Le Nouvel Automobiliste
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Essai Ford Ranger 2016 : Mudfight !

Non, il n’y aura pas de femmes en Bikini se massacrant dans la boue ici. On garde la boue, et on insère un convoi de Ford Ranger à la place de la gent féminine. Direction le domaine de Forest Hill dans la profondeur des Yvelines (et non d’Evelyne), à Montalet-le-Bois précisément, afin de voir ce que vaut ce pick-up sur son domaine de prédilection : tout ce qui n’est pas de l’asphalte !

1 – De l’asphalte à la boue
2 – Pour qui ?
3 – Versions, taxes & portefeuille

Commençons donc quand même par l’asphalte !

Rien de tel qu’un lieu tout à fait adapté à un véhicule de plus de 5 mètres de long pour débuter : un parking souterrain dans la capitale ! Une fois au volant, on se demande si on va sérieusement passer, mais de manière générale, si c’est entré, c’est que ça peut sortir.

Mais au final, la direction offre, comme très souvent chez Ford, d’excellentes remontées d’informations et on sait où on pose les roues. Légère mais ferme à la fois, la direction ne fatigue pas les bras sur le trajet jusqu’au domaine de Forest Hill. Notons que la hauteur n’est pas spécialement pratique quand il s’agit de passer un péage ou une borne de sortie de parking.

La sécurité, c’est bien. Quand elle fonctionne sans beeper dans tous les sens sans raison valable, c’est mieux ! Les capteurs d’obstacles sont à ce titre bien trop sensible, au point de faire sonner l’habitacle lorsque vous passez à côté d’un panneau de travaux posé au sol, ou même… une motte de terre ! Mais puisque nous sommes dans un monde partiellement bien fait, on peut désactiver ça et retrouver paix et quiétude.

Mais l’arrivée au domaine de Forest Hill se fait bien vite et il est temps de remercier la météo pour la magnifique pluie torrentielle qui a accompagnée cette boueuse journée afin de mettre à l’épreuve le Ford Ranger ! Et c’est probablement le seul genre d’essai où on souhaite autant de pluie…

200 hectares de nature

C’est la superficie du terrain de jeu du jour : un parcours off-road à faire pâlir tout randonneur, surtout lorsqu’il y a assez de boue pour fournir un spa pendant quelques siècles !

Nos instructeurs prennent la tête du convoi qui semble tout sauf rassurant puisque les roues s’enfoncent dans le sol, la boue jaillit de partout et la pluie ne cesse pas. Et c’est sans compter sur les pentes montantes et descendantes où notre cerveau n’a qu’une seule pensée : “comment je grimpe ?” ou “comment ça va freiner ?”.

C’est là où on se rend très rapidement compte de la capacité du Ford Ranger à dompter les “situations de merde” (voyons le comme ça dans un usage quotidien !) car pour répondre aux questions du cerveau : ça grimpe sans vraiment sourciller si on bouge légèrement les roues en accélérant afin de récupérer un maximum de grip. Quant au freinage en pente glissante, il n’y a qu’une seule chose à dire : bluffant !!

Il en va de même pour les zones où on n’oserait pas sortir de la voiture tellement la roue s’enfonce dans les abysses boueuses de la forêt, à moins d’avoir la tenue nécessaire, soit quelque chose de similaire à la pêche aux moules.

Avec un angle d’attaque de 28° et un angle de sortie de 25°, vous ne devriez pas avoir trop de mal à franchir la grande majorité des obstacles présents sur euh… normalement vous n’aurez pas besoin d’autant sur la route. Pour le reste, les chemins non-goudronnés proposés par le GPS devraient vous permettre de découvrir de nouveaux horizons.

Et quand on passe dans ce qui s’apparente à un étang vaseux ?

C’est avec tout l’étonnement du monde que le châssis de notre Ford Ranger passe sans broncher, surtout quand pour en sortir il faut grimper une pente qui a quand même pas mal fait patiner les roues, mais c’est passé après quelques coups de volant !

Quand on n’est pas habitué aux descentes glissantes, y’a un secret ?

La fonction de contrôle de vitesse en descente est donc taillée pour vous : le répartiteur de freinage fait des miracles et va limiter, comme son nom l’indique, votre vitesse en descente. Suffisamment rapide pour ne pas arriver à la bourre à votre rendez-vous, et pas trop lent pour vous donner l’envie de continuer à pieds.

Impressionnant tout ça… Mais quels sont les pneumatiques montés dessus ?

Aussi dingue que cela puisse paraître, toute l’aventure dans la gadoue a été réalisée avec des Continental ContiCrossContact LX en 265/60 R18, soit des pneus dédiés avant tout à la route et non aux pistes 4×4 ! C’est aussi là que l’équipe du domaine de Forest Hill était bluffée par l’efficacité du Ford Ranger équipé de pneus standards. Et si ces pros de l’off-road disent que c’est top, c’est que ça l’est. D’autant plus que les faits sont vérifiés après ces quelques heures derrière le volant.

À l’intérieur

Testé dans sa version ultime, la Wildtrack, il va sans dire que même les matériaux intérieurs ont été pensés pour durer dans le temps : les plastiques moussés respirent la qualité au toucher, et visuellement avec cette surpiqûre orange !

Les plastiques durs sonnent de manière bien plus noble que ceux que l’on trouve habituellement dans une citadine, et leur finition est agréable à l’oeil. Heureusement puisque c’est la matière prédominante de cet habitacle !

Les tissus sont cat-proof (c’est plutôt les griffes qui vont se casser dessus), mais le orange du tissu est quelque peu sombre, mais il a le mérite de ne pas être intégralement noir. Le siège conducteur possède plus de réglages que le siège chez votre dentiste, et l’ambiance générale à l’intérieure est agréable.

Petit détail qui fait toute la différence : la fixation des ceintures de sécurité à l’arrière se fait contre le dossier de la banquette et non l’assise ! Le voir pour de vrai sans y avoir pensé auparavant est un peu comme “mais pourquoi on n’y a pas pensé avant ?!”.

Concernant l’infotainment, n’ayant eu que trop peu de temps de trajet, je ne peux que vous rediriger vers les autres essais Ford embarquant le système Sync 2 (attention, les avis sont très partagés) : ici et !

1 – De l’asphalte à la boue
2 – Pour qui ?
3 – Versions, taxes & portefeuille