Le Nouvel Automobiliste

L’Atelier Renault enfile ses habits d’hiver

Une exposition autour de la griffe Initiale Paris permet au showroom Renault de l’Avenue des Champs-Elysées de présenter deux modèles venus des collections de Renault Classic : une Juvaquatre et une superbe Nervastella.

Deux modèles historiques à l’Atelier Renault

Visible depuis la façade, la Nervastella 1932 TG4 carrossée par Binder impressionne ! Longue de 5,10 m, elle présente surtout un interminable capot moteur abritant un 8 cylindres en ligne de 4,3 l de cylindrée pour 100 ch qui transporte les 2,3 tonnes de la voiture jusqu’à 125 km/h ! La boîte est à 4 vitesses, avec les rapports de 3e et 4e synchronisés.

Renault est à l’époque synonyme de haut-de-gamme et ses gammes Reinastella, Nervastella puis Suprastella roulent avec des blocs 8 cylindres. Déjà rares, avec 256 unités produites entre 1932 et 1933, les Nervastella le sont encore plus lorsqu’elles font l’objet d’une carrosserie spécifique. L’artisan Henry Binder a au total réalisé 21 voitures sur base de Nervastella TG4. Une discrète plaque latérale vient identifier son travail, tandis que c’est une étoile (stella en latin) qui signe le capot de la Renault, et non un Losange. Remarquez les pneus Michelin : quelques mois après la reprise de Citroën en 1935, Renault se passera des services de la firme Clermontoise.

L’autre ancienne de l’Atelier, c’est une laborieuse Juvaquatre. Elle aussi est décorée d’un cannage très parisien, qui fera le charme de la R4 Parisienne dans les années 1960. Si le modèle exposé date de 1950, les origines de la Juva’ remontent à 1938. C’est à l’époque la première Renault à caisse autoporteuse et roues avant indépendantes, avec de 250 à 300 kilos de charge utile (750 kg de masse complète pour le 300 kg de type AHG2).

Ce premier utilitaire des villes est reconduit après la guerre jusqu’en 1960, avec le moteur de la 4CV (1954) puis celui de la Dauphine (1956), qui lui vaut son surnom de Dauphinoise. Elle est la lointaine ancêtre des Kangoo d’aujourd’hui… sans que le concept -un dérivé d’utilitaire à partir d’un véhicule particulier- ni la forme n’en soient foncièrement différents.

La griffe Initiale Paris à l’honneur

Depuis 2014 et son retour sur les Espace V et Clio IV, la finition Initiale Paris coiffe de nouveau certaines des gammes Renault. Hormis les Twingo, Zoé, Mégane et Kadjar, toutes les voitures particulières du Losange sont désormais éligibles à cette griffe. La dernière-née est le Koleos restylé, présenté en 2,0 l BluedCi 150 X-Tronic blanc perle et cuir nappa noir. Les modifications sont discrètes et se limitent, d’extérieur, au bas du bouclier, tandis qu’à bord, la sellerie est la principale nouveauté avec la mise à jour technologique (reconnaissance des panneaux notamment).

Amené à être plus largement diffusé, le Captur Initiale Paris est présenté sous la forme d’un écorché que nous avions découvert au Salon de Francfort. De quoi permettre de découvrir son habitacle et sa sellerie capitonnée de losanges. Les Talisman et Clio sont aussi exposées en Initiale Paris.