Le Nouvel Automobiliste
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Infiniti Q30 : découverte statique en avant-première avant l’essai : convaincante !

Si Infiniti est surtout connu pour ses berlines des catégories supérieures (Q50 et Q70, dont les essais sont à retrouver ici et ici) et ses SUV haut de gamme, il lui faut pour conquérir le monde et surtout l’Europe un véhicule adapté à tous les marchés. C’est dire si le rôle de la petite Q30, dévoilée au dernier salon de Francfort, est important. Découvrons-là en concession plus en détails avant d’en prendre le volant début novembre.

Ce véhicule plus adapté à tous les marchés c’est la berline compacte, catégorie disputée où se côtoient Volkswagen Golf, Renault Mégane, Peugeot 308, mais aussi BMW Série 1, Audi A3 et Mercedes Classe A, les vraies rivales de la nouveauté japonaise. D’ailleurs la dernière citée est plus qu’une source d’inspiration, c’en est même la base technique !

Fruit de raccord entre l’Alliance (Renault-Nissan) et Mercedes, voilà comment on se retrouve avec une voiture dotée de sacrées références dans la catégorie, mais avec une interprétation très nipponne, surtout dans le design.

Extérieurement, l’on retrouve rapidement les codes de la marque au niveau de la calandre, des vagues sur le profil et sur la double sortie d’échappent qui sont autant de signatures stylistiques du constructeur du Mont Fuji.

J’aime beaucoup la ligne générale, quoiqu’un peu haute à mon goût. La découpe des portes arrière m’avait surpris au salon, mais là, je dois avouer que le dessin rappelant les berlines sus-citées est bien intégré et confère personnalité et dynamisme à cette partie-là.

L’arrière est très travaillé, trop diront certains. Il n’est pas moins évocateur et puissant, j’aime beaucoup. Plus que l’avant, dont certains détails rappellent d’autres productions japonaises (je trouve les phares très « Mazda » pour ma part, et c’est loin d’être une plaie, à défaut d’ère original).

Un dernier détail attire mon oeil, il y a comme un ceinture centrale qui parcourt toute l’auto, ce qui à le don d’asseoir son style et de lui donner une unité.

A l’intérieur, certains détails rappellent son origine germanique, mais l’ensemble est personnel, même s’il manque une petite touche d’originalité pour plaire vraiment. J’aime beaucoup les inserts de suédine sur la planche de bord, moins la laque piano black qui ne me fait plus le même effet qu’avant et qui supporte mal les traces de doigts au quotidien.

Les places avant ont un confort ferme, mais sont accueillantes et l’ergonomie parait bien pensée, à un détail près : avoir regroupé les commandes des phares et d’essuie-glaces au même endroit, sur le commodo de gauche et d’avoir positionné celui du régulateur de vitesse juste en dessous. Ça sent les petites erreurs de manipulation au début.

Les places arrière sont difficile d’accès, la faute au dessin de la porte et à sa faible ouverture, mais une fois installé, on y est bien, la garde au toit est généreuse, et l’espace aux jambes suffisant pour mon mètre 80. Mais il ne faut pas être claustrophobe. Le dynamisme du dessin à son revers, une faible surface vitrée au second rang.

Nous sommes en présence ici d’un modèle de lancement, baptisé City Black Edition, et qui propose un équipement fourni (camera 360, sono Bose, clim bi-zone, phares à led adaptatifs, etc.) et une présentations spécifique à base de jantes alliage 18 pouces, coques de rétroviseurs satinées, et cette fameuse suédine à l’intérieur.

Une gamme complète de 7 finitions est disponible, aux noms évocateurs (Business pour avoir l’essentiel pour rouler dans de bonnes conditions,  Premium Tech où tous les équipements des gammes supérieures descendent dans la compacte, ou Sport pour affirmer son envie de conduite vigoureuse), ainsi que de nombreuse motorisations, certaines héritées de Renault, comme le 1,5 DCI de 109ch, d’autres de Mercredes (2,2d de 170 ch) ou des essences issu de Nissan (1.6 essence en version atmosphérique de 122 ch ou turbo de 156 ch). Le 2 litres Turbo de 211 ch est quand à lui déjà apparu sur le Q50 et promet de belles performances !

La gamme couvre ainsi la majorité des besoins, sachant que la boite automatique est disponible sur les modèles DCI (le 2,2 d n’ayant quant à lui pas de BVM) et Turbo essence et que le 2,2d peut bénéficier d’une transmission intégrale, offerte d’office avec l’essence le plus puissant.

Les tarifs vont commencer à 26.300 € en essence et 26.850 € en diesel avec la finition de base (dépourvue de jantes alliage, elle restera confidentielle) pour arriver à 41.570 € pour le modèle présenté ici, une City Black Edition en 2,2 diesel et 4 roues motrices qui fait office de haut de gamme actuel. Soit des tarifs calqués sur ceux de ses concurrentes premium, mais avec un déficit d’image non négligeable, du moins sur le Vieux Continent.

Il me tarde désormais de découvrir volant en mains ce que vaut cette nouveauté, convaincu qu’Infiniti a une légitimité dans le segment et une vraie proposition premium et qualitative. Rendez-vous prochainement !

Merci à la concession Infiniti de Strasbourg pour son accueil et son professionnalisme lors de cette visite.

Crédit photographique : Thomas W. pour The Automobilist.

D’autres clichés de la nouvelle Infiniti Q30, qui fut présentée à Paris au début du mois d’octobre, pour sa première « française » :