Le Nouvel Automobiliste
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Essai Opel Cascada : le tort d’être méconnue

Lancée en 2013, l’Opel Cascada a voulu plaire à une niche grandissante : celle des grands cabriolets 4 places. 2016 : la Cascada est-elle encore d’actualité alors que la majorité de la concurrence s’est retirée du marché des cabriolets à traction avant ? Réponse dans les lignes qui suivent !

1 – Dehors et dedans !
2 – Au volant, dans les oreilles et dans le porte-monnaie

Vraiment grand, ce cab’ ?

C’est la bonne question car à première vue, les formes bombées de l’Opel Cascada lui donnent un air qui n’inspire pas la longueur… Et pourtant ! Avec ses 4,70 m de longueur, on peut dire qu’il s’agit d’un bon gros bébé, d’autant qu’il accuse 1879 kg sur la balance !

Malgré des lignes proches, elle ne conserve quasiment rien de l’Astra, à qui elle emprunte aussi le châssis qui se voit torturé et rallongé afin de contenir toute cette longueur. La ligne générale est visuellement très haute, la faute à un capot qui semble tronqué, tout comme une partie arrière peu encline à allonger la silhouette de Nathalie la Cascada.

Vu de l’arrière, notre cabriolet du jour a un certain charme, un certain équilibre, surtout grâce à la barre chromée qui lie les 2 blocs optiques. On aurait apprécié une absence d’antenne visible qui siège un poil trop fièrement au milieu du coffre. Ce dernier est d’ailleurs grand et profond, et malgré une capote qui prend la majeure partie de l’espace disponible, il est possible d’y glisser des affaires (pas trop épaisses) sous l’espace occupé jusqu’au dos des sièges arrière.

L’avant se veut sage, sans fioriture et rappellera tout de suite qu’on est en présence d’une voiture familiale typée confort. Mention spéciale aux phares qui donnent une signature lumineuse du plus bel effet.

La capote en toile est en coton et a le don d’être extrêmement isolante, que ce soit au niveau thermique ou phonique (on en reparle plus loin !).

La messe est dite concernant le physique extérieur. Voyons voir si l’intérieur sait se montrer plus envoûtant au premier coup d’œil.

Cuir, cuir, cuir à profusion !

Le constructeur au blitz ne rigolait pas quand il annonçait en 2013 que la Cascada était un cabriolet haut de gamme : l’habitacle est bardé de cuir non noir (il est important de le préciser dans ce monde où la déprime noire sur noire prime !) qui illumine vos yeux. Et les assises sont aussi confortables et douces qu’elles en ont l’air. Un trajet entre Lorient et Paris en faisant une halte par la région Tourangelle n’a pu que confirmer le confort doublé du chauffage et de la ventilation des sièges : allumez les deux fonctions à la fois et vous aurez le droit à une chaleur très diffuse qui ne vous fera pas transpirer.

Petit conseil cependant : évitez d’allumer le chauffage du siège seul (sans ventilation), car les zones de chauffe sont légèrement trop concentrées. Mais toute personne essayant ces sièges ne saurait plus revenir au siège chauffant simple sans ventilation… En tout cas il est vivement recommandé de rouler décapoté en fin d’automne / début d’hiver. Tant qu’il fait au dessus de 2° avec un petit rayon de soleil, tout cabriolet avec de bons sièges chauffants est agréable !

Le maintien est bon, y compris aux épaules, mais malgré toutes les qualités de ces fauteuils sièges, la vue est gâchée par un montant de pare-brise fort mal placé, qui offre une mini-vitre triangulaire censée vous apporter un peu de vision supplémentaire. Dans les faits, c’est un peu compliqué :

– C’est pratique pour voir loin ;
– C’est absolument inutile dans les courbes et virages ! L’emplacement de l’assise est telle que le montant de pare-brise gênera forcément et vous bouffera une majeure partie du champ de vision.

L’explication la plus plausible serait de vouloir reculer le siège afin de profiter réellement du ciel une fois décapoté, car il faut l’avouer, c’est agréable quand on cruise tranquillement sur les longues routes départementales. Mais même dans un rond-point, il est impossible de voir où est la bordure de ce dernier si on s’en approche, et c’est à peu près la même chose dans n’importe quelle intersection ! On roulera donc avec douceur et si l’envie vous prend d’attaquer un peu, veillez à garder une certaine distance par rapport au bord de la route malgré une excellente remontée d’informations dans le volant.

Le volant 3 branches est recouvert de cuir micro-perforé d’un excellent confort et grip, et le diamètre du cerceau est pile comme il faut pour se glisser aisément entre toutes les mains tout en ayant une épaisseur confortable.

La planche de bord est elle aussi recouverte de cuir, noir cette fois-ci, mais les surpiqûres orange sauvent la mise et collent bien au reste de l’habitacle.

Selon notre fétichiste du toit ouvrant, c’est encore mieux sans toit !

Et il n’a pas tort ! Mais qui dit grand cabriolet dit espace aux jambes sous peine d’avoir des hommes troncs à l’arrière et… s’il faut dire que l’espace aux jambes est généreux, on ne s’y sent bien que lorsque le véhicule est décapoté. Une fois le toit en place, une certaine impression de confinement se fait sentir (testée avec moult passagers). Or, petit problème quand on est décapoté : le vent dans la figure est très présent ! Ce n’est pas étonnant et il en est de même chez la concurrence. On roulera donc tranquillement à 90 km/h maxi si on a des passagers à l’arrière ! Et si vous pensiez que le grand déflecteur d’air (amovible) pourrait vous épargner un brushing au volant, c’est raté !

En tout cas, la capote s’installe très rapidement en maintenant un bouton qui glisse sous la main au niveau du levier de vitesse, et bonus, le mécanisme fonctionne jusqu’à 50 km/h ! (NDLA : pour avoir eu un véhicule qui se recapote uniquement à l’arrêt, ça change la vie, surtout quand arrivent les premières gouttes de pluie et que vous êtes sur le périph’ !)

Dans le cas où vous ne transportez personne derrière afin de ne pas trop alourdir le véhicule : le filet anti-remous ne fait… absolument aucun effet. Mes cheveux ayant servi d’instrument de mesure confirment qu’ils fouettent le visage avec la même vivacité !

Mais passons à l’un des points les plus importants à toute voiture : la conduite !

1 – Dehors et dedans !
2 – Au volant, dans les oreilles et dans le porte-monnaie