Le Nouvel Automobiliste
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Essai Seat Ibiza Cupra 192 ch : Crème catalane sauce piquante

La catégorie des citadines épicées et sportives est extrêmement compétitive et la plupart des constructeurs y ont des protagonistes fermement installées : Ford sa Fiesta ST, Renault sa Clio R.S., Peugeot sa 208 GTi, Opel sa Corsa OPC, VW sa Polo GTi… Réussir à se faire un nom face à ces références n’est pas chose facile ! Pourtant, depuis bientôt 20 ans, une petite espagnole a fait son trou à force de proposer une recette alléchante : moteur vif et faible poids. Cette voiture, c’est la Seat Ibiza Cupra, dont voici l’essai dans sa toute dernière version, avec un moteur 1.8 TSi de 192 chevaux.

Partie 1 : Un design avec la patte Cupra
Partie 2 : Les évolutions de l’intérieur
Partie 3 : Au volant et sur route fermée !
Partie 4 : Parlons peu, parlons argent

Introduction : Racines Catalanes

C’est sur les routes de la région de Barcelone que Seat nous a conviés pour cet essai. Au programme : un soleil de fin d’année, des bas-côtés caillouteux, des éoliennes et de superbes portions « virageuses » à flanc de montagnes. La Seat Ibiza Cupra est la fille de cet univers. Depuis 1984, la citadine espagnole est fabriquée à Martorell, en province de Barcelone. C’est même elle, avec des traits signés Giugiaro, qui a permis à Seat de prendre son envol. La version Cupra apparaît pour la première fois dans la gamme en 1996, et sort de la même ligne de montage.

Si l’on suit les vieux préceptes du géographe André Siegfried, agrémenté des conclusions sociologiques de Pierre Bourdieu et de Jean-Claude Passeron, tout être est le reflet du milieu qui l’a vu grandir. Ainsi de la Bretagne qui voterait à droite à cause de ses côtes granitiques, et de la reproduction des élites à fort capital culturel. Si certains de ces enseignements sont désormais un peu vermoulus, force est de reconnaître que l’environnement de naissance de l’Ibiza Cupra est bien à son image : un châssis vif pour prendre les épingles, une boîte directe et souple pour évoluer en ville comme sur les p’tites routes, du couple tout le temps pour accélérer à chaque bosse. Et un design aussi ciselé que les pentes et reliefs du massif de Montserrat.

Partie 1 : Un design à la patte Cupra

Pour l’année 2016, l’Ibiza Cupra connaît un léger restylage, comme l’Ibiza conventionnelle que vous a présenté Khalil au début de l’été. Au programme : de nouveaux boucliers, des diodes pour les optiques avant, et de nouvelles jantes 17″ « Barcino » disponibles en gris alu ou noir. Des modifications douces, auxquels les esprits avaient déjà été préparés dès 2012 avec le concept Ibiza Cupra présenté au Salon de Pékin.

Tout évolue en douceur et sans ostentation. Seat quitte là un monde qu’elle a bien connu, celui d’un quasi-tuning agressif, et très voyant. Grâce au restylage, l’on perd sur la nouvelle Cupra les anti-brouillards ronds déportés sur des plaques noires… C’est tant mieux puisque cette Cupra 2016 distille un esprit sportif certain sans être désagréable à regarder, et elle est discrète comme une Peugeot 208 GTi sait l’être sans coupe-franche.

Cette discrétion revendiquée ne l’empêche pas d’avoir les artifices aérodynamiques classiques à la ligne Cupra, à savoir un bouclier avec 4 ouvertures sous calandre, un diffuseur arrière, des étriers de frein rouge, et des ouïes sur les côtés des boucliers (même si parfois elles sont factices). Un regret toutefois pour la sortie d’échappement : d’apparence trapézoïdale et centrale, elle est en réalité la réunion de deux petits pots… C’est un détail mais une fois qu’on l’a remarqué, on ne voit plus que ça !

Les optiques xénon ont désormais des signatures à diodes à l’avant et à l’arrière, comme la grande sœur Leon. Longue de 4,05 m, l’Ibiza est toujours dans la moyenne haute du segment, tandis que son coffre approche les 300 litres (292 litres maxi). Enfin, petit détail sympathique, le logo Seat -qui sert de poignée d’ouverture du coffre- se retrouve aussi sur le toit, sur le pied d’antenne. L’ensemble est homogène, agréable au regard. Et s’il n’y avait pas ce bouclier largement ouvert, on aurait un peu de mal à distinguer cette Cupra des autres Ibiza.

Partie 2 : Les évolutions de l’intérieur
Partie 3 : Au volant et sur route fermée !
Partie 4 : Parlons peu, parlons argent