Le Nouvel Automobiliste
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Essai Mazda 3 restylée : un trésor caché

essai-mazda3_2017_couvMazda revient à la charge et présente sa nouvelle Mazda3 en cette fin d’année 2016. Après la Mazda6, la très réussie MX-5, la Mazda2 et le CX-3, c’est donc au tour de la Mazda3 de subir une cure de jouvence afin de bénéficier des dernières évolutions du constructeur d’Hiroshima. Avec des ventes en progression en France mais une notoriété en berne, Mazda a encore beaucoup d’arguments à faire valoir dans un marché français non-conquis. Nous sommes allés à Barcelone prendre le volant de ce millésime 2017 et la surprise fut bonne. Embarquez sans plus attendre avec nous à bord de cette nipponne : *Saa ikimashô ! (*Allons-y !)

Page 1 : Quoi de neuf docteur ?
Page 2 : Un comportement routier aux petits oignons

Quoi de neuf docteur ? 

Rien de bien alléchant esthétiquement mon petit bonhomme. Soyons francs, au premier coup d’œil, rien ne permet de distinguer cette nouvelle Mazda3 avec sa prédécesseure lancée en 2013. Il faut avoir l’œil bien aiguisé afin de remarquer les quelques différences, subtiles, je vous l’accorde. Le look ne change pas, il ne s’agit que d’une mise à jour ou plutôt d’un « repoudrage de nez » afin de rester dans les tendances actuelles. Néanmoins, son design et son style Kodo sont très séduisants avec toujours cet aspect très flottant et acéré par endroit.

Au chapitre des retouches esthétiques, la Mazda3 hérite d’une nouvelle calandre avec un trait chromé plus épais pour davantage de prestance. On remarquera aussi les nouveaux inserts d’antibrouillards et des feux à la signature lumineuse LED plus marquée. Enfin, la Mazda3 accueille des répétiteurs de clignotant, un bouclier arrière plus tranchant, de nouvelles jantes 18 pouces et trois nouveaux coloris : Eternal Blue Mica, Sonic Silver Métal et Machine Gray Métallisé. Mises à part les quelques évolutions précédemment citées, la Mazda3 ne change pas et conserve un design très dynamique qui colle parfaitement comme nous allons le voir avec son tempérament routier.essai-mazda3_2017-9Son design ne le trahit en effet pas du tout contrairement à certaines productions automobiles au look très aguicheur mais dont le comportement routier s’avère aux antipodes du style. La Mazda3 est séduisante mais il faut bien veiller à choisir des jantes de bon diamètre afin de préserver un parfait équilibre. On regrette cependant le manque d’audace des designers Mazda au niveau des feux arrière un peu dépassés à notre goût. On aurait aimé voir des optiques plus travaillées avec une signature lumineuse LED bien identifiable dans le flux de circulation. Dommage, mais peut-être que Mazda nous réserve cette surprise avec la prochaine génération de Mazda3. Aussi, et là c’est mon coup de gueule du jour, il est impossible de disposer d’un toit panoramique ou même ouvrant sur la Mazda3, quel dommage !

Un intérieur convaincant  essai-mazda3_2017-1

A l’intérieur, le style est de très bon goût. Il est à la fois moderne et ergonomique et la finition ne souffre d’aucune critique, bien au contraire. Un nouveau volant fait son apparition, il est désormais plus esthétique, chauffant et comporte moins de boutons. Mazda affirme qu’il a été minutieusement conçu pour améliorer sa prise en main et nous avons pu le vérifier lors de notre essai. Un frein à main électrique voit également le jour et l’affichage tête haute a été retravaillé afin de faciliter la lisibilité des informations. Sans pour autant rentrer dans la catégorie « premium » l’habitacle de cette Mazda3 est franchement de très bon niveau. Tout est par ailleurs très intuitif et il suffit de quelques minutes afin de prendre en main l’ensemble des fonctionnalités. essai-mazda3_2017-2L’écran placé dans la partie haute de la console centrale affiche une bonne qualité et reste lisible sous les rayons de soleil. Le menu de navigation est simple, rapide et n’affiche pas de bug en particulier. Le GPS quant à lui pourrait encore être amélioré afin d’annoncer les sorties d’autoroute plus en amont et éviter de surprendre le conducteur. De même, on regrette l’absence de rappel du GPS au niveau de l’affichage tête haute ; même si une flèche indique la direction à suivre, cela reste insuffisant et oblige le conducteur à quitter la route des yeux afin de scruter l’écran GPS.

En parlant du conducteur, nous pouvons vous assurer qu’il est très bien installé à bord de cette Mazda3. Les sièges sont confortables (un poil fermes) et offrent un niveau de maintien latéral bon mais encore perfectible. L’instrumentation est orientée en direction du conducteur et cela est appréciable, il suffit seulement de lever son petit doigt afin d’atteindre la fonctionnalité souhaitée. Grâce à l’adoption d’un frein à main électrique, les espaces de rangement sont plus nombreux. Ainsi, deux porte-gobelet et un compartiment de rangement sont logés sous la trappe coulissante entre les deux sièges avant. A l’arrière, les passagers sont bien installés et l’espace aux jambes reste tout à fait correct. Avec un volume de chargement de 364 litres, le coffre est suffisamment grand pour partir en week-end mais hélas en deçà d’une Renault Mégane IV (434 litres) ou d’une Peugeot 308 (420 litres).

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