Le Nouvel Automobiliste
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Live Francfort 2017 : Ferrari Portofino

Une nouvelle venue à Maranello représente toujours en soi un petit événement. Cependant, à chaque grand salon européen depuis quelques années, la marque au cheval cabré apporte une nouveauté. Se lasserait-on alors de cet afflux de renouvellements ? Que nenni ! Preuve en est aujourd’hui avec la Ferrari Portofino présentée en terres germaniques.

Remplacer son modèle d’entrée de gamme, ça n’est pas toujours chose aisée. Prenez Renault et sa Twingo par exemple, la seconde génération n’avait pas réellement reproduit l’enthousiasme suscité par son aînée. Eh bien chez Ferrari, c’est un peu la même chose, il ne faut pas décevoir ses clients les plus modestes lorsqu’on touche à leur auto chérie. Sauf qu’à Maranello, on a une tout autre notion de l’entrée de gamme par rapport à Guyancourt…

Motore potente

Il s’agissait bien en tendu d’une introduction -très- ironique, puisqu’on parle ici d’une auto qui dépasse la barre des 200 000 €. Mais plus que d’argent, il est désormais question de puissance : la plus « petite » des Ferrari ne proposera pas moins de 600 ch. Oui, 600.

C’est 40 de plus que la California T qu’elle remplace, et seulement 60 de moins que la supercar Enzo de 2002. Et mine de rien, ça commence à faire !

Le bloc moteur de la Ferrari Portofino reste le même que sur la California, à savoir un V8 3.9l biturbo, mais de subtiles améliorations lui permettent de gagner les précieux équidés chers à la marque. Les performances sont donc forcément au rendez-vous, avec un 0 à 100 km/h expédié en seulement 3.5 secondes, la barre des 200 km/h franchie en 10.8 secondes et plus de 320 km/h en vitesse de pointe. Pas mal pour une Twingo !

Bella carrozzeria

La silhouette générale respecte la philosophie de sa devancière, mais la Ferrari Portofino apporte une aérodynamique beaucoup plus travaillée et une ligne de toit plus sexy lorsque celui-ci est fermé. La manœuvre de ce dernier s’effectue en 14 secondes.

Exit les feux arrière haut perchés, retour à une intégration plus traditionnelle beaucoup plus élégante. La partie arrière en est ainsi transfigurée.

A l’avant, on retrouve de longs phares dans la lignée des autres modèles de la gamme actuelle.

L’ouïe latérale a été conservée, mais son intégration et son dessin sont complètement revus avec une découpe rejoignant le passage de roue, évoquant (de loin) les déflecteurs latéraux d’une F1.

Buon viaggio !

A bord, le changement est moins marqué. La planche de bord ressemble assez à celle de la California, mais pourtant tout est nouveau. Le volant change de forme et redevient plus rond, mais il est toujours équipé du fameux manettino permettant de choisir les différents modes de conduite. Il intègre toujours énormément de commandes (phares, essuie-glaces…) permettant de se passer de commodos et laissant ainsi toute la place aux palettes de changement de vitesse. Le système multimédia évolue, l’écran passe à une diagonale de 10.2 pouces et le passager peut profiter des infos de bord grâce à un petit affichage placé sur la planche de bord devant lui, comme sur les 812 ou GTC4.

Les places arrière gagnent légèrement en habitabilité grâce à des sièges avant affinés. Ils sont d’ailleurs particulièrement confortables, et l’ambiance chaleureuse de l’habitacle est une véritable invitation au voyage. Monsieur Ferrari, si vous nous lisez, j’aimerais beaucoup le vérifier sur la route. Pour la science, bien entendu.

Crédits photos : Romain Bresadola pour TheAutomobilist.fr