Le Nouvel Automobiliste
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Essai Hyundai i20 Active : l’habit ne fait pas le moine

Fort de ventes européennes en croissance, Hyundai diversifie sa gamme en déclinant sa récente citadine, la Hyundai i20 sortie en 2015, en version SUV. Une façon, pour le constructeur coréen, de suivre la demande en véhicules baroudeurs sans concevoir un produit 100 % nouveau. Ayant en parallèle renouvelé ses motorisations, la i20 baptisée « Active », patronyme que reprend la future Fiesta « SUV », bénéficie du récent moteur 3-cylindres turbo 1.0 T-GDI développant de 100 à 120 ch, en lieu et place des anciens blocs atmosphériques proposés au lancement. Présente à la fois sur le marché des Volkswagen CrossPolo ainsi que de la Fiat 500X, la i20 Active saura-t-elle nous séduire pendant cet essai ?

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Impression soleil couchant

1- Bien de loin mais loin d’être bien dans le détail
2- Sur la route, le retour du plaisir de conduire
3- Une seule et unique i20 Active…

Une i20 Active bien de loin…

Au premier abord, l’i20 Active intrigue par son style extérieur. Moins conventionnelle que ses concurrentes, les protections latérales, les barres de toit ou le bouclier redessiné éveillent l’intérêt. Et votre œil de s’attarder le long de ses lignes qui exhibent fièrement ses différents atours de chasse. Cette i20 Active se rêve en effet en mini SUV et dispose, à l’instar d’une VW Cross Polo, d’une garde au sol rehaussée de 20 mm, d’ailes élargies, de protections ou encore de pare-chocs inédits.

Un petit côté baroudeur assumé
Un petit côté baroudeur assumé

Le côté baroudeur s’arrête toutefois ici car l’i20 reste dépourvue de transmission intégrale : il s’agit avant tout de se démarquer physiquement. La petite coréenne est ainsi parée pour des aventures sans franchissement, à l’inverse d’une Fiat Panda Cross.

mais loin d’être bien dans le détail

Passons à l’intérieur. La première surprise vient du claquement de la portière. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il renvoie une impression qualitative au niveau d’une Volkswagen , assez valorisant donc. Hélas, le retour à la réalité s’opère très rapidement : la planche de bord, correctement assemblée, propose des matériaux inégaux, et son apparence est à la fois sombre et datée.

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Sans pour autant déclencher un coup de cœur, le tout est correctement assemblé

Les plastiques moussés se limitent à la partie supérieure, les contre-portes ainsi que le bas de la planche de bord recourent à du plastique cheap. En promenant notre regard sur ceux-ci, nous tombons – presque – par hasard sur la commande de trappe à carburant, située au niveau du tapis de sol, près de la glissière de siège. Un positionnement que ne renierait pas une Renault Kwid. A l’heure où vous lisez ces lignes, nous cherchons l’utilité de ce positionnement… et la raison pour laquelle la trappe est en plastique façon tuning chinois. Peut-être faut-il y lire un leg de ses origines : cette i20 est produite pour l’Europe en Turquie, mais est en grande partie conçue à destination des marchés asiatiques, notamment pour l’Inde.

Malgré cette incompréhension, le conducteur devrait se sentir bien assis dans ces sièges au bon maintien latéral, offrant une bonne visibilité sur des compteurs qui affichent les informations essentielles de manière assez claire. Reste que cependant le tissu employé est rugueux, et assez désagréable au toucher.

Pour peu que l’on souhaite voyager avec différentes affaires, la i20 Active dispose de rangements pratiques en partie centrale, incluant quelques vides poches ainsi qu’un accoudoir, plus efficace pour y ranger votre smartphone que pour y poser son coude tant il est reculé – et non ajustable. Une ergonomie perfectible mais qui n’est pas l’apanage de l’i20 –une DS 3 ne fait pas mieux.

Et si vous avez besoin d’espace supplémentaire, vous pourrez loger assez de bagages pour 2 à 3 personnes dans les 326 litres du coffre – extensible jusqu’à 1042 litres en rabattant la banquette fractionnable – ce qui devient tout de suite intéressant, au regard de la concurrence (Peugeot 208 : 285 litres ; Renault Clio : 300 litres).

A l’image du conducteur, les passagers ont de l’espace ( tout du moins rapporté à ce gabarit de citadine. Le design de la i20 étant cubique, l’espace intérieur s’en trouve favorisé.

Le bloc GPS/Radio intégré semble de bonne facture, l’écran tactile se montre réactif et avec une ergonomie correctement pensée. Toutefois, celui-ci nécessite une carte SD de la topographie hexagonale pour fonctionner, ce qui peut vite devenir problématique pour peu que celle-ci n’ait pas été fournie…

Globalement, la Hyundai i20 souffle ainsi le chaud et froid en termes de qualité perçue. Des progrès indéniables ont été réalisés par rapport à la première génération, mais l’excellence est encore loin. Reste que son comportement routier, agrémenté du nouveau 1.0 Turbo T-GDI de 100 ch pourrait la rendre plus intéressante. Qu’en est-il réellement ? La suite, en page 2.

1- Bien de loin mais loin d’être bien dans le détail
2- Sur la route, le retour du plaisir de conduire
3- Une seule et unique i20 Active…