Le Nouvel Automobiliste
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Essai Volkswagen Polo V Allstar 1.2 TSi 90 : la fourmi a bien grandi !

Cinquième génération d’un des modèles phares du constructeur allemand, présente dans le top 3 des ventes en Europe et dans le top 10 en France, la Volkswagen Polo est la VW préférée des Français, et s’est vue légèrement restylée en 2014 afin de tenir la dragée haute aux Ford Fiesta et autres Peugeot 208. Bien qu’en fin de vie – elle a été lancée en 2009, et alors que la 6ème génération devrait être dévoilée dans moins d’un an, le constructeur Allemand continue d’animer la gamme de ce véhicule, avec la série spéciale Allstar (après la Beats ainsi que l’Edition). Mamie Polo est-elle encore dans la course ? C’est ce que nous allons voir !

Sommaire :
1- In&Out, l’intemporel design Volkswagen
2- Sur la route, une véritable cougar !
3- Équipement, le (gros) petit plus

VW Polo Allstar - Feux avant - Parking
Le design Volkswagen est reconnaissable au premier coup d’œil

In&Out, l’intemporel design Volkswagen

N’y allons pas par quatre chemins, oui, le design de la nouvelle Polo n’a que peu évolué ! On  remarque seulement le bas de pare-chocs avant, devenu un peu plus dynamique avec cette vague chromée, ainsi que l’intérieur des optiques avant comme arrière, revu. Et pourtant, malgré ce lifting peu novateur, le design de la Polo a le don de bien résister dans le temps et surtout, cela évite à la marque de dévaloriser le design du modèle d’avant restylage. Une bonne manière de continuer à choyer ses clients en somme et de garantir de la valeur résiduelle aux modèles vendus il y a 6 ans.

Pourtant, malgré les critiques que le design Volkswagen peut essuyer par son statisme et sa rigueur, notre Polo Allstar renvoie une impression de sérieux rassurante, avec tout de même une légère touche de fun (soyons fous !) grâce à cette couleur myrtille qui dépare des traditionnels blanc/gris/noir visibles sur la majorité des modèles en circulation.

Idem pour l’intérieur qui subit peu de changements, mais c’est assez pour rehausser l’impression de qualité qui s’en dégage. Le nouveau volant se tient bien (grâce à une jante assez épaisse) tandis que les compteurs sont repris de sa grande sœur, la Golf. Ceux-ci offrent une meilleure lisibilité des informations, qui se double de l’info-divertissement de la console centrale qui s’équipe d’un détecteur de mouvements : approchez votre main de l’écran tactile et il vous affichera les différents menus. Très pratique car cela évite de noyer l’écran sous un tonne d’informations et de menus. Ce n’est cependant disponible que sur les degrés haut-de-gamme et sur cette série spéciale Allstar.

VW Polo Allstar -planche de bord coucher de soleil copy
La qualité perçue à bord est toujours au rendez-vous.

L’IHM (l’interface homme-machine, soit la manière dont sont disposés les différents éléments à bord si vous préférez) est dans l’ensemble correctement pensée, exception faite du GPS que l’on peut estimer trop bas et du coup, qui écarte le regard de la route lorsqu’il s’agit de le consulter. Regret similaire pour les commandes de lève-vitres, situées à l’intérieur des portières mais demandant un temps adaptation étant donné que la main ne tombe pas naturellement sur celles-ci.

Bon point en revanche pour les rangements disposés ici et là, renforçant son côté pratique au quotidien. On trouve des bacs de portières assez grands (pour une citadine) mais surtout deux porte-gobelets situés devant le levier de vitesses et d’une bonne profondeur.

Toujours branché rangements, le coffre d’un volume de 280 litres grimpe à 952 une fois les banquettes rabattues, ce qui reste dans la norme de base, mais tout de même inférieur à certaines concurrentes telles que la Ford Fiesta (avec 974 l) ou encore la Peugeot 208 (avec 1076 litres !). La Polo sera donc utile pour faire vos courses mais un peu moins s’il s’agit d’emmener des gros volumes (tels que des meubles).

Finalement, nous étions tellement absorbés à détailler les points précédents que nous n’avions pas réalisé le confort procuré par les sièges (toujours pour une citadine), qui enveloppent bien le conducteur comme le passager avant. Cela donne également lieu à un bon maintien latéral et assez de place pour se mouvoir sans être contorsionniste (moi qui suis pourtant d’un bon gabarit).

Bien évidemment Volkswagen oblige, la planche de bord reste qualitative au toucher, avec des plastiques moussés en haut comme en bas. Cela manquerait juste un peu de joie et de couleur, mais c’est toujours un sans-faute, et les ajustements entre les différents éléments restent également maitrisés.

1- In&Out, l’intemporel design Volkswagen
2- Sur la route, une véritable cougar !
3- Équipement, le (gros) petit plus