Le Nouvel Automobiliste
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Essai Mercedes-Benz C250d SW 4Matic : L’excellence se paie

Sortie en 2014, la Mercedes-Benz classe C de génération S205 (W205 dans sa version berline) a fait son effet en proposant une ligne cassant les codes de la génération précédente avec des courbes à foison sur la carrosserie et un intérieur totalement revu largement inspiré par la classe A W176 de 2012. Est-elle encore dans le coup en 2016 ? On vous dit tout ici dans cette version break diesel à 4 roues motrices montées sur des suspensions pneumatiques : C250d SW 4Matic.

1 – Détails sexy
2 – En ville, sur route, en montagne, en forêt…
3 – Vivre au quotidien avec la Classe C Break
4 – Consommation, coût d’usage & tarif

Plus sexy que la berline ?

Il y a des moments où les breaks deviennent plus sexy que leur homologue berline, et la Mercedes-Benz classe C en est un excellent exemple. Là où on a la mauvaise impression que la proue et la poupe ont été dessinés par deux designers distincts dans sa version berline (comprendre par là un avant magnifique et imposant couplé à un arrière timide), le break remet les crayons dans les bonnes mains et nous offre une ligne harmonieuse qui respire la classe.

Les énormes arêtes toutes en courbes donnent un bon effet visuel, surtout en plein soleil, et apportent visiblement leur lot de bienfaisance d’un point de vue aérodynamique puisque le Cx n’est que de 0,23, soit mieux que les 0,24 de la Prius 4.

Les optiques sont de réelles pièces d’orfèvrerie. Le bouclier avant du pack AMG Line offre cette légère touche d’agressivité avec les ouvertures béantes et le logo retrouve le même code que sur la SL500 de 1983 (ou la génération précédente, la W204), c’est-à-dire au milieu de la calandre ainsi qu’au bout du capot. Dommage que les feux de jours soient si timides.

Le profil est long et semble d’ailleurs faire plus long que les 4,60 mètres réels ! Mais la ligne générale est basse, et l’arrière est en harmonie avec la ligne générale et le tout donne même, tel un tableau, l’impression d’avoir plusieurs points de fuite à l’avant.

À l’arrière, les feux de jour à LED sont au top bien que très différents de ce qui est proposé à l’avant. Le bouclier du pack AMG Line est creusé avec les évents, et en toute honnêteté, il ferait fait très fade sans ! La « double sortie » d’échappement, bien que jolie et parfaitement symétrique montre un joli mur en plastique véritable. La véritable sortie se trouvant du côté gauche, bien en dessous. On ne va pas en vouloir à Mercedes-Benz, le client l’a voulu (et l’achète énormément si on en croit le paysage automobile en France !), ils ne vont pas s’en priver.

L’intérieur est-il encore d’actualité ?

Et comment ! L’ouverture et la fermeture des portières n’a pas changé depuis 2014 : le bruit est sec et velouté, signe d’une isolation de bonne facture. La sellerie en cuir est d’une excellente finition, tout comme le reste d’ailleurs : du volant à la planche de bord en passant par l’accoudoir et la console centrale, c’est un sans-faute. Même si on retrouve une petite quantité de plastique métallisé, l’aluminium brossé est le métal de prédilection ici : décoration sur le tableau de bord et contreportes, commandes de lève-vitres électriques, etc… Autant dire que ça fait du bien à la rétine, et encore plus sous les doigts !

La console centrale en finition « piano black » est un aimant à poussière et à empreintes digitales, mais on ne peut pas lui retirer le fait que c’est joli et classe. Les 3 buses de ventilations centrales mettent un peu de relief à tout ce côté lisse. L’écran surplombant le milieu de la console centrale n’est pas tactile, mais est contrôlé au choix par une énorme molette qui tombe sous la main, ou si vous êtes plus habitués à la modernité, au pavé tactile cliquable.

Mais le meilleur de cet habitacle est pour moi, à l’instar des optiques avant, le niveau de détail de l’éclairage intérieur. On retrouve encore ces touches d’orfèvrerie qui englobent les petites diodes SMD (vous savez, les LED avec une espèce de truc jaune au milieu) et rien que pour ça, la voiture en vaut le détour.

Un éclairage d’ambiance est également de la partie mais comme la très grande majorité des modèles embarquant ce gadget, il y a un regret : pourquoi diable limiter l’éclairage d’ambiance à quelques parties du véhicule quand la totalité des boutons rétroéclairés restent orange ? Du coup, sur les 3 choix proposés (ambre, cyan et blanc), le choix logique restera ambre si vous ne voulez pas avoir une sorte de faute de goût, et c’est bien dommage car les autres couleurs sont jolies quand elles sont isolées !

Pour les amoureux de la lumière naturelle, le toit ouvrant panoramique saura vous satisfaire, même si on retrouve malheureusement une barre transversale en plein milieu qui gâche un peu le panorama.

Quant aux rangements, le vide-poches central est généreux tout comme la profondeur de l’accoudoir. En revanche, pour de mystérieuses raisons, la boîte à gant est liliputienne…

L’arrière est vivable ?

Avec la Mercedes-Benz C250d SW chargée à bloc, que ce soit dans le coffre ou dans les sièges avec une mention spéciale à ceux ayant accepté de prendre la place de la belle-mère (celle du milieu) : tout le monde est confortablement installé, mais celui au milieu aura la climatisation dans les genoux et par conséquent bloquera une majeure partie de la ventilation dédiée à l’espace arrière.
Autrement, l’espace aux jambes est tout à fait honorable et permet de voyager confortablement sur de longs trajets.

Le coffre est amplement suffisant pour accommoder les affaires de vacances de 4 adultes, sauf si une passagère a envie d’emmener sa maison avec elle. De 490 l, on passe à un gargantuesque 1510 l avec la banquette rabattue ! Et après avoir emmené la quasi-totalité d’une cuisine et un barbecue Weber (pas les carburateurs !), c’est diablement pratique. Et comme si ce n’était pas suffisamment pratique, l’ouverture peut se faire via le classique bouton, via la télécommande ou si vous avez les bras chargés après avoir fait vos courses (ou pire, avez des enfants intenables), un simple balayage du pied sous le pare-chocs et le sésame s’ouvrira.
Le capteur semble d’ailleurs complètement invisible à l’œil nu : tant mieux, on n’aura pas peur de l’encrasser ou de le larguer au milieu de la route après un dos d’âne !

En bref, on a un intérieur spacieux, confortable et agréable. Mais reste la seconde partie d’égale importance : la conduite !

En ville, sur route, en montagne, en forêt… (page 2)