Le Nouvel Automobiliste
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Essai de la Peugeot 308 GTi : de la route au circuit, elle franchit le pas avec aisance (en photo et vidéo)

Il est des essais qu’on attend plus que d’autres. Non pas qu’on ait des préférences, mais on est humain. Et des envies, on en a. Alors quand l’invitation de Peugeot Sport est tombée pour découvrir la nouvelle 308 GTi, je n’ai pu contenir ma joie. Et encore, je ne me doutais pas que ça me plairait autant.

Alors oui, j’ai vendu la mèche. Vous savez déjà que je suis content de ces deux demi-journées d’essais, articulées autour d’un parcours montagneux pour la première partie, et de circuit pour la deuxième. Mais laissez-moi vous détailler l’étendue de ma satisfaction.

  1. Découverte statique.
    2. Sur la route de tous les jours…
    3. Sur circuit pour tous les jours ?
    4. Conclusion, photos et vidéos

La 308, je ne vous la présente plus, vous la connaissez et son succès (500.000 ventes pour cette génération) ne se dément pas. Châssis affûté, motorisations du même acabit (le récent 1.2l Puretech a été élu moteur de l’année dans sa catégorie), dessin moderne même si consensuel, les clefs de la réussite sont connues et appliquées à merveille.

Après, celle-ci a un petit truc en plus, et même plusieurs que des chiffres vont résumer : des immenses jantes de 19 pouces chaussées de Michelin Pilot Super Sport en 235/35 qui laissent entrevoir des immenses freins de 380 mm à l’avant (une Porsche 911 se contente de 330 mm, vous saisissez ?), et des voies élargies qui assoient le côté sportif de l’auto. Esthétiquement, on la reconnaît aussi à son becquet, à ses deux sorties d’échappement chromées qui encadrent un extracteur noir pour l’arrière et à sa calandre reprenant le dessin d’un drapeau à damier qui surplombe une grande bouche nécessaire au refroidissement de l’engin à l’avant.

Le parti-pris de la discrétion extérieure est un aveu même de Peugeot Sport (qui a chapeauté la conception de la voiture) préférant concentrer ses efforts sur la technique plutôt que sur l’apparat. Résultat, le 1.6 THP qui a commencé sa carrière avec une puissance de 156 ch se retrouve ici dans une définition améliorée et proche de celle du RCZ-R, culminant à 270 ch. Le travail est profond au niveau des alliages de métaux, du refroidissement du turbo (à l’arrêt, une pompe à eau électrique s’en occupe) et de la conception générale de ce bloc qui affole les chiffres. Associé au poids à vide de 1.205 kg, il se permet même d’afficher le record du rapport poids/puissance pour les compactes sportives avec 4,46kg/ch !

L’intérieur est de la même veine. On reconnaît la planche de bord qui n’est pas modifiée outre mesure, tout juste a-t-on droit à une surpiqûre rouge, couleur que l’on retrouve sur le repère en cuir pour signaler le point milieu du volant. Les sièges baquet sont plus explicites avec leur excellent maintien, mais là encore, on cherche plus l’efficacité que l’exubérance. J’apprécie par contre le pommeau de levier de vitesse, en aluminium véritable et pas en plastique imitation.

Première pour moi, conduire avec le fameux i-cockpit, ce petit volant surmonté des compteurs et présent aussi sur les 208 et 2008. J’ai entendu de tout à son propos, mais je vous avoue que ça m’a plu et convaincu, son intérêt sur une sportive dans les … je vous en parle après 😉

Pour en finir avec les aspects esthétiques, sachez que ce modèle inaugure un nouveau rouge baptisé Ultimate qui lui va à ravir dans sa couleur profonde et pétillante, ainsi qu’une nouvelle version de la « Coupe Franche » majoritairement rouge et à l’arrière tronqué en noir brillant (et non plus mat comme sur la 208 GTi by Peugeot Sport). J’aime bien cette dernière couleur exclusive, et je la trouve vraiment belle une fois en mouvement.

Installé aux places avant, on sent immédiatement le maintien et le confort des sièges revêtus de cuir, Alcantatra et tissu TEP. Signés Peugeot Sport, ils mettent dans l’ambiance immédiatement, mais pénalisent la place aux jambes à l’arrière, malgré tout suffisante pour caser mon mètre 80.

Surprise de nos modèles d’essai, les sièges massants. Cela peut choquer sur une sportive, mais ce n’est pas désagréable sur les trajets autoroutiers où vos lombaires apprécieront. Le coffre est quant à lui conforme aux autres 308, c’est-à dire logeable et facile d’accès.

Les repères sont pris, l’installation est faite, la clef USB insérée, prête à restituer une musique de bon aloi sur la sono Denon (qui vous gratifie d’un son puissant est bien défini, sauf peut-être dans les aigus, mais c’est vraiment pour dire que…), et, c’est parti !

  1. Découverte statique.
    2. Sur la route de tous les jours…
    3. Sur circuit pour tous les jours ?
    4. Conclusion, photos et vidéos