Le Nouvel Automobiliste
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Evénement : Les Journées d’Automne vues de l’intérieur

Le week-end des 15 et 16 octobre derniers a eu lieu une énième édition des Journées d’Automne. Cet événement né au célèbre Mas du Clos, est aujourd’hui et depuis quelques années, organisé autour du Circuit des Écuyers. Faisant la part belle aux élégantes et anciennes mécaniques, c’est au sein de jolis paysages et de rustiques châteaux que se réunissent chaque année les passionnés de véhicules d’autrefois. Invités pour la seconde année consécutive, c’est avec impatience que nous attendions ces deux jours en Champagne entre piste et rallye !journees-dautomne-9

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Samedi 15 octobre, 6h30, le réveil sonne… Certes, il est relativement tôt pour commencer son week-end, mais nous sommes attendus au Circuit des Ecuyers.

A 7h15, les bagages sont chargés, nous, prenons la route. Il fait nuit, la route encore déserte n’est éclairée que par la lumière jaune émise par les phares de notre monture, une Fiat 850 Coupé Sport de 1969.

Ponctuels, nous arrivons à 8h30 au Circuit des Ecuyers où nous attend un petit déjeuner particulièrement bienvenu ! Le temps de récupérer stickers et bracelets, de boire un café, manger un croissant que la piste ouvre déjà !

Alors que les autos commencent à arriver dans les paddocks, nous sautons dans la nôtre pour aller faire quelques tours de circuit à travers le brouillard ! C’est gras, très gras… En même temps, il a plu toute la nuit, il fallait s’y attendre ! Mais le coupé est stable, permet quelques travers tout en restant sécurisant. Malgré-tout, certaines courbes partiellement sèches s’avèrent piégeuses et une petite frayeur nous rappelle à l’ordre ; une pause s’impose et nous repartons flâner dans les paddocks. Ces derniers sont une ode à l’accessoire du gentleman driver, entre des casques et gants en cuir chez Galerie Stradale, des sacs et portefeuilles chez Chapal, des appareils photos chez Leica, nous avons aussi droit à une petite exposition de cycles Tamboite made in France.

En contrebas, c’est un joli bus anglais à ciel ouvert qui nous accueille tandis qu’à l’étage, ce sont à la fois la piste et les paddocks qui se dévoilent à nous, et quels paddocks !

Pour une journée piste, un trackday à proprement parler, le plateau témoigne d’une qualité incroyable, et qui plus est, il ne cesse de croître.

Bien sûr, et conformément à l’esprit des Journées d’Automne, les Novo sont présents avec une Bugatti Type 35 et une Alpine-Renault A110, alors que des Hollandais arrivent notamment avec une splendide Alfa-Romeo 6C carrossée par Zagato. Mais ça ne s’arrête pas là et la diversité est le maître mot de cette petite réunion de passionnés, ainsi, ce sont des Austin Mini, des Triumph Spitfire et quelques Lotus Seven que l’on trouve au milieu des Jaguar, Porsche et autres Austin-Healey.

Finalement, l’appel de la piste revient et l’on fait encore quelques tours avant sa fermeture à midi. Invités à rejoindre le lieu du repas à l’aide d’un petit Road-book, nous prenons la route en convoi jusqu’à la très belle ruine du château de Nesles.

Là-bas, les autos sont classées par thèmes, entre les anglaises, les modèles extraordinaires, les avant-guerre ou bien les Porsche, nous nous garons entre une Alfa-Romeo Giulia 1600 Zagato et une Mini Cooper S Mk1. Nous voilà invités à prendre une coupe de champagne et place à table. Bien qu’ayant un goût de trop peu, le repas se veut agréable et la bonne ambiance règne parmi les passionnés d’anciennes que nous sommes, ce, quelques soient les âges, les salaires ou les sexes !

Vers 14h30, nous retournons au circuit sous un ciel désormais dégagé de toute perturbation et le rythme sur la piste s’accentue ! Depuis les paddocks, des crissements de pneus se font entendre, une Alpine en travers se fait remarquer et le craquement des Bugatti déchire l’horizon ! D’ailleurs, j’avoue être un brin intrigué par cet engin, demandant alors à Frédéric Novo de partager avec moi un ou deux tours de piste à bord de son cigare à roulettes. Alors bon, normalement, je n’ai pas peur en voiture, mais ici, le terme « voiture » est peut-être un brin exagéré… C’est un avion de combat, on y est serré, secoué, brinquebalé, il y fait chaud, et qui plus est, ça va vite ! Accroché au bouchon du réservoir, je m’agrippe dans les virages pour ne pas être éjecté du cockpit quand, au même moment, quelques moustiques viennent heurter mon visage. Frédéric connaît son auto et ça se voit, il la pousse dans ses retranchements, ce, jusqu’à survirer en virage ! Au bout de deux ou trois tours, le rythme ralenti et l’on repart vers les stands, rien qu’en passager, ce fut épuisant…

Enfin bref, c’est sympa de se faire promener, mais mince, moi aussi je veux rouler !

Motivé à en découdre avec les Mini, la Spitfire et une éventuelle MGB, je saute dans mon auto et retourne sur la piste qui, comparée à ce matin, est véritablement sèche, transformant radicalement le comportement des voitures. Profitant de la technicité du tracé, je ne suis finalement que peu pénalisé par mon manque de puissance (52 chevaux d’après les livres d’époque…) tant le châssis est rigoureux et le freinage qualitatif ! Je suis le rythme des Mini, double la Spitfire quand je vois débouler la 300SL Roadster dans mon rétro, nous sommes en ligne droite, je ne peux lutter mais profite d’avoir devant moi, deux monuments de l’automobile que sont cette Mercedes et l’Alfa-Romeo 6C ! Finalement, la Mini que je poursuivais part en tête à queue, suivie de peu dans mon rétro, par une Seven, je pense qu’un peu de sueur fut déversée à ce moment là…

A 18h00, la piste ferme et nous fêtons cela autour d’une petite coupe de champagne rosé, effectivement, le ton est donné, nous sommes en Champagne, alors buvons en (mais pas trop, on conduit quand-même) !

Le rendez-vous est pris pour le repas à 20h30 au Château de Nesles, ce qui nous laisse le temps de prendre nos quartiers à l’hôtel, de ravitailler l’auto et de nous faire beaux pour cette agréable soirée à venir.

20h40, un brin en retard, nous arrivons au château quand l’apéritif se termine… Invités à rentrer, nous attaquons le repas qui, il faut l’avouer, est un véritable délice ! Encore une fois, nous discutons de tout et de rien avec nos voisins, mais force est de le reconnaître, le sujet principal reste nos vieilles guimbardes ! C’est alors que nous sommes appelés pour assister à la remise des prix distribués par les partenaires, bouteilles de vin et de champagne, sac de voyage, livre, mais surtout, le plus attendu, le prix de la Scoumoune ! Cette année, la poisse du vainqueur fut tellement grande qu’on ne put lui remettre sa trousse à outils que le lendemain, celui-ci étant encore sur la route…

Une fois le repas englouti, nous voilà invités au Talon-Pointe, le fameux club nocturne et éphémère de l’Ecurie Epicure, en fait, c’est juste de l’autre côté de la cour du château, mais ne lui enlevons pas sa renommée !

00h30, il est temps de rentrer, demain, nous avons rendez-vous à 9h00 à Fère-en-Tardenois afin de prendre part au rallye touristique.

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