC F-CELL dont je vous parlais hier, Mercedes-Benz a annoncé un plan global de développement des technologies « vertes » qui concernera l’intégralité du groupe. En voici les principales lignes.

Et quand Mercedes-Benz décide de se lancer dans un programme on peut dire qu’il ne le fait pas à moitié. La marque prévoit en effet d’investir massivement dans toutes les formes de motorisation « vertes » (électrique, hybrides, hydrogène…), leurs composants et instruments (batteries, mode de recharge…) mais également dans une optimisation des motorisations thermiques (essence notamment). Un investissement chiffré pour le moment par le constructeur à 7 milliards d’euros pour les deux ans à venir, soit la moitié de ce qu’il compte investir dans sa R&D. Le premier objectif est simple : tous les véhicules du groupe Mercedes-Benz auront une version électrique. Et quand je dis tous les véhicules c’est bien tous les véhicules. Le plan concerne les véhicules particuliers mais également tous les utilitaires, bus, camions, cars, etc.

De l’électrique mais pas que. Si la traction électrique est une option essentielle pour le groupe elle ne doit, et surtout pour le moment ne peut, en aucun cas écarter les motorisations thermiques. Ces dernières sont donc elles aussi au centre des préoccupations des ingénieurs. Ainsi dès l’an prochain une nouvelle gamme de moteurs essence viendront petit à petit remplacer la génération actuelle. Ils auront comme caractéristique d’avoir une meilleure efficience, d’être équipés, comme les diesel, d’un filtre à particule et seront couplés à de nouvelles batteries de 48 volt en lieu et place des 12 volt actuelles. C’est ce que l’on appelle communément du « mild hybrid ».

L’avantage de ces batteries réside dans leur puissance naturellement, 4 fois plus importante, mais également dans leur intégration permettant de se passer d’un lourd équipement de sécurité nécessaire sur les hauts voltages. Elles permettent en fait de réaliser pratiquement les mêmes performances que des batteries à haut voltage sur des groupes motopropulseurs hybrides mais en bas voltage. Sur une propulsion uniquement thermique elles remplacent le démarreur et l’alternateur et peuvent aider le moteur notamment quand il n’est pas encore monté suffisamment en température. Enfin elles offres de bien meilleurs rendement pour toutes les installations électriques du véhicule dont on sait qu’elles sont de plus en plus nombreuses (climatisation, recharge USB…). Le premier représentant de cette génération de groupe motopropulseur sera lancé en 2017, ce sera un 6 cylindres en ligne (nom de code M 256) mais il sera suivi de blocs 4 cylindres utilisant la même technologie.

Tout cela nous emmène fort logiquement vers l’hybridation,  et surtout l’hybridation plug-in, l’un des autres aspects de la stratégie globale de Mercedes-Benz et probablement celui sur lequel elle compte le plus. Les modèles hybrides sont déjà au catalogue de la marque et vont là aussi s’étendre tout en adoptant des évolutions technologiques. La première prendra corps dès l’an prochain avec le restylage du porte-drapeau de l’étoile, la Classe S en version 500 e. Équipée de nouvelles batteries lithium-ion et d’une gestion électronique différente elle devrait pouvoir offrir pour la première fois une autonomie supérieure à 50 km en tout électrique. Et pour rendre l’utilisation quotidienne toujours plus agréable et simple la recharge pourra désormais se réaliser par induction. Plus de prise, le bonheur !

Bien entendu cela suppose également un travail de fond sur les batteries. Mercedes ne travaille ici pas seul et la prochaine génération de batterie utilisera probablement la prometteuse technologie lithium-souffre. Cette dernière offrirait tous les avantages : plus légères, moins couteuses, moins impactantes environnementalement et surtout ouvrant la perspective d’une autonomie multipliée par 3 voire par 5. Ne nous emballons pas trop vite, la technologie n’est pas encore tout à fait au point.

En attendant c’est toute la gamme Smart qui va bénéficier d’une déclinaison électrique. Bon en même temps ce n’est pas trop difficile. Néanmoins la Fortwo (en version coupé comme en version cabriolet) et la Forfour électrique seront disponibles sur le marché dès la fin de cette année et feront leurs grands débuts au Mondial de l’automobile de Paris. A leurs côtés la marque à l’étoile présentera un nouveau concept 100 % électrique avec une autonomie annoncée à 500 km et présentera également le GLC F-CELL, la technologie à hydrogène entrant tout naturellement dans ce plan global.

A suivre donc.

Via Mercedes