Le Nouvel Automobiliste

Epoqu’Auto 2019 : la rétrospective Delage

Le Salon lyonnais Epoqu’Auto rendait hommage à la marque de luxe Delage, fondée en 1905 rue Cormeilles à Levallois par Louis Delâge. Jusqu’en 1953, les productions de la marque se distinguèrent par leur prestige, leur raffinement, la qualité de leurs finitions et leurs performances en compétition. Et ce sont au total 23 Delage de toutes les époques qui étaient, pour la première fois à un tel nombre, réunies ensemble en un même salon dans l’histoire.

Une exposition de Delage exceptionnelle à Epoqu’Auto

Le « festival » Delage débutait dès l’entrée par le Dôme, où le couloir d’accès au Hall 4 présentait trois modèles, chacun bien différents dans l’esprit, propres à présenter les spécificités de Delage. Une « sportive » d’abord, toute de bleue vêtue, une Type FC-502 de 1908 monocylindre 6HP, produite à 2 unités (c’est la seule survivante). Elle était entourée d’une DM Torpédo carrossée par Labourdette de 1928, et par une sublime et unique berlinette D6-70 « Le Mans » carrossée par Figoni en 1936. Cette dernière est une réplique de l’originale, disparue, qui a couru et terminé 7e aux 24 Heures du Mans 1937. Une ambition justifiée par la maxime de Delage : « seule la compétition permet d’améliorer la technique ».

Plus loin dans Eurexpo, le plateau principal impressionnait par la quantité de voitures réunies. Presque trop pour un si petit espace, sous un éclairage qui aurait mérité d’être meilleur et une scénographie d’être plus aérée. En journée, il y avait foule ! Heureusement, nous avons pu prendre nos photos à des heures plus calmes, de quoi admirer les D8 de haut de gamme, dont un coach profilé Pourtout D8-120 de 1938 aux superbes lignes, mais aussi une plus turbulente DISS (pour Super Surbaissée) de 1926, ou encore une D8 Coupé Chauffeur de 1932 avec strapontins arrière rétractables.

Luxe, beauté, vélocité, tout était donc réuni pour nous rappeler que les voitures françaises brillaient à l’époque au firmament du chic automobile. Un temps révolu une fois la Seconde guerre passée. Au sortir du conflit, la marque survit grâce à Delahaye qui lui achète ses moteurs, mais l’année 1953 voit la disparition de Delage.

La rétrospective Delage d’Epoqu’Auto 2019 en images :

Crédit photos : Le Nouvel Automobiliste – François Mortier