Le Nouvel Automobiliste
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Les 70 ans de Ferrari vus par la presse auto française

Ferrari, n’ont-ils que ce nom à la bouche ? En ce moment en tout cas, il apparaît plein les linéaires des kiosquiers, et pour cause. Chaque année en 7 est une année d’anniversaire pour l’entreprise Ferrari, fondée en 1947. Fort logiquement, la presse relaie cet évènement avec moult dossiers, reportages, republications, trouvailles inédites voire numéros spéciaux. Qu’avons-nous à nous mettre sous la dent en 2017 pour les 70 ans du Cavalino ? Revue de presse.

Car Life : le moins cher

Commençons notre revue de presse par un critère de prix et évoquons Car Life. Avec ses 5 €, c’est le plus accessible, et c’est aussi le plus généraliste et complet sur le sujet puisqu’en 100 pages sont évoqués autant l’histoire que les dernières nouveautés.

Au programme donc, un résumé année après année de la vie de la marque, signé par Serge Bellu, l’essai de la toute dernière 812 Superfast, et une étrange « interview posthume » d’Enzo Ferrari. Boule de cristal à retardement ? Non, plutôt un pot-pourri à partir des mémoires du Commendatore, exercice original et finalement réussi. Numéro 19, 4e trimestre 2017 : 5€.

Rétroviseur : La Dino, la Daytona, et des raretés

C’est également un grand dossier que Rétroviseur consacre à Ferrari. L’angle est celui qui guide les récents numéros de la revue : convenir à un large public, qu’il soit en quête d’un grand classique ou d’une information anecdotique. C’est ainsi qu’on trouve un essai complet de la Daytona, première Ferrari à avoir été mesurée à plus de 300 à l’heure, aux côtés d’une rétrospective des 20 Ferrari les plus rares signée Serge Bellu.

Équilibré, bien illustré et à la maquette très agréable, ce numéro consacré à Ferrari fait cependant l’impasse sur la rareté de la 250 GTO (36 unités) et aurait pu inclure l’essai de la Dino Spider ainsi que la découverte de la Lancia Stratos Stradale à un plus large dossier sur Ferrari, ces deux voitures ayant place dans la grande histoire du Cheval Cabré. Numéro 338 de Novembre 2017 : 5,80 €.

Original Vintage : pleins phares sur les Ferrari originales

Pour son troisième numéro, pardon, « volume », la revue que signe notre ami Nicolas Meunier porte sur la bien-nommée « Folie Ferrari ». Et aborde le sujet par le versant de la curiosité et des anecdotes, un vrai régal pour quiconque veut se cultiver ou briller dans les dîners mondains.

Les concepts-car sont à l’honneur, notamment le Pininfarina Modulo avec une interview de Paolo Martin, mais aussi les plus méconnues 328 Conciso de Bernd Michalak ou la Testa d’Oro de Luigi Colani, sans oublier l’histoire de l’ASA 1000 et un retour sur les meilleures ennemies de Ferrari, la Lamborghini Miura et la Ford GT… dans sa version 2017. Numéro 3 de Nov. 2017 à Janvier 2018 : 6,90 €.

Classic & Sports Car : 100% Ferrari classiques

Comme Original Vintage, Classic & Sport Cars consacre tout son numéro à l’anniversaire de Ferrari. Plusieurs thématiques sont abordées, notamment les modèles icônes avec un dossier complet sur la 250 GTO « plus convoitée d’entre toutes », un essai de la 166 MM de Castellotti et un autre de la 365 GTB/4 Daytona.

La course n’est pas oubliée avec les top 10 « pilotes » et « voitures », sans oublier des comparatifs de Testarossa/512 TR/512 M et de V8 atmo légers (360 Stradale, 430 Scuderia et 458 Speciale). Du bon et du complet, avec un esprit et des modèles d’esprit très orienté « britannique » cependant, origine de la revue oblige. Numéro 56 de Juillet/Août 2017 : 5,95 €.

Evo : Hors-série spécial V12

Evo a été le premier titre de la presse auto à dégainer son numéro sur Ferrari, c’était pendant l’été. Plutôt qu’un numéro spécial, la revue a carrément sorti un hors-série, avec une belle couverture mate et brillante résumant les 70 ans de V12 avec une 812 Superfast et une 125 S.

Bien illustrées, les pages s’égrainent suivant un plan chronologique, des origines de Ferrari à l’heure actuelle. Tous les grands V12 sont là donc, avec une rétrospective des 250, et deux comparatifs (550/599 et F40/Enzo… la F40 étant l’exception à ne pas avoir de V12 dans ces pages). L’ensemble se complète d’une seconde rétrospective de chaque V12 Ferrari à la fin. Pratique, pour en avoir la liste exhaustive. Evo Hors série Eté 2017 : 7,90 €.

Sport Auto : deux éditions spéciales de collection

Ce n’est pas un mais deux livres que Sport Auto édite sur Ferrari. Livre, et non magazine car si un numéro cet été a été consacré à la marque italienne, Sport Auto propose surtout deux éditions holistes, 70 ans de sportives de route et 70 ans de course automobile.

Le programme est alléchant et le résultat est globalement satisfaisant : le numéro sur les sportives de route reprend des essais déjà publiés par le magazine avec fiches techniques associées, tandis que le volume sur la course automobile propose une rétrospective complète co-dirigée par Jean-Louis Moncet et Johnny Rives. Le format, enfin, de deux revues horizontales, est agréable. Demeure parfois une iconographie loupée avec des photos de taille très juste, mais on a avec ce duo de livres une vue complète sur Ferrari. Plus que des magazines, ce sont bien des livres, et leur prix les positionne à mi-chemin. Sport Auto Hors-Série : 14,90 € l’unité.

L’Aventure Automobile : le Mook historien

Dernier titre arrivé sur les linéaires de la presse automobile, L’Aventure Automobile est comme sa couverture le laisse penser dédié à « l’histoire automobile du vingtième siècle » et aux voitures de collection. Pour ce premier numéro, le dossier porte sur les 5 premières années de Ferrari, rédigé par Christian Descombes.

Entre récit biographique d’Enzo et aventure industrielle, on comprend parfaitement les ressorts de la genèse de la marque, et finalement le dossier s’étend juqu’à l’année 1957. Un excellent sujet de fond, légèrement touffu sur la forme et la mise en page, et qui mérite un effort de plus de 10 € à l’achat -tarif qui le rapproche d’un « mook », mot-valise composé de magazine et de book, comme Carlingue. Numéro 1 de Nov. 17 à Janvier 2018 : 12 €.

Conclusion : attrapez-les tous !

Difficile de faire un choix parmi tous ces titres et si, comme moi, vous ne voulez rien rater, autant tous les acheter. C’est un coût, certes, mais la gratuité d’internet ne remplacera probablement jamais le plaisir d’un magazine imprimé pour certains. Chaque titre réussit en tout cas à suivre sa ligne éditoriale et à présenter les choses différemment du voisin. Raison de plus donc pour multiplier ses sources.

Envie d’une autre revue de presse ? Les années en 5 étant celles de la Citroën DS, retrouvez à ce lien notre sélection de l’époque.