Le Nouvel Automobiliste
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Mercedes-Benz GLC F-CELL, hydrogène et plug-in

Mercedes-Benz veut tout reverdir ! La marque a dévoilé ce matin un plan de grande ampleur concernant les modes de propulsion « écologiques » et en a profité pour présenter officiellement celui qui constituera l’un des ses porte-drapeaux dans le domaine : le GLC F-CELL. Un GLC qui fonctionne à l’hydrogène mais pas que.

TecDay Road to the Future – Drive TrainLa pile à combustible fonctionnant à l’hydrogène on commence à connaitre. Et si ce n’est pas le cas vous trouverez toutes les informations sur le sujet dans l’excellent article de Charles, l’un de nos spécialistes en technique, ici. Mais l’hydrogène plug-in vous connaissiez ? Et bien c’est ce que vous propose Mercedes-Benz avec son nouveau GLC F-CELL.

Classiquement, et surtout comme son nom l’indique, le GLC F-CELL est équipé d’un groupe motopropulseur à hydrogène. Ce dernier est de nouvelle génération est s’avère plus compact que les précédents. Mercedes annonce un gain de l’ordre de 30 % en termes de volume et la conséquence immédiate est que, pour la première fois, ce bloc peut intégralement être placé sous le capot, à l’instar d’un bloc thermique classique. De plus, le système a été optimisé pour offrir un meilleur rendement énergétique et, cerise sur le gâteau, son coût a été réduit drastiquement grâce à la réduction massive (- 90 % !) de l’utilisation d’un matériaux très couteux : le platine.

De base cette nouvelle technologie offre donc des caractéristiques nettement plus adaptées à un véhicule à utiliser au quotidien avec en particulier une autonomie d’ores et déjà conséquente puisqu’estimée à environ 450 km. Le réservoir d’hydrogène entouré de fibre de carbone est encastré dans le plancher du véhicule et les 4 kg qu’il contient peuvent être remplis dans des stations délivrant l’hydrogène sous pression (700 bars) aussi rapidement qu’un plein d’essence normal. Le nombre de ces stations est encore faible mais il est en constante augmentation en Europe.

Mais la firme à l’étoile a cherché à faire encore mieux, et sans doute aussi à faire un peu différent histoire de se démarquer des autres. Pour cela, et compte tenu du gain de place évoqué plus haut, elle a rajouté à l’arrière du SUV des batteries lithium-ion d’environ 9 kWh. Ces dernières sont rechargeables via une prise, comme n’importe quel véhicule électrique, et peuvent également récupérer de l’énergie lors des phases de freinage de l’auto. Elles sont censées l’autoriser à parcourir une petite cinquantaine de kilomètres en tout électrique et portent ainsi l’autonomie totale de la voiture à environ 500 km, soit à peu près la même chose que pour une Toyota Mirai.

Cette version du GLC avait été annoncée par Mercedes-Benz dès le début de cette année, mais l’annonce d’un véhicule hydrogène/plug-in n’avait naturellement pas été dévoilée. Sa commercialisation devrait intervenir d’ici la fin de l’année 2017, peut-être pas sur tous les marchés dans un premier temps, mais à un tarif que la marque à l’étoile estime parfaitement acceptable par les clients. Cependant aucune information n’a pour le moment été donnée en ce qui concerne les performances de ce SUV et ce sera naturellement un élément déterminant au moment de l’achat.

En attendant, comme je vous le disais en introduction, la firme de Stuttgart lance une grande offensive « écolo » dont je vous reparlerai au plus vite et qui se poursuivra par la présentation lors du mondial de l’auto à Paris en octobre prochain d’un concept tout-électrique ayant une autonomie de 500 km.

A suivre

Via Mercedes-Benz