Le Nouvel Automobiliste
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Essai Audi TT Roadster 1.8 TFSI 180ch S-Line : où sont les chevaux ?

C’est la motorisation la plus accessible de la troisième génération de l’Audi TT Roadster que nous testons aujourd’hui. Célèbre coupé lancé en 1998 par la marque aux anneaux, le TT a sur son passage révolutionné son segment et a participé au rajeunissement de l’image d’Audi. Sa silhouette cabriolet, appelée Roadster, a laissé aussi de bons souvenirs, notamment à Thomas pour sa version V6.

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Avec cette troisième génération, Audi n’a pas changé une recette qui fonctionne, et le TT Roadster comporte toujours une capote en toile ainsi qu’un design sculpté par le vent, tout en proposant une version doté du 1.8l TFSI de 180 ch essence constituant l’entrée de gamme. Est-ce pour autant un must-have ? C’est ce que nous allons découvrir.

Sommaire :

1- Intérieur / Extérieur – Silhouette intemporelle, design à jour
2- Sur la route – Véhicule plaisir, moteur sans saveur
3- Il ne peut en rester qu’un ! Face à la concurrence

Silhouette intemporelle, design à jour

essai-audi-tt-tfsi-180-s-line-face-avant-3Ayant connu les précédentes générations du TT, la première approche de cette nouvelle version provoque de nouveau sur moi son petit effet : le design est spectaculaire, extrêmement affûté, multipliant les angles plutôt que les rondeurs, tout en gardant un soupçon du design précédent, à l’image du méplat sur les ailes pour la jonction avec le capot. Le nouveau TT ne laisse pas indifférent, mais il faudra voir avec du recul si son design résiste au temps et s’il conserve toute sa modernité.

Le travail effectué sur les feux est de toute beauté, renvoyant une image qualitative mais offrant également une véritable identité au modèle, que l’on reconnaîtra de loin avec cette signature spécifique aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, tandis que les clignotants s’allument avec un défilement comme sur une A8… ou une DS 3.

Dans son ensemble, la silhouette du TT roadster reste équilibrée et contenue. Le choix d’une capote souple, repliable en 10 secondes tant que l’on reste en-dessous des 50 km/h, ne dénature en rien la philosophie du TT tout en limitant la prise de poids (90 kilos de plus par rapport à une version normale).

La finition S-Line comporte un excellent volant sport en cuir perforé avec surpiqûres contrastées, un pommeau de levier de vitesses également en cuir perforé noir, un pédalier en acier inoxydable ainsi que des moulures de seuil de porte avec inscription S-Line. De quoi rehausser uniquement l’intérieur car, pour l’extérieur, il vous faudra passer par la case option en choisissant le pack éponyme à 1700 euros qui modifie la calandre ainsi que le pare-choc arrière.

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La finition S-Line nécessite le pack extérieur si l’on veut un look sportif

Une fois à bord, Audi surprend et révolutionne de nouveau l’intérieur de ses véhicules mais également, de manière générale, en y proposant une instrumentation 100% digitale, noyée dans une ambiance de cockpit du plus bel effet. Avec son IHM typée aviation et orientée vers le conducteur, en l’absence de l’incontournable écran central, tout est fait pour que le conducteur se sente dans un cocon sportif.

Malheureusement, cet émerveillement a un double effet kiss-kool. En effet, à trop vouloir tourner le poste de pilotage vers le conducteur, l’unique passager que vous pourrez transporter – c’est une stricte deux places – se retrouvera quelque peu esseulé, n’ayant plus le loisir de consulter ou d’explorer l’écran du GPS, celui-ci étant unique et derrière le volant. Fini l’écran qui rentre dans le tableau de bord à chaque fois. Finalement, le TT conforte quelque part l’image du véhicule plaisir – personnel – déjà amorcée avec la 1ère génération.

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L’intérieur toujours aussi soigné est orienté vers le conducteur

Reste que les sièges mixte Alcantara / cuir – agrémenté de magnifiques surpiqûres – tout comme la finition intérieure sont irréprochables et incitent pleinement à passer du temps à bord, d’autant que ceux-ci sont confortables et maintiennent parfaitement lorsque l’on hausse le rythme.

Qui dit version cabriolet basée sur un coupé dit nombre de passagers limité, l’espace arrière étant dédié au repli de la capote mais pour autant, le volume de coffre ne se trouve réduit que de 25 litres par rapport à la version coupé totalisant elle, 280 litres. Le TT Roadster permet tout de même d’envisager un week-end à deux avec quelques bagages qui seront aisément accessibles par la trappe donnant sur l’habitacle.

Dans l’ensemble séduisant au premier abord, qu’en est-il sur la route et au quotidien ?

1- Intérieur / Extérieur – Silhouette intemporelle, design à jour
2- Sur la route – Véhicule plaisir, moteur sans saveur
3- Il ne peut en rester qu’un ! Face à la concurrence