Le Nouvel Automobiliste
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Essai du nouveau Ford Ecosport : plus nouveau qu’il n’y parait.

Entre restylages discrets et nouveaux modèles où l’on cherche encore une évolution majeure, les constructeurs nous habituent à des abus de langage. Ford ne nous ment pas ici, mais nous parle d’amélioration du modèle (qui n’est donc ni nouveau ni restylé), alors que vues les modifications apportées, il aurait pu se servir des titres usés par ses homologues. Partons à la (re)découverte de ce petit SUV et de ses nouvelles promesses.

  1. Présentation
    2. Sur la route
    3. Prix et photos

1 : Présentation.

Petit rappel sur le marché tout d’abord. Les SUV et Crossover de toutes tailles représentent aujourd’hui 20 % des ventes en Europe avec un volume de vente de 2,5 millions d’unités chaque année. Cette proportion va passer d’après les estimations de Ford à 27% en 2020. Sur le créneau des crossover urbains, l’augmentation des ventes s’élève à 54% entre 2013 et 2014 et s’annonce encore à 111% d’ici à 2018.

Autrement dit, ce marché est dit (à supprimer pour éviter la redite) « stratégique ». Pour ne pas laisser la place aux petits copains et avoir sa part du gâteau, Ford s’est retrouvé en 2103 avec des possibilités : concevoir un modèle spécifique au marché européen et attendre son développement complet pour le vendre, ou piocher dans sa gamme mondiale et importer un véhicule existant afin de pouvoir le vendre de suite.

C’est cette deuxième solution qui a été choisie, et c’est ainsi que l’Ecosport, vendu sur les marchés sud-américains depuis 2003 est arrivé dans sa version restylée en 2013, et en provenance de l’usine indienne qui fabrique les modèles destinées à l’Asie.

Avec ses qualités et ses défauts. Prévus en effet pour les marchés émergents, un certains nombres d’attributs ne satisfont pas entièrement la clientèle européenne. Et après deux ans de commercialisation sur le vieux continent, une mise à jour s’imposait. Plutôt que de décider en fonction d’études plus ou moins bien senties, la marque à l’ovale est partie à l’écoute des ses clients pour faire les bons choix.

Et ce à plusieurs niveaux. Esthétique tout d’abord avec la disparition de la roue de secours à l’arrière. Si le look 4X4 peut plaire, elle présente 2 inconvénients majeurs : elle rajoute 26 cm de longueur, ce qui la rend moins maniable en ville, et place du poids en porte-à-faux arrière et en hauteur qui plus est, ce qui nuit au dynamisme. Exit donc, place à un kit anticrevaison, même si les plus aventuriers, ou amateurs du genre, pourront toujours la prendre en option.

Sinon, extérieurement, on retrouve l’Ecosport tel qu’on le connait, haut sur patte (même si la garde au sol perd 1 cm pour se situer à 19 cm maintenant), un peu étroit, et avec une face avant massive et un regard joueur. Dans la discussion, certains l’ont même comparé à une miniature, mais une de celles avec laquelle on a envie de jouer.

A l’intérieur aussi, des améliorations on été demandées, et si la hauteur d’assise a été conservée, de nouveaux tissus habillent les sièges (j’aime beaucoup ce dessin), le cuir du volant est de meilleure qualité, les commandes centrales de la planche de bord modifiées pour plus d’ergonomie et les plastiques améliorés. Cependant, on est loin de la qualité perçue de certains concurrents et les assemblages comme les ébavurages m’ont paru perfectibles. A vérifier sur les modèles commercialisés (nous avions pour cette présentation des pré-série), mais il s’agit du gros point noir de la voiture telle qu’elle était.

Une attention particulière a été apportée au dynamisme. Car si l’état des routes de ses marchés cibles justifie un amortissement souple, celui-ci conjugué à une hauteur de caisse confortable et à nos revêtements de meilleure qualité et moins défoncés donne une tenue de route pataude. Dans cet esprit et après une demande de la clientèle, une finition Titanium Sport au tempérament plus sportif (tiens donc) a été créée avec un châssis abaissé, des trains roulants revus et la possibilité de recevoir la version 140 ch du 1L Ecoboost. Pour la reconnaitre, rien de plus facile, les jantes (en 17 pouces), le toit et les coques de rétroviseurs se parent de noir. Nous verrons sur la route comment les sensations différent d’une version à l’autre.

L’ouverture du coffre ne se fait toujours pas par un hayon (plus pratique dans nos contrées surpeuplées), mais désormais la porte se fige dans la position où vous la laissez, afin de vous permettre de remplir le coffrer sans taper la voiture derrière par exemple. À part ces améliorations, nous retrouvons le véhicule que nous connaissons déjà, avec une bonne habitabilité et un coffre moyen. Voyons à présent si les améliorations dynamiques promises sont perceptibles.

  1. Présentation
    2. Sur la route
    3. Prix et photos