Le Nouvel Automobiliste
Le Nouvel Automobiliste

Formule E : Visite du Village du Grand Prix de Paris

Formule E : le village du Grand Prix de Paris

Comme tout événement de compétition, l‘E-Prix de Paris est aussi un temps de communication et d’expositions pour les marques, qui présentent leurs produits et leurs innovations. L’atout, c’est que cette visite recèle quelques curiosités automobiles. Nous les avons compilées ici : session de rattrapage pour celles et ceux qui n’étaient pas sur place.

Formule E : l’électrique à l’honneur

E-Prix oblige, les constructeurs présents sur place ont dégainé leurs modèles zéro émission. Enfin, pour être plus exact, leurs solutions de mobilité écologiques dans un monde plus durable. Le résultat prend cependant des formes diverses.

Côté véhicules de série, vous avez deux options. La première, c’est un véhicule électrique différent d’un thermique, histoire de se faire remarquer dans la rue. Une stratégie suivie que ce soit par Renault (avec les Zoé et Twizy), mais aussi BMW avec l’i3. Jaguar rejoint le mouvement en 2018 avec son I-Pace, cependant avec une autonomie supérieure (jusqu’à 480 km). De quoi en faire moins un modèle urbain qu’une aspirante anti-Tesla Model X… Cependant, elle a la taille compacte que l’américaine n’a pas pour se garer.

Quant à la concurrence, elle arrive mais elle n’est pas encore là puisque l’Audi Q8 était aux abonnés absents chez Audi Sport ABT.

Chez Mercedes et EQ

L’autre solution, c’est la voiture électrique adaptée d’une thermique. C’est le cas de la Smart ForTwo exposée, en finition Brabus, et dardée de liserés bleus de la nouvelle marque de Mercedes-Benz, EQ. Sera-ce la marque qui absorbera Smart lorsque celle-ci ne fera plus de thermique en 2020 ? Ou les Smart garderont-elles leurs noms ? Ici en tout cas, cette Brabus, récemment orpheline, s’exposait avec deux équipements faciles, pratiques et bien pensés : un élastique côté passager pour les sacs, et un rangement pour câble électrique dans le coffre.

Mercedes continuera dans cette voie sous peu avec une Classe A électrique, baptisée EQ A, reprenant la carrosserie de la compacte récemment renouvelée -et dévoilée en showcar à Francfort l’année dernière.

Chez Renault

Du côté du Losange, l’engagement électrique ne datant pas d’hier, les modèles exposés semblent finalement assez courant -ce qui pour de l’électricité est assez convenu. Nous retrouvons donc le Twizy mais aussi la Zoé dans sa série limitée de ce début d’année, Star Wars. L’occasion méritait peut-être la présence du concept R.S. 2025 Vision ? Il brillait par son absence. Cependant, Renault avait aussi dans sa manche une parade de Zoé !

Au programme, les Zoé du Rallye ZENN, une version militaire, et la Zoé tout-terrain revenue tout droit du Rallye des Gazelles !

Chez DHL

Vous avez bien lu : en dehors du « village » du Grand Prix mais tout de même dans les rues environnantes stationnaient deux véhicules électriques des postes allemandes. L’occasion de les photographier ces modèles qui ont commencé à circuler l’an passé Outre-Rhin.

Formules hybrides

Parce que l’on ne peut pas -technologiquement- encore vivre de cellules électriques et récupération d’énergie au freinage, d’autres constructeurs misent sur les gammes « électrifiées ». Comprenez : hybride. BMW fut l’un des premiers, avec son i8 partageant 3-cylindres 1,5 l et batteries. Elle est aussi la voiture de sécurité de la Formule E, accompagnée d’une flotte d’autres BMW (i3, X5 et X6).

Chez DS Automobiles

Egalement hybride, la DS 7 Crossback. Bientôt, seulement, car son lancement est annoncé pour 2019… et à l’heure actuelle, les deux modèles exposés aux Invalides étaient de fiers thermiques diesel BlueHDi 180. Pour savoir ce qu’on en a pensé, je vous réfère à notre essai de décembre dernier !

Cependant, DS Automobiles exposait aussi dans son espace celle qui sera la future monoplace de Formule E pour la saison 2018/2019. Son E-Tense (future DSV-04 ?) y présente le design des nouvelles voitures, plus agressif et d’un esprit encore plus « avion de chasse », tandis qu’à l’image des F1 le Halo vient cintrer le cockpit.

Et puis, on peut être électriques tout en étant solaire : c’est le pari de l’université de Durham avec sa voiture à panneaux solaires de 250 kg et revenant de 3000 km parcourus dans le Bush australien.

Formules originales

Et puis parfois, le plus important, ce sont les choses simples. Et en la matière, si Citroën n’est pas dans les paddocks de Formule E, ses voitures, si. A l’image des Type H, éternelles buvettes ambulantes, mais aussi d’une curieuse Dyane… au faciès de 2CV. A moins que ce ne soit une Deuche tardivement remodelée en Acadiane, on ne sait pas. Elles ont beau être cousines, la greffe se remarque quand même.

D’autres véhicules buvettes aussi : des thermiques mais aussi un curieux E-Jeepney de QEV Technologies.

Signalons encore la présence des autorités de l’Etat avec la Police, en VW E-Golf -c’est l’occasion-, ou encore les Pompiers avec un prototype SP – e³ de la société Tecdron. Il s’agit d’un robot télé-opéré d’intervention et d’assistance technique qu’on peut équiper d’un canon à eau, d’un ventilateur pour le désenfumage ou comme ici d’un brancard. Il roule sur chenilles et peut franchir des obstacles en gardant sa stabilité.

L’Estaca était aussi présente avec une monoplace électrique, de même qu’une autre barquette électrique de sport. La petite sportive noire est un des prototypes Pariss. C’est une voiture qui n’est qu’uniquement prévue pour la compétition actuellement.

Et puis, parce que c’est aussi une énergie « verte », pensons à la force des jambes. Pour les enfants en tout cas, Jaguar a développé une sorte de mini porteur F-Type aux couleurs de son écurie Jaguar Racing.

Pour revivre l’ambiance de ce Grand Prix de Formule E parisien, rendez-vous dans notre article d’immersion dans la course à ce lien !

Photos : The Automobilist